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L'opposition menace de nouveau de boycotter la première session de l'Assemblée nationale du Cambodge
Par Duong Sokha   
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25-08-2008
Les leaders du Parti Sam Rainsy (PSR) et du Parti des droits de l'Homme (PDH) ont de nouveau annoncé leur intention de contester les résultats des élections législatives du 27 juillet au Cambodge, menaçant de ne pas participer à la première session de l'Assemblée nationale.   

Dans une conférence de presse commune organisée lundi 25 août après-midi au siège du PSR, Sam Rainsy et Kem Sokha ont affirmé qu'ils maintiendraient leur plainte auprès du Conseil constitutionnel contre les résultats provisoires officiels publiés par le Comité national électoral (CNE).  

Les plaintes du PSR et du PDH dénonçant la délivrance illégale du formulaire 1018, facilitant les procédures de vote, le jour du scrutin, et contestant la validité des résultats électoraux ont été jusque-là rejetées par le CNE.

Selon Sam Rainsy, le Conseil constitutionnel du Cambodge est censé examiner mardi 26, mercredi 27 et jeudi 28 août les plaintes déposées par les deux partis d'opposition.

Le PSR réclame notamment la réorganisation du scrutin dans les provinces de Svay Rieng, de Kampot et de Pursat.  

Par ailleurs, a rappelé Sam Rainsy, sa formation attend également le traitement de plaintes déposées auprès de la cour municipale de Phnom Penh contre des chefs de commune et de quartier de la capitale cambodgienne pour usage de faux documents (le formulaire 1018), un délit pénal passible d'une peine d'emprisonnement de cinq à quinze ans.

Comme il l'avait déjà annoncé, le leader de la première force d'opposition du Cambodge a souligné que sa formation et le PDH avaient cosigné une lettre adressée à la France et à l'Indonésie, deux Etats co-présidents de la signature des Accords de Paris de 1991, pour leur faire part de la "violation" de ces accords, censés  garantir "le principe du pluralisme démocratique et l'organisation d'élections libres, équitables et justes".  

Sam Rainsy a de nouveau averti que, si aucune solution n'était trouvée au Cambodge, il se rendrait auprès des représentants de "la communauté internationale à New York, Washington, Paris et Bruxelles" pour les entretenir au sujet de ces irrégularités électorales.   

Kem Sokha, président du PDH, a pour sa part réaffirmé "la position commune" de sa formation et de ses alliés du PSR de ne pas participer à la première session de l'Assemblée nationale, qui devrait se tenir à la fin du mois de septembre. Le leader du PDH estime que, si le PPC a réussi à obtenir 90 sièges, il en a gagné un certain nombre grâce aux fraudes.  

"Nous ne pouvons pas nous joindre à une Assemblée nationale comme celle-là. Comment pourrions-nous prendre part à une réunion aux côtés de faux députés ?", a affirmé Kem Sokha.

A l'issue de cette conférence de presse, les leaders des deux partis qui ont obtenu officiellement, selon les résultats provisoires, 29 sièges - 26 pour le PSR et 3 pour le PDH - ont réaffirmé leur intention de former prochainement "une alliance, dans le cadre d'un travail", sans autre précision.