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La police de Phnom Penh a livré ce mardi 15 juillet ses premières hypothèses concernant l'enquête sur le double meurtre du journaliste Khem Sambo et de son fils, tués par balle en fin de journée vendredi 11 juillet. Selon Touch Naroth, commissaire de la police municipale de la capitale du Cambodge, deux pistes seraient actuellement privilégiées : un acte de vengeance ou une tentative de vol. "Nous estimons à 70 % qu'il s'agit d'une vengeance", a affirmé le commissaire, se basant sur le fait que les assaillants n'ont apparemment pas cherché à s'emparer de la moto que conduisait la victime. "Le journaliste aurait pu avoir des conflits personnels", ajoute Touch Naroth. Concernant la deuxième thèse, celle du vol à main armée, elle reste plausible aux yeux du commissaire, qui lui attribue le taux de crédibilité de "30%" et estime "qu'après être passés à l'action, les voleurs n'auraient pas pu s'emparer du véhicule compte tenu de la situation". D'après Touch Naroth, les autorités continuent de collaborer avec la famille des deux victimes afin de collecter des informations et d'arrêter les meurtriers. Par ailleurs, mardi, l'organisation cambodgienne de défense des droits de l'Homme Adhoc a publié un communiqué de presse dans lequel elle s'inquiète et regrette "le recours aux armes pour menacer et tuer", particulièrement durant la campagne électorale. Adhoc souligne que six meurtres par balles ont été enregistrés depuis celui de Keo Iv, commerçant et intervenant de la chaîne de télévision CTN, le 2 juillet, jusqu'à ceux du journaliste du quotidien d'opposition Moneakseka (La Conscience khmère) et de son fils, étudiant, le 11 juillet. "Même s'il n'y a pas encore suffisamment d'informations sur les motifs de ces meurtres, cela montre une augmentation du recours illégal aux armes à feu qui crée un climat d'insécurité à la veille du scrutin [du 27 juillet], déplore l'ONG. Les attaques par balles ont un impact sur les sentiments profonds des citoyens, des militants politiques, des journalistes et des observateurs vis-à-vis de leur sécurité dans le cadre de leurs missions". Adhoc insiste pour que le gouvernement arrête les meurtriers afin qu'ils soient traduits en justice. L'organisation souhaite que soient prises des "mesures urgentes et efficaces" pour renforcer la sécurité des citoyens et faire en sorte que les élections soient "libres et justes, sans menace". Le Parti Sam Rainsy (PSR) a également appelé le gouvernement à mener une enquête sur ces crimes et a soutenu mardi la proposition du Bureau fédéral d'investigation (FBI) américain d'aider la police cambodgienne à faire la lumière sur le meurtre de Khem Sambo et de son fils. Dans une déclaration commune, les députés du PSR ont demandé au gouvernement d'accepter l'aide du FBI "afin que justice soit rendue" et que la protection des hommes politiques, des journalistes et des citoyens soit assurée. Cette proposition du FBI a été saluée favorablement par le commissaire Touch Naroth. Revenant sur les déclarations d'Adhoc, ce dernier a toutefois affirmé que le nombre de meurtres avait diminué par rapport à la campagne des législatives de 2003. Il a cependant admis une recrudescence des délits durant la troisième semaine de campagne 2008, comparativement aux deux premières. "Mais ces délits ont lieu dans tout le pays. Et la capitale Phnom Penh est un endroit compliqué... C'est pourquoi il y a plus de problèmes."
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Par SISOMBAT
Par kool
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