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"Non aux rapatriements forcés", ont scandé vendredi 18 juillet une centaine de Montagnards vietnamiens, qui avaient trouvé refuge au Cambodge en traversant illégalement la frontière puis avaient été placés sous la protection du Haut commissariat aux réfugiés des Nations unies (HCR). Ils manifestaient aux portes du camp du HCR, situé dans l'arrondissement de Tuol Kork, dans la capitale Phnom Penh, où ils attendent de connaître leur sort : l'octroi du statut de réfugié par l'agence onusienne ou, s'ils ne remplissent pas les conditions pour rejoindre un pays tiers, le retour au pays organisé par les autorités cambodgiennes.
Ces protestations, qui ne sont pas les premières du genre, se sont produites après que 26 des leurs eurent été reconduits par bus, tôt le matin, à la frontière vietnamienne, sous le regard des forces de l'ordre déployées pour l'occasion.
"S'ils nous rapatrient, nous allons tous être tués ! Ceux qui ont été ramenés au Vietnam, des centaines, ont depuis été maltraités, empoisonnés ou incarcérés par les autorités vietnamiennes. Depuis que l'on a appris ce qui leur arrivait, nous avons peur de retourner chez nous", expliquait l'un des rares manifestants à maîtriser quelques notions de khmer. "Nous manifestons aussi pour réclamer la liberté religieuse au Vietnam. Là-bas, on nous interdit de pratiquer le christianisme, de prier", a-t-il ajouté.
A l'heure actuelle, ils sont quelque 450 Montagnards abrités dans les trois maisons du camp phnompenhois du HCR, selon M. Toshi, attaché à la protection des réfugiés pour l'agence onusienne. "Nous avons statué qu'ils n'étaient pas des réfugiés et, par conséquent, notre mandat nous interdit de les garder. L'opération de les renvoyer au Vietnam appartient ensuite au gouvernement cambodgien. Nous, nous sommes là pour nous assurer que tout se passe bien", précise-t-il.
Depuis deux mois, selon M. Toshi, les incessantes vagues de réfugiés Montagnards sur le sol cambodgien se sont calmées. Aucun nouveau prétendant originaire de cette ethnie des Hauts-plateaux du Vietnam au statut de réfugié n'aurait été identifié. |