| La situation se détériore à Preah Vihear, Thaïlandais et Cambodgiens poursuivent leur face-à-face |
| Par Chheang Bopha | |
| 18-07-2008 |
La situation reste des plus crispées sur le promontoire au sommet duquel se dresse le temple de Preah Vihear, à la frontière avec la Thaïlande. Vendredi 18 juillet, les effectifs des troupes armées thaïlandaises ont continué de gonfler pour monter à plus de 500 hommes.
Phnom Penh a commencé à envoyer des contingents de policiers militaires sur le site, dont la Thaïlande revendique la propriété. Dans ce climat tendu, qui se prolonge, malgré l'appel du Premier ministre cambodgien Hun Sen à son homologue thaïlandais de retirer ses troupes du sol cambodgien, une étincelle suffirait à enflammer la situation.
Le porte-parole du Conseil des ministres Phay Siphan, en charge du dossier de Preah Vihear, a fait le voyage en hélicoptère, accompagné de journalistes, afin de leur démontrer sur place que le territoire cambodgien suit le tracé tel qu'indiqué sur la carte reconnue par la Cour internationale de justice de La Haye en 1962. Après en avoir fini avec ses explications, Phay Siphan a demandé aux soldats thaïlandais occupant la pagode de Preah Vihear, située à 300 mètres en contrebas du temple, d'en sortir. Son intervention n'a pas été suivie d'effet, si ce n'est des grincements dents des militaires du pays voisin, qui ont répondu qu'ils partiraient mais ils ne savaient pas quand.
Tandis que l'endroit se transforme en latrines à ciel ouvert, une soixantaine de bonzes de la province se préparent samedi 19 juillet à partir en retraite, dans leur wat occupé, comme le veut la tradition. Leur présence réussira-t-elle à calmer les esprits et, surtout, à apaiser les Thaïlandais, réputés pour vouer un profond respect aux religieux dans leur pays ? |