Une monarchie constitutionnelle Une monarchie élective Le gouvernement Le parlement bicaméral Les élections Les partis politiques
Dernière mise à jour : 13 mars 2008 Merci de nous aider à compléter et actualiser ces informations :
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La devise du Cambodge : "Nation, Religion, Roi", sur le mur d'une école de Svay Rieng © John Vink / Magnum UNE MONARCHIE CONSTITUTIONNELLE
Le texte intégral de la Constitution du Royaume du Cambodge est disponible en ligne en langues khmère, française et anglaise.
La Constitution du Royaume du Cambodge, qui établit une monarchie constitutionnelle, a été promulguée le 24 septembre 1993.
Le roi a le rang de chef de l'Etat, une fonction plutôt symbolique qui obéit au principe : « le roi règne mais ne gouverne pas ». Article 9 : «Le Roi joue le rôle d'arbitre suprême pour garantir le fonctionnement régulier des pouvoirs publics »
Le pouvoir exécutif est en fait assuré par le gouvernement dont le chef, issu du parti majoritaire à l'Assemblée nationale, est nommé par le roi sur recommandation du président et vice-président de l'Assemblée.
Le roi symbolise l'unité nationale et est investi de certaines fonctions symboliques comme la nomination du Conseil des ministres et la signature de décrets. Il est également le Commandant suprême des forces armées royales khmères, dispose du droit de grâce, signe les traités et conventions internationaux, les ratifiant après adoption par le Parlement, et promulgue les lois.
UNE MONARCHIE ELECTIVE
La couronne ne se transmet pas par hérédité. Il appartient à un Conseil du Trône de désigner le nouveau roi au sein de la famille royale à la suite du décès, de l'abdication ou du départ en retraite du monarque alors en place.
Le 24 septembre 1993, après avoir promulgué la Constitution du Royaume du Cambodge, Norodom Sihanouk redevient roi du pays.
Intronisation du Roi du Cambodge Norodom Sihamoni, le 29 octobre 2004 © John Vink / Magnum Le 7 octobre 2004, il fait savoir par l'entremise de son fils Norodom Ranariddh qu'il quitte le trône. Le lendemain, les députés se réunissent pour adopter une loi sur le fonctionnement du Conseil du Trône, comme prévu dans la Constitution, afin qu'il puisse être mis sur pied. Le 14 octobre, les membres de ce Conseil (le président du Sénat, le président de l'Assemblée nationale, le Premier ministre, les chefs des deux ordres bouddhiques Mohannikay et Dhammayuth, et les 1er et et 2e vice-présidents de la chambre haute et de la chambre basse) élisent à l’unanimité Norodom Sihamoni, fils de Norodom Sihanouk et de son épouse la reine Monineath. Quinze jours plus tard intervient la cérémonie d'intronisation.
LE GOUVERNEMENT
Un vote de confiance à l'Assemblée nationale doit valider la nomination du Premier ministre avant qu'il ne nomme les membres de son gouvernement. Ne peut entrer au gouvernement qu'un membre de la chambre basse ou un membre d'un parti représenté au sein de celle-ci.
Siège de Hun Sen lors de l'inauguration de l'Assemblée nationale le 7 juillet 2007© John Vink / Magnum Composition du gouvernement royal du Cambodge :
Chef du gouvernement : Hun Sen (biographie officielle disponible en anglais sur le site du gouvernement royal)
Vice-Premier Ministres : Sar Kheng, Sok An, Leu Lay Sreng, Tea Banh, Hor Namhong, Nhek Bunchhay, Keo Puth Rasmey, Bin Chhin
Ministres : Affaires étrangères et coopération internationale : Hor Namhong (vice-Premier ministre) Affaires féminines : Ing Kantha Phavi Affaires parlementaires et inspection : Men Sam On Affaires sociales, anciens combattants et réinsertion de la jeunesse : Ith Samheng Agriculture, forêt et pêche : Chan Sarun Aménagement du territoire, urbanisme et construction : Im Chhun Lim Commerce : Cham Prasidh Culture et beaux-arts : Sisovath Panara Sereyvuth Défense nationale : Tea Banh (vice-Premier ministre) Développement rural : Leu Lay Sreng (vice-Premier ministre) Economie et finances : Keat Chhon Education, jeunesse et sport : Kol Pheng Environnement : Mok Mareth Information : Khieu Kanharith Intérieur : Sar Kheng (vice-Premier ministre) Industrie, mines et énergie : Suy Sem Justice : Ang Vong Vathana Plan : Chhay Than Postes et télécommunications : So Khun Religions et cultes : Khun Haing Ressources en eau et météorologie : Lim Kean Hor Santé : Nuth Sokhom Tourisme : Thong Khon Travail et formation professionnelle : Vong Sot Travaux publics et transports : Sun Chanthol
Selon l'article 102 de la Constitution, tous les membres du Gouvernement royal sont collectivement responsables devant l'Assemblée nationale, et individuellement responsables devant le Premier ministre.
LE PARLEMENT BICAMERAL
Assemblée nationale  Les nouveaux locaux de l'Assemblée nationale ont été inaugurés le 7 juillet 2007 © John Vink / Magnum L'Assemblée nationale est composée de 123 députés élus pour 5 ans au suffrage universel, libre, égal, direct et au scrutin secret. Elle se réunit au cours de deux sessions dans l'année, d'une durée de trois mois minimum chacune.
Sénat
 Le batiment du Sénat a été conçu par l'architecte khmer Vann Molyvann © John Vink / Magnum Le Sénat est composé de 61 membres élus pour 6 ans. Deux sénateurs sont nommés par le roi, deux sont élus par l'Assemblée nationale et les 57 autres sont depuis 2006 choisis par un collège électoral constitué des députés et des conseillers communaux selon un mode de scrutin indirect et proportionnel par liste. Le sénat a été créé dans le cadre d’un accord fin 1998 entre le PPC et le Funcinpec en vue de mettre un terme à la crise politique née des élections législatives. Ses membres n'avaient alors pas été élus, mais désignés par les partis ayant obtenu des représentants à l'Assemblée nationale au terme des législatives de 1998 : le PPC, le Funcinpec et le PSR.
Les textes examinés par les membres du Parlement émanent pour la majorité du gouvernement.
Le Conseil constitutionnel est chargé de garantir le respect de la Constitution et d'interpréter la Constitution et les lois votées par l'Assemblée Nationale et réexaminées en définitive par le Sénat.
Dans l'actuelle Assemblée, le PPC détient 73 sièges, le Funcinpec 26 et le PSR 24.
Dans l'actuel Sénat, le PPC détient 45 sièges, le Funcinpec 10 et le PSR 2.
LES ELECTIONS
Est électeur tout Cambodgien âgé d'au moins 18 ans et doté d'une carte d'identité.
Est éligible tout Cambodgien d'au moins 25 ans doté d'une carte d'identité.
Depuis la création de l'Etat du Cambodge en 1993, qui garantit le multipartisme, le pays a connu trois scrutins législatifs (1993, 1998, 2003), deux élections communales (2002 et 2007) et une élection sénatoriale (2006). Un Comité national électoral (CNE), organisation chargée de l'organisation et de la supervision des élections législatives, sénatoriales et communales a été mis en place.
Des organisations indépendantes d'observation électorale ont été créées afin d'aider à améliorer la transparence des élections, Comfrel et Nicfec.
 Décompte des votes à l'école Wat Phnom, lors des Législatives, le 28 juillet 2003 © John Vink / Magnum
LES PARTIS POLITIQUES
Une quarantaine de formations politiques sont enregistrées auprès du ministère de l'Intérieur, mais, selon Sak Setha, directeur général du département général de l'administration à l'Intérieur, les principaux partis sont les suivants :
Parti du peuple cambodgien (PPC) : présidé par Chea Sim (président du Sénat), parti au pouvoir depuis 1979 Funcinpec : Front uni national pour un Cambodge indépendant, neutre, pacifique et coopératif, présidé par Kéo Puth Rasmey (vice-Premier ministre), participe à la coalition gouvernementale
Parti Norodom Ranariddh (PNR) : présidé par le prince Norodom Ranariddh, opposition
Parti Sam Rainsy (PSR) : présidé par Sam Rainsy, opposition
Parti des droits de l’Homme (HRP) : présidé par Kem Sokha, opposition
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