| Sur le front de la lutte contre la corruption au Cambodge |
| Par Duong Sokha | |
| 16-05-2008 |
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 Phnom Penh, 16 mai 2008. Cortège de la société civile remettant une pétition de plus d'1 million de signatures en faveur d'une loi contre la corruption © John Vink / Magnum
Un cortège de la Ligue de la société civile de lutte contre la corruption a marché vendredi 16 mai sur l'Assemblée nationale cambodgienne pour remettre un rapport relatif à la campagne qu'elle a menée au Cambodge à la présidente de la commission de la protection des droits de l'Homme et de réception des plaintes.
Ce collectif d'une quarantaine d'ONG locales a en effet recueilli entre décembre et avril 1 098 063 empreintes digitales de citoyens prêts à dénoncer la pratique de la corruption. Il s'agissait de sensibiliser la population à ses méfaits et de pousser la chambre basse à adopter avant le scrutin législatif du 27 juillet un projet de loi anticorruption.
De nombreuses personnalités de la société civile étaient présentes dans cette importante délégation, parmi lesquelles le directeur de l'ONG de défense des droits de l'Homme Adhoc, Thun Saray.
"La première commission n'a pas tenu ses promesses ! Elle nous avait assuré que le gouvernement et le Parlement avaient commencé à étudier les expériences menées ailleurs en matière de lutte contre la corruption or il n'en est rien ! Sa présidente ne nous a pas non plus indiqué si elle allait encourager une adoption rapide de ce texte de loi. Nous demandons au prochain gouvernement de prendre en compte la voix de la population", a déclaré Thun Saray à la sortie de l'entretien avec la présidente de la commission, auquel a également participé l'élu du Parti Sam Rainsy Son Chhay.
"Je regrette, au nom des députés du PSR, que l'Assemblée ne précise pas sa position sur ce dossier alors qu'elle est une institution indépendante et n'a pas à attendre les instructions du Premier ministre", a critiqué Son Chhay, avant de rappeler que son parti avait déjà par le passé accouché d'une proposition de loi sur la lutte contre la corruption, qui n'avait pas été soutenue par le reste des élus. Par ailleurs, le Parti des droits de l'Homme de Kem Sokha a, dans une déclaration publiée le même jour, apporté son plein soutien à l'adoption au plus vite d'un tel texte de loi.
 Phnom Penh, 16 mai 2008. Kek Galabru, présidente de la Licadho, en tête du cortège de la société civile contre la corruption au Cambodge © John Vink / Magnum
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