| Hun Sen : les lycéens et étudiants ne seront pas mobilisés sur le front de Preah Vihear |
| Par Duong Sokha | |
| 20-11-2008 |
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A l'occasion, jeudi 20 novembre, d'une cérémonie de remise de diplômes à Phnom Penh, le Premier ministre Hun Sen a voulu couper court aux rumeurs selon lesquelles le gouvernement mobiliserait étudiants et lycéens pour aller combattre à la frontière avec la Thaïlande.
"Cela ne servirait à rien de recruter des jeunes qui ne savent pas se battre ! L'application du service militaire n'est pas encore d'actualité car cela coûte de l'argent. En plus, ce service ne durera que 18 mois... Cette mesure n'est pas encore nécessaire, mais il est bon pour un pays de posséder une loi établissant le service militaire. Etudiants et lycéens, ne vous inquiétez pas !", a-t-il lancé.
C'est ensuite en pacificateur que Hun Sen s'est exprimé. "Nous ne voulons pas faire la guerre... Mais les autres ne doivent pas nous agresser ! Nous avons évité la guerre à la frontière et réduit les tensions entre les troupes des deux côtés afin que les négociations puissent se poursuivre."
Le Premier ministre a ensuite expliqué que ce conflit longtemps larvé était un héritage du passé et que s'il n'en était pas personnellement responsable, il était aujourd'hui de son devoir d'y mettre fin.
Le chef du gouvernement a par ailleurs rapporté les propos d'un "monsieur" qui aurait évalué les effectifs de l'armée cambodgienne à "40 000 hommes". Il s'est réjoui que le ministre de la Défense et le commandant général en chef des Forces armées royales du Cambodge (Farc) n'aient pas réagi et cherché à clarifier la situation. "Ceci est un secret de l'armée. Même un pays transparent comme les Etats-Unis n'accepterait pas de révéler le nombre de ses militaires !", a-t-il justifié.
Hun Sen a pour finir assuré que le Cambodge ne manquait pas de soldats, c'est pourquoi le pays a pu se permettre d'envoyer des troupes au Soudan pour participer à des opérations de déminage menées sous le drapeau onusien. Sa priorité, a-t-il souligné, est pour l'heure de s'occuper du départ en retraite d'officiers aujourd'hui âgés.
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