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Le Forum international des droits du travail (ILRF), une organisation non gouvernementale internationale qui milite en faveur de l'amélioration des conditions de travail dans le monde, a publié, à l'occasion de la Journée internationale des droits de l'Homme, mercredi 10 décembre, une liste des cinq entreprises multinationales qu'elle estime être "les pires" vis-à-vis des syndicats.
Ce document intitulé "Travailler pour des radins : les cinq pires compagnies contre la liberté d'association" cite Nestlé, Dole, Del Monte, Russell / Fruit of the Loom et le groupe américain de grande distribution Wal-mart, ce dernier comptant parmi les plus gros clients de l'industrie de la confection textile cambodgienne.
"Des Etats-Unis et du Canada jusqu'aux Philippines et au Cambodge, les violations perpétrées par Wal-mart à l'encontre des organisations syndicales s'étendent sur tout le globe", dénonce l'ILRF dans son communiqué, invitant les citoyens du monde entier à écrire aux compagnies inscrites sur cette liste noire pour leur demander de respecter les droits des travailleurs et des syndicats.
Le 10 décembre également, la Confédération syndicale internationale (CSI) a publié un communiqué dans lequel elle manifeste son inquiétude face à la dégradation des conditions de travail de par le monde. "Tout doit être mis en œuvre pour renverser la tendance qui vise à diminuer l'importance des droits fondamentaux, y déclare notamment Guy Ryder, secrétaire général de la CSI. Il est essentiel que la crise mondiale financière ne serve pas de prétexte à prolonger cette tendance néfaste."
Dans son rapport 2008, la CSI affirme, entre autres, qu'au Cambodge, au cours de cette année 2008, "tous les mois, des travailleurs/euses de la confection participant à des protestations ont été victimes d’agressions et de gaz lacrymogènes utilisés par la police", tandis que "des directeurs d’usines ont détenu des travailleurs/euses menant des protestations syndicales [...], en recourant à des actes d’intimidation directe en vue de mettre fin à leurs revendications". Des pratiques constatées dans de nombreux autres pays, souligne la CSI, qui dénonce aussi le fait que le gouvernement cambodgien a, selon elle, "refusé de négocier avec les syndicats des enseignants ou [que] des fonctionnaires et leurs dirigeants ont été victimes de harcèlement et se sont vu refuser des promotions".
Actuellement, selon les chiffres communiqués par l'organisation patronale de la confection textile (GMAC), plus de mille syndicats coexistent dans les quelque 540 usines de confection textile au Cambodge. Le secrétaire général de la Chambre de commerce du Cambodge estimait récemment que près de 95 mouvements de grèves avaient été déclenchés de façon illégale dans le royaume, durant les dix premiers mois de l'année, un chiffre non reconnu par les principales organisations syndicales.
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Par SISOMBAT
Par kool
Par SAY