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L'organisation d'observation électorale locale Comfrel a, lors d'une conférence de presse mercredi 2 juillet, salué l'ambiance électorale qui prévaut, les problèmes de sécurité étant jusque-là moins nombreux que lors de la campagne électorale des législatives de 2003.
"Malgré tout, au moins 16 cas d'intimidation et de menaces à l'encontre de candidats et de militants politiques ont été relevés", a souligné Thun Saray, le président du comité directeur de l'organisation, qui a rappelé les récents déboires de Mu Sochua, tête de liste du Parti Sam Rainsy dans la province de Kampot, avec des militaires et représentants des autorités locales.
Kul Panha, le directeur exécutif de Comfrel, a fait remarquer qu'après une semaine de campagne, seul un meurtre - "dont le caractère politique reste à confirmer" - est à déplorer, celui du chef-adjoint PPC du village de Chrey Sokhom, le 27 juin dans la province de Kompong Cham. En 2003, 8 activistes politiques avaient été tués, sans toutefois savoir si ces assassinats avaient été politiquement motivés, admet Kul Panha.
Si le climat de violences est moins fort qu'en 2003, en revanche, note le directeur de Comfrel, les fonctionnaires sont plus nombreux à utiliser leurs fonctions pour promouvoir le parti au pouvoir à l'approche du quatrième scrutin législatif. "Fonctionnaires, représentants des autorités locales et des forces de l'ordre participent bien plus activement qu'avant à la campagne du PPC, tout en menant des actions contre les autres partis en lice", a-t-il dit regretter, ajoutant que pas moins de 30 médias audiovisuels privés continuent de soutenir ouvertement le PPC, au mépris d'une directive du Comité national électoral (CNE) enjoignant tout média louant du temps d'antenne à un parti à se montrer prêt à offrir ce service à tous les autres partis.
Enfin, Kul Panha a rappelé qu'une partie des électeurs avaient été déchus de leurs droits d'électeurs leurs noms ayant été retirés des listes lors d'une opération de grand "nettoyage" des listes orchestrée par le CNE dans le but d'effacer tous les noms d'électeurs fantômes ou encore inscrits deux fois. Il a aussi rappelé que seuls 84% des électeurs avaient à ce jour reçu leur notice d'information de la part du CNE, leur indiquant à quel bureau de vote ils devront se présenter le 27 juillet. |