| Par Stéphanie Gée et Im Lim | | | 28-07-2008 | | Aux précédentes législatives de 2003, le mot "neutralité" était sur toutes les lèvres des bonzes. Bien que le droit de vote leur soit reconnu dans la Constitution cambodgienne, le vénérable Tep Vong, à la tête de l'ordre Mohannikay, largement dominant dans le pays, leur avait interdit d'accomplir leur devoir de citoyen, au risque de perdre le froc. Une menace, nouvelle, qui avait été prise au sérieux. Le Premier ministre Hun Sen n'avait alors publiquement pas vraiment pris parti, laissant le choix aux religieux de se rendre aux urnes ou "d'obéir aux principes de Bouddha" et de s'abstenir... Quelques îlots de résistance avaient cependant bravé l'interdiction de la hiérarchie. Cette année, bien au contraire, ils ont été appelés à aller voter et ne se sont pas fait prier. | | Lire la suite... | |
| | Par La rédaction de Ka-set | | | 28-07-2008 |  Takhmau (Kandal), le 27 juillet 2008. Dimanche matin, Hun Sen souriait aux photographes, assuré de la victoire de son parti, le PPC © John Vink / Magnum
Les premiers résultats provisoires, partiels et province par province, qui commençaient à tomber dimanche 27 juillet dans la soirée donnaient sans surprise la victoire au Parti du peuple cambodgien (PPC) du Premier ministre Hun Sen. Et celle-ci s'annonce absolument écrasante. Le Parti Sam Rainsy (PSR) se maintiendrait, loin derrière, comme principal parti d'opposition. Autres formations qui obtiendraient des représentants à l'Assemblée nationale, le Parti des droits de l'Homme, le Parti Norodom Ranariddh et le Funcinpec, qui se partagent des miettes. En attendant les scores définitifs enregistrés par chaque formation en lice, électeurs, organisations et partis politiques ont commencé à dénoncer de nombreuses irrégularités venues entacher le déroulement du scrutin. Au coeur des récriminations, l'impossibilité pour nombre de Cambodgiens de voter. Personnel électoral trop pointilleux, ou encore manoeuvres du parti au pouvoir, comme le dénonce notamment le PSR ? Retour sur cette journée électorale. | | Lire la suite... | |
| | Par Chheang Bopha | | | 27-07-2008 |  Takmau (Kandal), 27 juillet 2008. Démarches compliquées, enjeux flous, déplacements coûteux ou noms purement et simplement rayés des listes : les jeunes citoyens n'ont pas vraiment eu le "vote facile" © John Vink / Magnum
Avant même l'ouverture du bureau de vote, programmée à 7 heures, ce dimanche 27 juillet, ils sont déjà là à faire le pied de grue pour être parmi les premiers à avoir l'honneur de déposer leur bulletin dans l'urne : les électeurs inscrits dans le bureau de l'école de Trapeng Kong, à Kompong Speu, à 30 kilomètres de Phnom Penh, sont comme beaucoup de leurs concitoyens des lève-tôt en ce jour d'élections législatives. Parmi eux, de nombreux jeunes ont fait le déplacement, à moto ou à vélo, pour remplir leur devoir de citoyen au petit matin. Un acte que la plupart justifie par des propos convenus : voter, c'est apporter sa pierre "au développement du pays", "à la construction de nouvelles infrastructures" et "à la paix", mais beaucoup plus rarement au "changement". Petit tour d'horizon auprès de ces jeunes Cambodgiens qui ont voté... ou qui auraient voulu le faire. | | Lire la suite... | |
| | Par Ka-set | | | 27-07-2008 |  Phnom Penh, le 27 juillet 2008. Le dépouillement des urnes se poursuit © John Vink / Magnum
Le 4e scrutin législatif au Cambodge s'est déroulé dans le calme, à l'image de la campagne électorale. Nombreux sont ceux qui ont le sentiment d'un "léger mieux". Derrière cette apparente sérénité, nombre d'électeurs se sont plaints tout au long de la journée de dimanche 27 juillet d'avoir été refoulés des bureaux de vote. Le plus souvent parce qu'ils n'ont pas trouvé leurs noms sur les listes électorales, ou alors parce qu'ils ne se seraient pas présentés aux urnes avec les documents nécessaires. En attendant résultats et analyses, premières images du scrutin. | | Lire la suite... | |
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