| Les ministres des Affaires étrangères et leaders d'Asie du Sud-Est se rencontraient vendredi 24 octobre dans le cadre d'un sommet Asie-Europe organisé en Chine à Pékin, consacré essentiellement à la crise économique mondiale. L'occasion pour les Premier ministres du Cambodge et de la Thaïlande de se rencontrer et de réaffirmer en chœur leur volonté de négocier pacifiquement leur contentieux frontalier. Après l'accrochage meurtrier de mercredi 15 octobre, les deux parties ont multiplié les appels au calme et assuré que ce type d'incident devait à l'avenir être évité.
En écho à ces déclarations de bonne volonté des chefs de gouvernement des deux royaumes voisins, les responsables militaires des deux camps - réunis, eux, à Siem Reap - ont également affiché un front uni devant les caméras de télévision. Dans une conférence de presse commune, donnée vendredi au terme de deux heures de pourparlers, le général Chea Morn, en charge de la région cambodgienne 4, et son homologue thaïlandais, responsable de la région thaïlandaise 2, ont assuré partager la même position. Cette réunion, la onzième du genre entre ces responsables militaires depuis le début de la crise démarrée le 15 juillet, a été fructueuse, selon leurs dires. "Les deux parties se sont accordées à promouvoir une coopération équitable, à respecter la souveraineté et l'intégrité territoriale de chaque pays, à entretenir une bonne communication entre elles, à protéger l'environnement de la zone frontalière [disputée], à prendre des mesures pour prévenir tout crime en vue de ne pas saper le développement économique de la région et de garantir à la population locale une vie tranquille", a expliqué le général Chea Morn, ajoutant que lui et son homologue thaïlandais avaient convenu de résoudre en priorité les conflits relatifs aux temples de Ta Moan et de Ta Krabey pour un retour de la situation à la normale. Les deux parties se sont également engagées à réduire tous les points de tension à leur frontière commune. Quant à la zone de Preah Vihear, dont l'inscription du temple séculaire à la liste du patrimoine mondial de l'Unesco début juillet a marqué le début du conflit frontalier, le général Chea Morn n'a pas caché que chaque camp devait s'armer de patience et prévenir tout affrontement armé. Le porte-parole du Conseil des ministres cambodgien en charge du dossier de Preah Vihear, contacté vendredi 24 octobre, rapporte que le Cambodge a porté plainte, il y a deux semaines, auprès de l'Unesco pour dégradations commises sur le temple de Preah Vihear par les Thaïlandais. L'Unesco, précise-t-il, a annoncé dresser prochainement sur le site un drapeau signalant son classement au patrimoine mondial, ce afin de mieux le protéger.
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Par Achey
Par Ben du Cambodge
Par Fournier