| Après Preah Vihear, un autre temple khmer au coeur de la polémique entre Cambodge et Thaïlande |
| Par Duong Sokha | |
| 04-08-2008 |
A l'issue, lundi 4 août, de la signature de plusieurs contrats économiques entre les Premier ministres du Cambodge et du Koweït, le porte-parole du gouvernement cambodgien Khieu Kanharith a abordé, dans une conférence de presse, la question du temple de Ta Moane Thom, sis dans la province cambodgienne d'Oddar Meanchey, non loin de la frontière avec la Thaïlande.
Des militaires cambodgiens ont tiré dimanche la sonnette d'alarme pour dénoncer la nouvelle "occupation" par les troupes thaïlandaises de ce site khmer, perché sur la chaîne des Dangrek dans le nord-ouest du Cambodge. Plusieurs dizaines de soldats du royaume voisin se seraient emparé depuis la fin de la semaine dernière du temple de Ta Moane Thom, dont ils ne partiront, disent-ils, que lorsque le différend portant sur la zone du temple de Preah Vihear sera réglé.
C'est en tout cas ce qu'ont rapporté à la presse ces responsables militaires. Lundi 4 août, il était toutefois difficile d'y voir clair dans cette affaire.
"Ces troupes thaïlandaises n'ont rien endommagé sur le site et ne pointent pas leurs armes sur les Cambodgiens. Ils ne font que bloquer l'accès au temple", a expliqué calmement Khieu Kanharith, tout en appelant au calme : "Ce qui compte, c'est éviter les coups de feu !".
Le porte-parole a alors détaillé que lorsque le gouvernement de Phnom Penh combattait les forces khmères rouges, ces dernières avaient demandé aux Thaïlandais de s'installer sur ce site afin de les aider à en tenir éloignées les troupes régulières. "Depuis, les Thaïlandais disent que c'est leur territoire et ils ont continué à occuper cet espace."
Il reviendra à la commission des affaires frontalières de résoudre cet autre litige car "ce n'est pas par forces armées interposées qu'on aboutira à un règlement". Pour l'heure cependant, a souligné Khieu Kanharith, "la priorité est à la formation du nouveau gouvernement".
Var Kimhong, à la tête du Comité des affaires frontalières du Cambodge, a rappelé de son côté que Phnom Penh avait "demandé en 2001 à son voisin de suspendre les travaux de restauration qu'il menait sur ce temple", et a dit ignorer la date d'arrivée des soldats thaïs sur ce site.
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