| Les modalités de la couverture médiatique de la campagne des législatives expliquées aux partis |
| Par Duong Sokha | |
| 22-05-2008 |
Lors d'une table ronde jeudi 22 mai entre le Comité national électoral (CNE) et les représentants des partis politiques engagés dans la bataille des élections législatives cambodgiennes, Im Soursdey, président du CNE, a annoncé que onze partis avaient officiellement été enregistrés : le PPC, le Parti Norodom Ranariddh, le Parti Hang Dara du Mouvement démocratique, le PSR, le Parti de la société de justice, l'Alliance pour la démocratie, le Parti Sam Rainsy, le Parti khmer anti-pauvreté, le Funcinpec, le Parti de la république khmère et le Parti de la démocratie khmère.
Le 12e candidat, le Parti du Sangkum Riyum khmer, est donc définitivement écarté des listes.
Huit des onze partis en lice pour les législatives du 27 juillet proposeront des candidats dans chacune des 24 circonscriptions du pays.
Le responsable du CNE a demandé aux patrons des stations de télévision et de radio privées qui envisagent de vendre du temps d'antenne aux partis pour leur campagne de déclarer publiquement la grille des tarifs et le nombre d'heures consacrées à ces programmes, et d'informer le CNE et les partis en lice du nombre d'heures ainsi vendues aux formations politiques "au moins 15 jours avant le lancement, le 26 juin, de la campagne électorale".
"Les stations ne seront pas tenues responsables du contenu de ces programmes, mais les partis politiques oui", a tenu à préciser Im Soursdey.
Le porte-parole du Parti Norodom Ranariddh a dénoncé la couverture pro-PPC de l'actualité que faisait la chaîne TVK, normalement "publique", a-t-il rappelé.
A sa suite, les représentants d'autres partis politiques ont fait part de leurs inquiétudes que les médias audiovisuels subissent des pressions et n'osent pas vendre du temps d'antenne aux partis autres que celui au pouvoir.
Im Soursdey leur a répondu que ces stations, étant privées, étaient libres de décider selon leur bon vouloir. "On ne peut pas les forcer, c'est la loi du marché libre !", a-t-il fait valoir. |