| "Mieux vaut aller à l'Onu que faire la guerre" insiste le chef de la diplomatie cambodgienne |
| Par Duong Sokha | |
| 25-07-2008 |
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Au lendemain de la lecture en début de soirée d'un communiqué du Premier ministre Hun Sen sur la chaîne publique TVK, le ministre des Affaires étrangères a réaffirmé, vendredi 25 juillet au cours d'une conférence de presse, la tenue d'une réunion "bilatérale" à Siem Reap lundi 28 juillet avec son homologue thaïlandais pour tenter de régler leur différend frontalier.
Il a précisé avoir rencontré les ambassadeurs des cinq pays membres permanents (Etats-Unis, Fédération de Russie, Chine, France et Grande Bretagne) du Conseil de sécurité de l'Onu afin de les entretenir sur les derniers développements du conflit qui oppose depuis le 15 juillet le Cambodge à la Thaïlande.
"Comme vous savez, nous avons jusqu'ici fait preuve de grande patience", et ce nouveau pas marque la volonté du Cambodge de résoudre ce problème, a ajouté Hor Namhong.
"J'ai tenu à souligner auprès des cinq ambassadeurs que nous n'avons pas appelé à l'annulation de notre demande de convocation du Conseil de sécurité mais simplement à une 'suspension', dans l'attente des résultats de ce deuxième round de négociations bilatérales. Ensuite, je leur ai dit que le Cambodge était prêt à recevoir les envoyés spéciaux du Vietnam et d'Indonésie afin de résoudre ce conflit dans le cadre de l'Asean comme certains nous poussent à le faire avant que de saisir l'instance onusienne."
Le chef de la diplomatie cambodgienne a rapporté qu'à la fin de l'entrevue avec les diplomates, il leur avait posé la question suivante : "Si aucune solution n'est trouvée sur le plan bilatéral ou avec la médiation de l'Asean, que doit faire le Cambodge ? Accepter que les Thaïlandais restent en permanence sur le territoire cambodgien, résoudre ce problème en recourant aux armes ou bien solliciter l'aide du Conseil de sécurité de l'Onu, conformément à sa Charte ?"
"Il vaut mieux aller à l'Onu que faire la guerre", a conclu Hor Namhong, sûr d'avoir été bien compris par les ambassadeurs, "à la vue de l'expression sur leurs visages". Le ministre espère néanmoins que les discussions de lundi aboutiront, et s'est dit "confiant".
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