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Les unes après les autres, organisations et institutions s'indignent du meurtre vendredi 11 juillet du journaliste Khem Sambo, qui collaborait au quotidien Moneakseka khmer (La Conscience khmère), proche du Parti Sam Rainsy.
Le ministère de l'Information a dans un communiqué condamné cet assassinat, dans lequel le journaliste et son fils de 21 ans ont perdu la vie, et appelé les autorités à prendre toutes les mesures nécessaires pour arrêter et traduire en justice les auteurs. Le Club des journalistes cambodgiens, qui regroupe quelque 200 membres, s'inquiète pour la liberté de la presse et la sécurité des journalistes en cette période électorale.
Côté partis politiques, le PSR a été le premier à réagir. Les élus d'opposition déplorent, dans un communiqué, que "lorsque quelqu'un qui ose écrire ou protester contre des puissants est assassiné, les auteurs derrière le crime ne sont jamais retrouvés ni poursuivis comme la loi l'exige". Et les députés d'exhorter leurs concitoyens à se joindre au PSR "afin de trouver et punir les meurtriers au plus vite". Ils appellent aussi les membres de la communauté internationale et les observateurs électoraux à encourager la réouverture d'enquêtes sur de précédents meurtres comme celui du leader syndical Chea Vichea ou encore celui de Om Rasadi, élu du Funcinpec et proche du prince Ranariddh. Les élus demandent par ailleurs que leur collègue Oum Sara, attaché au bureau d'information du PSR, soit mis sous protection, ayant fait l'objet dune tentative d'assassinat le 6 juillet.
Le Parti des droits de l'Homme estime à son tour que ce meurtre "sème la peur chez les électeurs", et menace directement la liberté d'expression et la liberté de la presse.
Lundi 14 juillet, la police disait poursuivre son enquête et les interrogations de témoins et proches de Khem Sambo, sans privilégier de piste, selon Touch Naroth, commissaire de la police municipale de Phnom Penh. |