| Associations du Cambodge et de la diaspora se mobilisent pour défendre le temple de Preah Vihear |
| Par Duong Sokha | |
| 04-07-2008 |
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Alors que la délégation cambodgienne est déjà arrivée à Québec (Canada) pour y défendre l'inscription du temple de Preah Vihear sur la liste du patrimoine mondial devant le comité ad hoc de l'Unesco, les Organisations et associations unies de la diaspora cambodgienne (un collectif de douze structures établies aux Etats-Unis, au Canada, en France et en Nouvelle Zélande) ont écrit au comité qui décidera du sort du temple pour appuyer la candidature de leur pays.
Au regard de la décision de la Cour internationale de justice de La Haye de 1962 reconnaissant la souveraineté cambodgienne sur le temple disputé entre les deux royaumes voisins, et des traités franco-siamois de 1904 et 1907, ce collectif "dénonce et invalide toute proposition absurde des Thaïlandais extrémistes et expansionnistes qui ignorent leur propre histoire et tentent de stopper et de retarder l'inscription du temple cambodgien sur la liste du patrimoine mondial".
Estimant illégale toute interférence de "groupe thaïlandais" dans la souveraineté cambodgienne, ce regroupement d'associations de la diaspora appelle ainsi le Comité du patrimoine mondial à satisfaire à la demande du Cambodge.
Depuis le 25 juin, d'un commun accord entre les deux pays, des forces de sécurité ont été déployées autour de l'ambassade de Thaïlande à Phnom Penh ainsi qu'autour de l'ambassade du Cambodge à Bangkok en vue de les protéger de tout débordement populaire, explique Touch Naroth, commissaire de la police municipale de Phnom Penh. "La sécurité est jusque-là normale mais nous restons prudents."
Le Conseil de surveillance du Cambodge, qui rassemble cinq syndicats et associations, a dans une déclaration datée du 3 juillet, annoncé qu'il inviterait la population à "manifester pacifiquement pour protéger l'intégrité territoriale du Cambodge et le temple de Preah Vihear" au cas où la partie thaïlandaise continue de guigner le temple.
"La candidature cambodgienne ne nécessite pas le soutien de la Thaïlande", estime le collectif en se référant lui aussi à la décision de la Cour internationale de La Haye et des traités franco-siamois.
Le texte est signé du nom de ses deux représentants, Chea Mony, président également du Syndicat indépendant des ouvriers du royaume du Cambodge, et de Rong Chhun, à la tête de l'Association indépendante des enseignants du Cambodge. |