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Yiphun Chiem, apsara du bitume, au Tarmac de la Villette Convertir en PDF Version imprimable Suggrer par mail
Par Laurent Le Gouanvic   
28-04-2008

Le quotidien français Le Monde la considère comme "la petite cousine hip-hop et cambodgienne de l'héroïne de jeu vidéo Lara Croft". Elle se voit plus simplement comme la représentante d'une "danse bâtarde", entre ballet traditionnel cambodgien, hip-hop, breakdance, capoeira et art martial.


Apsara - Yiphun Chiem - Cambodge - Villette
Copie d'écran du blog personnel de Yiphun Chiem, www.myspace.com/soulflava

A 31 ans, Yiphun Chiem, une jeune chorégraphe belge d'origine cambodgienne, suscite bien des éloges, avec son spectacle solo, dont le titre "Apsara" fait explicitement référence à ses racines khmères, présenté depuis le 22 avril et jusqu'au 10 mai au théâtre Le Tarmac de la Villette, dans le 19e arrondissement de Paris, en France.  

Celle que la journaliste du Monde, Rosita Boisseau, qualifie de "tragédienne, clown, héroïne de jeu vidéo (si géniale qu'on la regarderait bien en boucle !), imitatrice", a commencé la "breakdance", un art né dans les rues du Bronx qui mêle gestes acrobatiques et mouvements au sol, en 1997, en se frottant aux "boys" d'un milieu quasiment exclusivement masculin.

Au sein de différents groupes, puis avec des chorégraphes et musiciens belges de multiples origines, elle a progressivement "trouvé son style", jusqu'à donner naissance, avec sa troupe "Tribal Sarong", à ce surprenant spectacle "Apsara", qui lui a valu en 2005 le prix Beaumarchais de la SACD.

Regard "d'une jeune femme au sortir de la guerre, sur les tentations et les règles bizarres de la vie moderne", décrit-elle sur son blog personnel ; "quête identitaire à la scène comme dans la vie, […] sensible et espiègle [qui] évoque tour à tour la mythologie des démons et dragons ainsi que celle des jeux vidéo [et] décrit symboliquement le cheminement d'Yiphun Chiem vers sa féminité, tiraillée entre ses racines asiatiques et sa culture d'adoption, le hip-hop", selon le descriptif du Centre Wallonie Bruxelles ; "puzzle jamais vu qui déborde toutes les catégories", "exutoire" et "travail de deuil" d'une jeune femme qui "a fui le génocide khmer rouge au début des années 1980 avec sa famille et a atterri en Belgique à l'âge de 3 ans", d'après Le Monde, ce spectacle d'une "Apsara" d'un genre nouveau, qui affronte le bitume et fuit les estrades dorées des palais et des hôtels, n'en a visiblement pas fini de faire le tour de la Toile.

Pour plus de détails sur le lieu et les horaires de représentation du spectacle Apsara, voir l'Agenda de Ka-set  

 

ANALYSES

Tribunal khmer rouge : "Comment parler de léthargie ?"
Raoul Marc Jennar réagit à un article publié dans l'édition datée du 22 mars 2008 du quotidien français Libération consacré à la traduction en français du récit de Vann Nath, "Survivre à Tuol Sleng", ou plus précisément s'insurge contre un commentaire lâché par le journaliste : "Vu la léthargie du tribunal pour les Khmers rouges…".
 

VU SUR LA TOILE

Yiphun Chiem, apsara du bitume, au Tarmac de la Villette

Le quotidien français Le Monde la considère comme "la petite cousine hip-hop et cambodgienne de l'héroïne de jeu vidéo Lara Croft". Elle se voit plus simplement comme la représentante d'une "danse bâtarde", entre ballet traditionnel cambodgien, hip-hop, breakdance, capoeira et art martial.

 

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