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Le Département d'Etat américain a publié son rapport annuel sur la situation des droits de l'Homme passée en revue dans 196 pays. Dans un communiqué, daté du 26 février, l'ambassade des Etats-Unis au Cambodge rapporte que les auteurs de ce document continuent de considérer comme mauvaise la situation dans le royaume, citant entre autres raisons à cet état de fait : l'impunité dont bénéficient les forces de sécurité, les abus commis sur les détenus, les inquiétudes soulevées par les conflits fonciers et les expulsions forcées, la corruption endémique et un système judiciaire faible qui ne garantit pas le droit à un procès équitable.
Un point positif est tout de même relevé dans le chapitre consacré au Cambodge pour l'année 2008 : la promulgation par le gouvernement d'une loi sur la suppression du trafic d'êtres humains et de l'exploitation sexuelle. Le rapport n'oublie pas de mentionner le bon déroulement des élections législatives de juillet, "le processus ayant été généralement meilleur que lors des précédents scrutins". Et quand bien même des irrégularités ont été observées le jour du scrutin, "elles étaient en faible nombre et n'ont pas semblé influer sur les résultats ou déformer la volonté des citoyens". Malgré tout, est-il noté, "les observateurs ont noté que les élections n'avaient pas pleinement répondu aux standards internationaux".
Appelé à réagir à ce dernier rapport, le ministre de l'Information et porte-parole du gouvernement cambodgien, Khieu Kanharith, déclarait, vendredi 27 février, que les Etats-Unis n'étaient pas "maîtres des droits de l'Homme", et les mauvaises conditions de détention à son camp de Guantanamo, à Cuba, l'ont, selon lui, prouvé. Cela étant dit, il ne qualifie pas le rapport d'incorrect, "aucun pays ne pouvant se vanter de respecter à la perfection les droits de l'Homme sur son territoire".
A ses yeux, si les erreurs sont inévitables, elles sont souvent le fait d'individus et ne reflètent aucunement la volonté du gouvernement cambodgien qui est "d'encourager la démocratie et le respect des droits de l'Homme" au Cambodge. "Si on se compare aux autres pays membres de l'Asean [Association des Nations de l'Asie du Sud-Est], nous sommes parvenus à mettre fin à la guerre [civile en 1998] et sommes le dernier pays à avoir rejoint l'Asean [en 1999]. Nous pouvons être fiers de la situation des droits de l'Homme au Cambodge, bien meilleure que dans d'autres pays de l'Asean", estime le ministre de l'Information du Cambodge.
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Par SISOMBAT
Par kool
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