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Le scrutin législatif du 27 juillet aura été "plus libre que tous les autres organisés dans le pays" et le climat "plus ouvert qu'avant" dans lequel les Cambodgiens ont pu s'exprimer. Si des irrégularités persistent, poursuit le communiqué de l'ambassade américaine publié vendredi 1er août, "elles sont en nombre relativement faible et elles ne semblent pas avoir affecté les résultats ou avoir modifié la volonté du peuple cambodgien".
La déclaration de la chancellerie américaine se démarque des conclusions apportées par les organisations d'observation électorale locales ou même de celles des observateurs de la mission d'observation de l'Union européenne, lesquels avaient mis l'accent sur l'échec de ces législatives à répondre aux standards internationaux.
L'ambassade américaine au Cambodge avait déployé 47 équipes à travers le pays pour suivre le scrutin de dimanche, "conduit de manière paisible et avec professionnalisme par la plupart des employés électoraux et des agents des partis politiques".
L'accès aux médias audiovisuels par les partis en lice n'a pas été équitable, et ce au profit du parti au pouvoir, le PPC, reconnaît l'ambassade américaine, mais il est "meilleur que lors des précédentes élections". Quant à l'impossibilité d'accéder aux bureaux de vote pour certains, cela ne concerne qu'un très faible pourcentage d'électeurs, souligne la chancellerie, avant d'ajouter un peu plus loin que la suppression de 57 000 électeurs légitimes des listes électorales lorsque ces dernières ont été revues et corrigées "était le prix fort à payer pour retirer avec succès plus de 450 000 électeurs fantômes des listes".
L'ambassade relève que celles et ceux dont les noms ont été effacés avaient eu l'occasion durant 35 jours en 2007 d'en prendre connaissance et de contester afin de voir leurs noms rétablis.
Le Comité national électoral (CNE) "devrait être applaudi" pour avoir favorisé là où c'était possible plus de réconciliation dans le cadre de plaintes déposées à un niveau local des élections et, de manière générale, s'être saisi plus rapidement des plaintes, moins nombreuses qu'en 2003, félicite encore l'ambassade.
Appelé au soir du vendredi 1er août à réagir à ce communiqué dont il disait ne pas avoir encore eu connaissance, Sam Rainsy, dont le parti appelle à la réorganisation du scrutin dans tout le pays, affirmait hésiter : "Soit il s'agit d'une erreur de publication - ils se sont trompés d'élections... -, soit c'est une plaisanterie ! En tout cas, ils n'ont pas sollicité notre avis sur la question..."
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Par SISOMBAT
Par kool
Par SAY