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Pour une chronologie détaillée de l'histoire des Khmers rouges et des procès des anciens dirigeants khmers rouges, consultez la page "Procès des Khmers rouges"
A partir du 1er siècle Le Cambodge s'hindouise au contact de marchands venus d'Inde.
Du VIe au VIIIe siècle Le Chenla. Le pays compte de multiples royaumes rivaux, ce qui entrave toute tentative d'unification.
IXe-XIIIe siècle L'unité du royaume khmer est réalisée, un processus inauguré par Jayavarman II. Les rois qui lui succéderont porteront à son faîte la grandeur angkorienne, symbolisée par les nombreux temples qu'ils laisseront à la postérité.
XIVe-XVIIIe siècle Abandon d'Angkor et déclin du royaume khmer suite à de multiples guerres de succession au trône qui amènent les candidats au pouvoir à nouer des alliances tantôt avec le Siam, tantôt avec l'Annam voisins lesquels conditionnent leur soutien à des transferts de territoires.
1863 Le Protectorat français met fin à une double suzeraineté exercée par les Siamois et les Vietnamiens et au démembrement du pays. Du grand empire angkorien, il ne reste qu'un territoire d'environ 100 000 km2. Au cours des 90 années qui suivront, le protectorat français se transformera progressivement en colonisation effective dans le cadre de l'Indochine.
1907 Suite à une action militaire de la France, le Siam restitue trois provinces cambodgiennes (Battambang, Siem Reap et Sisophon, soit 30 000 km2).
1939 Jules Brévié, Gouverneur général de l'Indochine, définit les zones respectives d'administration des îles dans le golfe du Siam entre le Cambodge et la Cochinchine. La "ligne Brévié" sera considérée par la suite comme la délimitation des eaux territoriales entre le Cambodge et le Vietnam.
23 avril 1941 A la mort du roi Sisowath Monivong, Norodom Sihanouk, alors âgé de 18 ans, est choisi par le représentant du régime de Vichy pour monter sur le trône.
9 novembre 1953 A la suite d'une "croisade royale" lancée par Sihanouk pour obtenir l'indépendance, la France a négocié le transfert de tous les éléments de sa souveraineté, ce qui permet au Cambodge de proclamer son indépendance totale.
20 juillet 1954 Les Accords de Genève mettent fin à la colonisation française en Indochine.
3 mars 1955 Norodom Sihanouk cède le trône à son père Norodom Suramarit et crée son parti, le Sangkum Reastr Niyum, qui remporte en septembre la totalité des sièges à l'Assemblée nationale. Il est élu Premier ministre.
Avril 1960 A la mort de son père, Norodom Sihanouk refuse de lui succéder et prend le titre de chef de l'Etat.
1964 L'expression "Khmers rouges" est créée par Norodom Sihanouk pour désigner les communistes.
1965 Rupture des relations avec les Etats-Unis. Washington accuse le Cambodge d'abriter des sanctuaires vietcongs. Le feu vert est donné à l'armée américaine pour "exercer un droit de suite" en territoire cambodgien.
1er septembre 1966 Discours de Phnom Penh du Général de Gaulle qui appelle les Etats-Unis à se retirer du Vietnam.
18 mars 1970 Alors en voyage en URSS, Norodom Sihanouk est déposé par le général Lon Nol et le prince Sisowath Sirik Matak. Depuis Pékin, Sihanouk lance un appel à la résistance. Il crée un gouvernement en exil dans lequel il fait entrer des communistes. Un "Front uni national du Kampuchea" (Funk) regroupe sur le terrain tous les éléments hostiles à Lon Nol qui a demandé le soutien des Etats-Unis, de la Thaïlande et du Sud-Vietnam. Le champ de bataille vietnamien s'étend au Cambodge. La monarchie est abolie en octobre pour laisser place à la République khmère.
1973 Sur le terrain, les communistes sont devenus l'élément dominant du Funk qu'ils contrôlent totalement.
17 avril 1975 Les Khmers rouges prennent Phnom Penh et installent le régime du Kampuchea démocratique dirigé par Saloth Sar, alias Pol Pot.
31 décembre 1977 Rupture des relations diplomatiques entre le Kampuchea démocratique et le Vietnam après deux années d'incidents frontaliers de plus en plus importants.
2 décembre 1978 Dans une portion du territoire contrôlée par l'armée vietnamienne, près de Snoul, plusieurs centaines de Cambodgiens hostiles au régime de Pol Pot créent le Front uni national pour le salut du Kampuchea (Funsk).
7 janvier 1979 Suite à une intervention massive de l'armée vietnamienne après une année de guerre frontalière, le régime des Khmers rouges tombe après 3 ans, 8 mois et 20 jours. Il a fait au moins 1,7 million de morts. La République populaire du Kampuchea est proclamée par les dirigeants du Funsk. Le Cambodge passe sous la tutelle du Vietnam.
14 novembre 1979 A l'instigation des Etats-Unis, de la Chine, de l'Europe et des pays de l'Asean, l'Assemblée générale de l'Onu confirme la condamnation par le Conseil de sécurité de l’intervention vietnamienne. Deux décisions sont prises qui seront confirmées pendant dix ans : les Khmers rouges sont les seuls représentants légitimes du Cambodge à l'Onu et dans toutes les institutions du système des Nations unies ; un embargo interdit toute aide au développement vers le Cambodge. La même alliance va reconstituer l'armée des Khmers rouges pour combattre la présence vietnamienne.
30 avril 1989 Suite à une révision de la Constitution de la République populaire du Kampuchea, celle-ci se transforme en Etat du Cambodge.
26 septembre 1989 Départ des derniers contingents du corps expéditionnaire vietnamien.
23 octobre 1991 Les Accords de paix sont signés à Paris. Toute référence précise aux crimes des Khmers rouges est bannie des textes. La légitimité du Cambodge est incarnée par un Conseil national suprême où siègent les quatre factions signataires sous la présidence de Norodom Sihanouk.
Mars 1992 - novembre 1993 Mission de l'Autorité provisoire des Nations unies pour le Cambodge (Apronuc), sous la tutelle de laquelle les premières élections législatives sont organisées en mai 1993.
24 septembre 1993 Suite à l'adoption d'une nouvelle Constitution, Sihanouk devient roi du Cambodge. Un gouvernement à deux têtes voit le jour : Norodom Ranariddh-Hun Sen.
7 juillet 1994 Le gouvernement déclare "hors-la-loi" les Khmers rouges. Le gouvernement demande à l'ONU une assistance technique pour juger les dirigeants du Kampuchea démocratique.
Juillet 1997 Suite à un désaccord grandissant sur la place à accorder aux Khmers rouges, des combats opposent des forces armées fidèles à Hun Sen et d'autres acquises au prince Ranariddh. Ils s'achèvent par l'éviction du prince Ranariddh de son poste de Premier ministre.
15 avril 1998 Décès de Pol Pot.
26 juillet 1998 Le Parti du peuple cambodgien (PPC) de Hun Sen remporte 41,42% des voix aux législatives, suivi du Funcinpec (31,7%) du prince Ranariddh. Les deux partis forment un gouvernement de coalition présidé par Hun Sen. Cette formule est rendue nécessaire par la Constitution qui prévoit une investiture du gouvernement par la majorité des deux-tiers des députés.
Décembre 1998 La plupart des anciens combattants khmers rouges se rallient au gouvernement. Khieu Samphan et Nuon Chea sont accueillis avec les honneurs par Hun Sen, au nom de la réconciliation nationale.
30 avril 1999 Le Cambodge devient membre de l'Asean.
29 janvier 2003 A Phnom Penh, l'ambassade de Thaïlande et de nombreux intérêts thaïlandais sont la cible de violences, suscitées par les propos prêtés à une artiste du royaume voisin selon lesquels Angkor serait thaï.
6 juin 2003 Un accord est trouvé entre le gouvernement et les Nations unies en vue de mettre en place un tribunal pour juger les anciens responsables khmers rouges.
27 juillet 2003 Le PPC sort à nouveau vainqueur des élections législatives, mais c'est au terme d'un an de crise institutionnelle qu'un nouveau gouvernement de coalition PPC-Funcinpec voit le jour.
11 septembre 2003 Le Cambodge devient le 148e pays membre de l'Organisation mondiale du commerce (OMC).
22 janvier 2004 Chea Vichea, figure de proue du jeune mouvement syndicaliste et proche de Sam Rainsy, est assassiné en pleine rue à Phnom Penh.
29 octobre 2004 Le roi Norodom Sihamoni, fils de Norodom Sihanouk et son épouse Monineath, est intronisé, suite à l'abdication de son père le 7 octobre.
3 février 2005 L'immunité parlementaire de trois députés d'opposition est levée dont celle du président du PSR, Sam Rainsy, qui quitte aussitôt le pays.
10 octobre 2005 Le Premier ministre Hun Sen et son homologue vietnamien signent à Hanoï le controversé traité complémentaire au traité frontalier de 1985, un texte qui met fin à une longue dispute entre les deux voisins.
22 décembre 2005 Le leader d'opposition Sam Rainsy est condamné in absentia à 18 mois de prison dans le cadre de deux plaintes déposées contre lui par le Funcinpec et le Premier ministre Hun Sen.
5 février 2006 A la demande du Premier ministre, le roi Norodom Sihamoni gracie Sam Rainsy.
11 février 2006 Sam Rainsy rentre au Cambodge après une absence d'un an suite à la levée de son immunité parlementaire.
3 juillet 2006 Les magistrats cambodgiens et étrangers désignés pour siéger dans les Chambres extraordinaires au sein des tribunaux cambodgiens (CETC) prêtent serment au palais royal. Une intronisation qui marque le lancement de la procédure judiciaire destinée à juger les anciens dirigeants du régime du Kampuchea démocratique ainsi que ceux qui se sont rendus coupables des plus graves crimes commis entre 1975 et 1979.
21 juillet 2006 Ta Mok, l'ancien chef d'état-major de l'Armée nationale du Kampuchea démocratique surnommé le "boucher", décède à l'âge de 81 ans. Il avait été arrêté en mars 1999 et attendait en prison d'être traduit en justice.
31 juillet 2007 Duch, ancien responsable du centre de détention khmer rouge "S21" et maintenu en détention depuis avril 1999, est inculpé par les CETC pour crimes de guerre. Il est le premier des cinq suspects listés par les co-procureurs du tribunal à caractère international à être mis en accusation.
13 septembre 2007 Les députés adoptent une loi portant sur la création d'une bourse des valeurs, qui doit voir le jour d'ici 2009, grâce à une aide du gouvernement sud-coréen.
19 septembre 2007 C'est au tour de Nuon Chea, dit "Frère No2", considéré comme l'idéologue du régime de Pol Pot, d'être inculpé pour crimes contre l'humanité et crimes de guerre suite à son arrestation chez lui à Païlin.
12 novembre 2007 Ieng Sary, ancien ministre des Affaires étrangères de Pol Pot, et son épouse, Ieng Thirith, ancienne ministre des Affaires sociales, sont arrêtés à leur domicile phnompenhois et mis en examen par les Chambres extraordinaires au sein des tribunaux cambodgiens (CETC).
19 novembre 2007 Khieu Samphan, l'ancien chef d’Etat du Kampuchea démocratique, est le 5e ancien responsable khmer rouge à être arrêté et transféré aux CETC.
POUR EN SAVOIR PLUS
- David P. Chandler, A History of Cambodia, Boulder, Westview Press, 1992 - Raoul M. Jennar, Les clés du Cambodge, Maisonneuve & Larose, 1995
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