| Dey Krohom : l'opposition cambodgienne condamne l'attitude de la municipalité de Phnom Penh |
| Par Ros Dina | |
| 28-01-2009 |
Les députés de l'opposition politique au Cambodge, membres du Parti Sam Rainsy (PSR) et du Parti des droits de l’Homme (PDH), ont condamné dans un communiqué commun rendu public mercredi 28 janvier l'attitude des autorités de la municipalité de Phnom Penh et les "violences graves" commises sur les habitants de Dey Krohom lors de leur expulsion et de la destruction de leurs maisons au cours de la matinée du samedi 24 janvier.
Dans cette déclaration, les élus PSR et PDH affirment que ces violences constituent une violation grave des droits de l’Homme et du droit au logement et pointent du doigt la responsabilité de la municipalité de Phnom Penh dans ces opérations conduites par des hommes de main de la compagnie privée 7NG, sous le regard bienveillant des autorités, voire avec l'appui de forces de police et des pompiers.
"Le rôle des autorités est d'assurer le respect de la loi, la sécurité et les intérêts des citoyens. A l'inverse, les autorités actuelles utilisent leur pouvoir pour ordonner à des forces armées de détruire des logements et de torturer la population dans le seul intérêt de commerçants, illégalement", écrivent-ils, appelant le gouvernement cambodgien à prendre des mesures urgentes pour mettre fin aux "actes illégaux" commis dans le cadre des conflits fonciers et de condamner les autorités qui en donnent l’ordre.
Enfin, les représentants de l'opposition cambodgienne demandent à la municipalité de Phnom Penh de distribuer des denrées alimentaires, de procurer des soins et de fournir des logements et des dédommagements aux anciens résidents de Dey Krohom expulsés samedi 24 janvier.
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