| Les riverains de Boeung Kak demandent l'intervention de Hun Sen |
| Par Zineb Dryef | |
| 17-09-2008 |
Dès 8 heures, mercredi 17 septembre, près de 150 riverains du lac Boeung Kak, dans la capitale cambodgienne, se sont rassemblés à quelques encablures de la résidence du Premier ministre Hun Sen, à Takmao, située à quelques kilomètres de Phnom Penh. Inquiétés par le démarrage des travaux de remblaiement du lac, les résidents, menacés d'expulsion, protestent contre les conditions de relogement proposées par la municipalité.
Pas moins de 4 250 familles sont concernées par cette vague d'expulsion, selon le Haut commissariat des Nations unies aux droits de l'Homme. La municipalité ne décompte, elle, que 600 familles à qui deux solutions sont proposées : un relogement en périphérie ou une indemnité de 8 500 dollars. "Une somme très en-deçà des prix actuels du marché. Quelques dizaines d'habitants ont accepté les 8 500 dollars et commencé à quitter les lieux. La mairie dira sans doute qu'ils sont des centaines", note Dan Nicholson, de l'organisation COHRE (Centre of housing rights and evictions).
Armés de banderoles appelant à l'arrêt de la destruction du lac et de portraits du Premier ministre, les habitants de Boeung Kak espèrent trouver une solution rapidement. Tous arboraient des T-shirt et autocollants "Sauvez le lac Boeung Kak".
C'est la troisième fois depuis le début du mois de septembre que les riverains de ce lac situé au nord de Phnom Penh manifestent. La municipalité n'ayant pas donné suite à leurs protestations, les riverains espèrent désormais que le Premier ministre prendra en compte leur revendication : l'arrêt total du remplissage du lac tant qu'un compromis ne sera pas trouvé.
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