 Wat Phnom (Phnom Penh), le 26 juin 2008. Malgré l'interdiction municipale de former des cortèges politiques dans le centre de la capitale du Cambodge, les principaux partis ne se sont pas privés de défiler dans les rues, à commencer par le PPC, qui a tapissé les murs de la ville d'affiches à ses couleurs © Vandy Rattana
Le Comité national électoral (CNE) et l'organisation d'observation électorale Comfrel estimaient jeudi 26 juin que le premier jour de campagne électorale s'était déroulé sans anicroche et dans une bonne ambiance.
Pas d'irrégularités observées, pas même de "disputes" entre différents partis politiques, relève Tep Nitha, le secrétaire général du CNE, soulignant que les partis politiques avaient pu mener dans les villes du Cambodge des cortèges en toute tranquillité. Et ce même à Phnom Penh où la municipalité avait pourtant interdit tout défilé politique sur les grands boulevards et principaux lieux publics. La commission électorale municipale, ajoute-t-il, a même favorisé leur passage en régulant la circulation.
Quant à l'affichage de pancartes et autocollants estampillés au logo des partis - lesquels, le plus souvent du parti au pouvoir, le Parti du peuple cambodgien (PPC), ont fleuri en quelques heures sur les maisons de Phnom Penh -, Tep Nitha rappelle que cette pratique est légale dans la mesure où l'autorisation a été demandée aux propriétaires concernés. Une procédure, reconnaît le secrétaire général, qui n'est cependant pas suivie par tous les partis.
Mar Sophal, le chef des enquêteurs à l'organisation Comfrel, se réjouit à son tour que les partis politiques aient pu sans encombres mener leurs cortèges à Phnom Penh.
Il constate sans surprise que le PPC dispose de moyens nettement plus importants que ses concurrents et mise sur des stratégies différentes. "Le PPC privilégie une politique d'affichage et de parades tandis que les autres partis choisissent d'aller à la rencontre des citoyens et de leur remettre en mains propres leurs programmes. Je pense que cette deuxième technique est plus efficace", commente-t-il. |