| Les soldats thaïs entrés sur le sol cambodgien lundi se sont retirés avant la fin de l'ultimatum |
| Par Ros Dina | |
| 14-10-2008 |
Les troupes thaïlandaises qui ont illégalement pénétré, lundi 13 octobre, le territoire cambodgien, à quelques encablures du temple de Preah Vihear, s'en sont finalement retirées le lendemain avant 11 heures du matin, a annoncé un communiqué du ministère cambodgien des Affaires étrangères.
Depuis 8 heures du matin, le général Srei Dek, commandant en charge du bataillon n°12, a mené des pourparlers sur le terrain avec son homologue thaïlandais.
Lors du forum économique asiatique, qui se tenait à Phnom Penh mardi 14 octobre, le Premier ministre Hun Sen, qui la veille avait lancé un ultimatum à la Thaïlande la sommant de rappeler ses soldats, sans quoi la guerre serait déclarée, s'est autorisé un commentaire sur cette affaire. "Ces hommes ont envahi la zone de Veal Intry [Prorleam Intry], stratégique, puisqu'elle mène à la voie d'accès au temple de Preah Vihear. Si on perd cette zone, on perd le temple! On ne peut donc accepter aucune occupation de cette zone. Ce qui s'est passé n'est pas normal!", a de nouveau tempêté le chef du gouvernement.
"Dans le même temps que la Thaïlande envoyait son ministre des Affaires étrangères en visite au Cambodge, elle envoyait des troupes sur notre territoire", n'a pas manqué de relever Hun Sen. Il a également décoché quelques flèches au "porte-parole de Bangkok", qui aurait déclaré ne pas comprendre pourquoi la Thaïlande devrait ses troupes d'une zone lui appartenant. "J'ai donc ordonné à tous les responsables militaires sur le front de garder l'oeil ouvert!"
"On peut nous marcher sur les pieds, mais pas sur la tête! C'est inacceptable! S'ils voient les Khmers comme de faibles fourmis, c'est encore un autre problème", a poursuivi le Premier ministre, tout en rappelant qu'il n'était pas convenable d'agir ainsi entre pays membres de l'Asean. Les troupes thaïes sont parties à 11 heures du matin, et l'ultimatum était à midi, a relevé Hun Sen qui, la veille, n'avait pas voulu donner d'heure à son ultimatum.
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