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Une quarantaine de membres du Front national khmer (FNK), un petit parti politique qui s'est fondu dans le Parti Norodom Ranariddh (PNR) au lendemain des élections législatives, ont manifesté dans la matinée du vendredi 30 janvier devant le siège du PNR. Ils ont brûlé des pneus, des tee-shirts au logo du PNR, graffité le portrait du prince Ranariddh, fondateur du parti qui s'est depuis retiré de la vie politique (début octobre 2008), toujours accroché à l'entrée du bâtiment.
Dans leur ligne de mire, l'ancien président du PNR, accusé dans leurs slogans de "ne pas [être] un véritable homme politique" et d'être "faible". En effet, la veille, le parti a annoncé sur son site internet le renvoi de Mme Meas Sokun de ses fonctions de membre du conseil d'administration et du comité directeur du PNR, et de son poste de chef du groupe de travail dans la province de Banteay Meanchey, sur une décision du parti datée du 29 janvier.
Le PNR explique dans son communiqué que cette ancienne membre du FNK ralliée au PNR a méprisé le prince et tenu des propos injurieux à son égard alors que celui-ci, outre être l'ancien dirigeant de la formation, est aujourd'hui chef du groupe du Conseil suprême du roi du Cambodge. "Le PNR tient à préciser que même si Samdech Krompreah s'est retiré du parti, cette formation royaliste conserve son nom et son portrait. Ses responsables et membres doivent donc faire preuve de respect envers le prince."
L'intéressée, Mme Meas Sokun, a donné une brève conférence de presse devant le siège du PNR, au milieu de ses partisans, pour la majorité des étudiants : "Mon renvoi est contraire aux statuts du parti. Je n'en ai même pas été informée par le parti mais par ses membres présents au Japon ! Normalement, selon les statuts du parti, tout limogeage d'un membre ne peut être décidé qu'après la tenue d'une réunion au sein du comité directeur ou du conseil d'administration, qu'après que les fautes supposément commises par un membre en ont été discutées avec lui et si seulement aucun accord n'a pu être trouvé", argumente la militante. Et en ce qui le concerne, elle n'a pas péché et rien dit qui puisse porter atteinte à l'image du PNR, se défend-elle. "Ce que j'ai dit relève d'une histoire personnelle entre moi et le prince Ranariddh qui a décidé de quitter ses fonctions de président. Il ne faut pas tout mélanger ! On me renvoie mais je ne quitterai pas ce parti dont je suis l'une des fondatrices !", a tonné Mme Meas Sokun, qui soulignait n'avoir aucune intention de rejoindre un autre parti.
Suth Dina, le porte-parole du Parti Norodom Ranariddh, interrogé à la suite de cette manifestation, confiait "ne pas être au courant de ce renvoi". Se rangeant aux arguments de l'évincée, il supputait que le prince avait peut-être fait pression sur le parti pour exclure du parti Mme Meas Sokun. Pour lui aussi, il ne s'agirait pourtant là que d'une querelle privée n'intéressant que cette femme et Norodom Ranariddh...
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Par hachem
Par Achey
Par Ben du Cambodge