Mardi 06 Janvier 2009
11:03 (Phnom Penh)
Advertisement
Ka-set est un site d'information indépendant mis à jour quotidiennement en français et en khmer sur le Cambodge et les Cambodgiens d'ailleurs.

Rendez-vous

Père et fils (film)
 → jeu jan 08 @07:00 - :0900:
Le candidat (film)
 → ven jan 09 @07:00 - :0900:
La graine et le mulet (film)
 → sam jan 10 @07:00 - :0900:
Visite architecturale : Phnom Penh Centre en cyclo
 → dim jan 11 @08:30 - :1130:
Le candidat (film)
 → jeu jan 15 @07:00 - :0900:

Alerte

Recevez les derniers articles par courriel
Advertisement
Dernier (r)appel de l'opposition cambodgienne aux bailleurs de fonds réunis à Phnom Penh
Par Ros Dina   
Convertir en PDF Version imprimable Suggrer par mail
03-12-2008

Six heures avant l'ouverture de la deuxième réunion de coopération du développement du Cambodge entre le gouvernement de Phnom Penh et les pays donateurs, l'opposition a tenu à faire entendre sa voix. Le Parti Sam Rainsy (PSR) et le Parti des droits de l'Homme (PDH) de Kem Sokha ont, mercredi 3 décembre, donné une conférence de presse conjointe au siège du premier.

Sam Rainsy a listé plusieurs points qui, selon lui, doivent retenir l'attention des donateurs : le rôle des partis minoritaires à l'Assemblée nationale, qui se trouvent notamment dépourvus d'un véritable statut et d'un vrai temps de parole, celui-ci étant calculé en fonction du nombre de représentants ; le processus de décentralisation, toujours en souffrance, avec un pouvoir généralement concentré entre les mains des autorités locales, aux ordres du parti au pouvoir ; les litiges fonciers, qui donnent lieu à de nombreuses violations des droits de l'Homme ; et l'absence d'une loi de lutte contre la corruption, pourtant attendue depuis plus de dix ans, et dont il n'est pas justifié de lier l'adoption à celle du projet de Code pénal, comme avancé par les autorités.

La "minorité" parlementaire, est-il ajouté dans un communiqué de l'opposition, encourage le gouvernement cambodgien à rejoindre la Convention des Nations unies contre la corruption. Elle appelle par ailleurs les tribunaux "à relâcher les chefs de commune et conseillers communaux du PSR injustement accusés et détenus avant les élections de 2008, ces détentions étant non fondées et politiquement motivées".

Avec la crise financière mondiale, venue perturber les économies nationales, les bailleurs de fonds devraient contrôler la manière dont le gouvernement ventile ses dépenses, et la façon dont leur argent est utilisé, a fortement suggéré Sam Rainsy, précisant que pour que les aides soient correctement employées, il faut déjà s'attaquer à la corruption. "Les pauvres, a-t-il poursuivi, ne voient souvent pas la couleur de cet argent, qui profite seulement à une poignée de corrompus !"

Rebondissant sur la question de la corruption, Keat Sokun, vice-président du PDH, a cité en exemple une anomalie, selon lui, qu'il a relevée dans le budget national de 2008 : "La construction d'un puits en province coûte 13 000 dollars tandis que la rénovation d'un kilomètre de route en zone rurale est facturée entre 8 000 et 25 000 dollars..." Il a enfin exprimé le souhait que les pays donateurs prêtent une oreille attentive à leurs conseils qui ne sont, a-t-il souligné, aucunement des attaques envers le gouvernement mais de simples "rappels".

 


Egalement sur Ka-set

- La Chine octroie près de 215 millions de dollars en prêts et don au Cambodge (03-12-2008)

- La loi anticorruption, réclamée depuis plus de dix ans au Cambodge, sera-t-elle adoptée début 2009 ? (01-12-2008) 

- L'opposition cambodgienne continue la lutte pour obtenir un vrai statut parlementaire (20-11-2008)

 

 

 


Cet e-mail est protg contre les robots collecteurs de mails, votre navigateur doit accepter le Javascript pour le voir