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Sur les marchés, dans les cafés, dans les cours de récréation ou dans la rue, les citoyens cambodgiens parlent politique, sans tabou et avec une verve que bien des politiciens leur envieraient. Les journalistes de Ka-set vous rapporteront jusqu'au 27 juillet, avec un ton libre et satirique, quelques uns de ces échos de campagne, cueillis sur le vif, "pi nih, pi nouh" ("ici et là"). Pour réagir à ces "Echos" ou nous faire part des vôtres, merci d'adresser un mail à la rédaction de Ka-set : \n
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Sur un air de campagne (contine) Fredonnée dans les cours d'écoles et de lycées de la capitale. Une contine très populaire et non moins acerbe circule actuellement parmi les écoliers et lycéens. Pour le moment, seuls trois partis font l'objet des railleries de ces petits impertinents, mais leur imagination fertile égratignera probablement les autres formations, quand les chansonniers en culotte courte auront trouvé la juste rime. En voici le premier couplet : "Voter pour le numéro quatre [boune, numéro correspondant au PPC], laissez entrer les Youns [appellation péjorative qui désigne les Vietnamiens], Voter pour le Funcinpec, il travaille moins [tweuka tec] et mange beaucoup [si tchroeun], Votez pour Sam Rainsy, éteignez l'électricité [akisani], allumez les bougies [pleung tean, symbole présent sur le logo du PSR]"...
Quand la vérité sort de la bouche des enfants Attrapé dans une rue de Phnom Penh. Un large convoi de supporters du parti au pouvoir déambule dans le quartier de Toeuk Tla, à Phnom Penh, en scandant à tout-va des "Vive le PPC !". Parmi les habitants qui reprennent en coeur ce leitmotiv, une fillette qui se laisse prendre au jeu. Contre toute attente, elle s'écrie tout à coup, pleine de malice : "Et votez pour le PSR !", avant de se faire rabrouer par sa mère, des plus embarrassées... |