| L'avenir des derniers habitants de Dey Krohom dans le flou |
| Par Ros Dina | ||
| 16-01-2009 | ||
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La réunion prévue vendredi 16 janvier entre les dernières familles de Dey Krohom, la compagnie concessionnaire 7NG et la municipalité de Phnom Penh n'aura pas eu lieu. Cette dernière l'a annulée sans explication. Une centaine d'habitants, rapporte leur représentant Chan Vichet, s'est néanmoins rendue à la mairie dans l'après-midi pour déposer une demande de nouvelles négociations et un nouveau sursis de leur expulsion, imminente. "Les habitants souhaitent renégocier le montant des compensations offertes par 7NG et que leurs maisons ne soient pas démontées maintenant. Son Excellence Mann Chhoeun [vice-gouverneur de la municipalité, en charge du dossier de Dey Krohom] a bien reçu notre lettre mais n'a rien dit. Il a simplement répondu que la compagnie ne proposait que 20 000 dollars d'indemnités", raconte Chan Vichet. Quant au sursis de trois jours à leur expulsion, annoncée jeudi 15 janvier, l'information n'aurait pas émané de la municipalité, qui n'a jamais octroyé un tel sursis, mais du présentateur-vedette de la chaîne CTN, Soy Sopheap, aurait expliqué Mann Chhoeun à Chan Vichet. Les habitants avaient cru à cette information entendue sur CTN de la bouche de Soy Sopheap. "Si on confirme que la municipalité n'a jamais parlé de nous octroyer de sursis alors nous porterons plainte contre le journaliste de CTN pour diffusion de fausse information !", prévient Chan Vichet. Interrogé par téléphone sur cette question, Soy Sopheap a expliqué être intervenu, avec le président du Parti des droits de l'Homme Kem Sokha, auprès des autorités - le cabinet de la municipalité et le gouverneur de l'arrondissement de Chamkarmon - pour que la date d'expulsion des habitants de Dey Krohom soit reportée de quelques jours, laquelle était prévue jeudi 15 janvier. "J'ai essayé d'aider ces familles pour que les autorités n'usent pas la force contre elles et maintenant elles me reprochent des fautes, c'est injuste !" Mann Chhoeun affirmait vendredi qu'une voie du milieu n'avait pas encore été trouvée pour régler au mieux ce dossier. "La compagnie est prête à donner au maximum 20 000 dollars à titre de dédommagements aux familles de Dey Krohom [qui refusent toujours de quitter les lieux], et ces dernières réclament plus. Ce n'est pas à moi de décider...", s'est contenté de commenter le vice-gouverneur, qui n'a pas voulu répondre à la question de savoir si la municipalité avait annoncé un sursis comme l'a rapporté CTN. | ||