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Le Premier ministre du Cambodge Hun Sen a démenti vendredi 17 octobre, à la sortie d'une réunion du Conseil des ministres, les propos de responsables thaïlandais qui laissaient entendre que des mines auraient pu être posées récemment par des Cambodgiens le long de la frontière khméro-thaïlandaise, dans le cadre du conflit qui oppose les deux royaumes dans la zone de Preah Vihear.
Le 6 octobre, deux soldats thaïlandais ont été blessés après avoir marché sur des mines, lors d'une patrouille à proximité de Veal Intry, dans la zone disputée de Preah Vihear. Le gouvernement thaïlandais a alors vivement réagi et demandé aux autorités cambodgiennes d'enquêter sur cet accident afin de déterminer si des individus cambodgiens avaient posé le long de la frontière des mines provenant d'anciens stocks du ministère de l'Intérieur du Cambodge. De tels actes, s'ils étaient avérés, constitueraient une violation de la convention d'Ottowa de 1997 interdisant l'utilisation de mines antipersonnel, a rappelé le vice-directeur général du département thaïlandais de l'Information, cité par le quotidien anglophone Bangkok Post.
Pour le chef du gouvernement du Cambodge, ces soupçons sont totalement infondés. Selon lui, ces mines ont été posées dans les années 1980, alors que le Cambodge était plongé dans la guerre civile, et il paraît aujourd'hui difficile d'établir qui, des forces de l’ex-Etat du Cambodge ou des rebelles postés à la frontière, a posé ces engins explosifs. "Ces mines sont de fabrication soviétique. Je les connais. Mais je ne sais pas qui a les posées ni quand", a-t-il souligné.
"Aujourd'hui, nous détruisons les mines. Nous sommes signataire du traité d'Ottawa sur l’interdiction de l’utilisation des mines et nous avons détruit toutes celles que nous stockions dans nos entrepôts. Quelles mines aurions-nous donc pu poser ?", a questionné Hun Sen, qui a par ailleurs estimé que la zone où l'accident s'est produit est située en territoire cambodgien et non thaïlandais comme l'affirme le gouvernement et la presse du royaume voisin.
"Alors que nous sommes en train de déminer le pays, pourquoi le Cambodge ajouterait-il des mines sur son propre territoire ? Cela serait contraire à la politique du gouvernement et aux efforts du comité de déminage", a-t-il fait observer, considérant que ces accusations avaient pour seul but "d'effrayer l'opinion publique".
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Par Achey
Par Ben du Cambodge
Par Fournier