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Peu à peu, les Cambodgiens réfugiés à New York quittent la « Grosse Pomme » pour rejoindre des communautés plus importantes en Californie ou dans le Massachusetts. Arrivés dans le Bronx durant les années 1980, ils ont été confrontés à une violence quotidienne qu'ils voulaient justement fuir. Un journaliste du New York Times est allé à la rencontre des derniers habitants du « Little Cambodia » new-yorkais.
A la recherche de la paix, d'une nouvelle vie, d'un travail, d'écoles pour leurs enfants, plusieurs centaines de Cambodgiens ont débarqué à New York, Etats-Unis, au début des années 1980, fuyant leur pays dévasté par quatre années de domination khmère rouge et aux prises avec le voisin viêtnamien.
Du rêve américain au cauchemar Mais le rêve américain a rapidement tourné au cauchemar, comme le souligne un journaliste du New York Times, David Shaftel, dans un article consacré au « Little Cambodia » de la « Grosse pomme ». La plupart de ces réfugiés ont été logés dans l'un des quartiers les plus malfamés de la ville, le Bronx. Violence, criminalité, chômage, système éducatif défaillant voire inexistant : les Cambodgiens de New York ont quitté un enfer pour un autre. Contrairement aux communautés importantes installées en Californie, au Massachusetts ou dans le Minnesota, ces Khmers new-yorkais, peu nombreux, ne sont pas parvenus à mettre en place des systèmes d'entraide, coupés de leurs racines et confrontés à des difficultés quotidiennes.
Un « Little Cambodia » sans Cambodgiens Petit à petit, le « Little Cambodia » s'est vidé de ses Cambodgiens, explique David Shaftel, qui est allé à la rencontre d'habitants de la principale rue de ce Cambodge new-yorkais, Fordham Road. Entre 1999 et 2000, la population cambodgienne de la ville a chuté de plus de 30 %. Beaucoup ont rejoint les communautés de Los Angeles, Long Beach, Stockton (Californie) ou Minneapolis (Minnesota) qui rassemblent plusieurs dizaines de milliers de Khméro-Américains.
Aujourd'hui, bien que le Bronx ne soit plus le coupe-gorge d'antan, le « Petit Cambodge » de New York ne compterait plus qu'un petit millier de Cambodgiens déclarés. Ceux qui n'ont pas les moyens de partir ou n'ont pas eu la chance de retrouver des proches ailleurs.
Sur le Net : - "Little Cambodia, Growing Still Littler", article en anglais de David Shaftel, publié dans le New York Times daté du 20 janvier 2008 - “Profile of Cambodian-Americans”, article en anglais sur les résultats d'une étude démographique concernant les Américains d’origine cambodgienne, publié sur le site de l'Asian American Press |