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Le chef du gouvernement Hun Sen a annoncé, mercredi 4 mars, son souhait que l'Assemblée nationale adopte un amendement pour retirer de la Constitution de 1993 du royaume du Cambodge l'article portant sur la création d'un congrès national. Depuis la province de Takéo où il inaugurait diverses infrastructures, il a fait valoir que son parti comptait assez de voix à la chambre basse pour que son vœu soit exaucé.
"Pour que ce congrès se tienne, il est besoin d'une loi, qui n'a jamais été faite [...] et je pense que nous ne pouvons pas la rédiger", a commenté Hun Sen, s'interrogeant sur l'utilité de créer un "quatrième pouvoir" qui n'aboutirait qu'à bouleverser tout le système déjà en place. Cette disposition, a-t-il poursuivi, est un héritage du régime du Sangkum Reastr Niyum dirigé par Norodom Sihanouk. A l'époque, a-t-il développé, il n'existait que le Mouvement politique du Sangkum, au pouvoir, quand, aujourd'hui, le ministère de l'Intérieur compte 57 partis enregistrés sur ses listes. "Dans un tel contexte, la question qui se pose est qui participera au congrès ? C'est difficile..."
"Selon la Constitution, a-t-il détaillé, c'est le Premier ministre qui convoque le congrès, qui se tient en présence du roi. Cela étant, le Premier ministre n'a pas intérêt à inviter l'opposition mais plutôt ses supporters ! Et s'il n'y a que des supporters, alors cela ne sert à rien d'avoir un congrès national !" Ce congrès ne pourrait, selon lui, que rassembler autour de 50 000 personnes, soit bien moins que les 8 millions d'électeurs ayant élu les députés. "L'Assemblée nationale représente la population de tout le pays ! Donc il faut que ce soit l'Assemblée nationale qui prenne les décisions et le gouvernement, qui est son enfant, et non pas les 50 000 membres de ce congrès national !", a conclu Hun Sen.
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Par SISOMBAT
Par kool
Par SAY