Khmer
    Français


Samedi 30 Août 2008
05:54 (Phnom Penh)
Ka-set est un site d'information indépendant mis à jour quotidiennement en français et en khmer sur le Cambodge et les Cambodgiens d'ailleurs.

Rendez-vous

Ciné-samedi : El Viaje / Henri Marchal
 → sam aoû 30 @04:00 - :0622:
Courage, fuyons ! (film)
 → sam aoû 30 @05:00 - :0630:
Dogora / Baraka (films)
 → sam aoû 30 @07:00 - :1100:
Dead man (film)
 → sam aoû 30 @07:00 - :0900:

Alerte

Recevez les derniers articles par courriel
Le principal parti d'opposition malmené, accuse Human Rights Watch
Par Duong Sokha et Stephanie Gee   
Convertir en PDF Version imprimable Suggrer par mail
25-03-2008

Défections sur défections en faveur du parti au pouvoir, le PPC, et arrestation de ses membres : à quelques mois de l'échéance des législatives, la principale formation d'opposition, le Parti Sam Rainsy (PSR), s'affaiblirait-il ? L'organisation internationale de défense des droits de l'Homme Human Rights Watch (HRW) accuse, dans un communiqué publié dimanche 23 mars, le parti dirigeant de vouloir mettre à mal ses rivaux.

 

Des membres du PSR sous pression
HRW rappelle les propos tenus le 17 mars par le Premier ministre Hun Sen qui avait qualifié le PSR de « parti dictatorial » et accusé ses instances dirigeantes de faire pression sur ceux de ses membres qui ont rallié le PPC. Le chef du gouvernement avait alors affirmé que des responsables du PSR de Kompong Thom avaient détenu un de leurs militants afin de l'empêcher de rejoindre les rangs PPC.

Le lendemain, les autorités arrêtaient Tuot Saron, un chef de commune PSR de cette province, pour détention illégale d'un militant de son parti. Et l'organisation basée à New York dit redouter de prochaines arrestations de membres du PSR. Pour l'organisation, ces accusations font partie d'une campagne de coercition sur les membres du PSR menée par le gouvernement afin qu'ils viennent prêter allégeance au PPC.

Un procédé « déjà vu », selon HRW
« Au cours des derniers mois, Hun Sen a publiquement offert des positions de conseillers au gouvernement à tous les hauts responsables du PSR qui ont rallié son camp, et il a rejeté les critiques faisant valoir qu'il servait ses propres intérêts politiques en faisant un mauvais usage de l'argent du gouvernement pour payer de tels pots-de-vin », dénonce l'organisation.

Quant à oeuvrer pour faire imploser des partis en se servant de l'appareil de l'Etat, le PPC, enfonce HRW, a déjà une longue expérience en la matière. Et l'organisation de citer les cas du Parti démocratique libéral bouddhiste, qui dans les années 1990 a succombé à de tels coups, et du Funcinpec, aujourd'hui moribond.

Le PSR a par le passé déjà été malmené, souligne HRW, rappelant l'emprisonnement d'un an, en 2005, du parlementaire Cheam Channy, accusé d'avoir formé une armée de l'ombre, et la condamnation la même année de Sam Rainsy pour diffamation envers le gouvernement. Et Brad Adams, directeur Asie de HRW, d'appeler diplomates et donateurs à intervenir avant qu'il ne soit trop tard.

Le PSR en diapason avec HRW
Le secrétaire général du parti d'opposition parlementaire, Ieng Chhay Eang, approuve la déclaration de Human Rights Watch, « juste et vraie ». Se voulant rassurant sur le sort de sa formation, il précise que les récentes défections en nombre, très médiatisées, auxquelles le PSR doit faire face ne diminuera en rien ses chances aux élections de juillet. « Il y en a qui nous quittent mais au moins autant de nouveaux qui rejoignent nos rangs ! », fait-il valoir.

Dans une lettre datée de lundi adressée au président de la cour provinciale de Kompong Thom 18 élus du PSR, dont Sam Rainsy et son épouse Tioulong Saumura, se portent garants de la remise en liberté provisoire du chef de la commune de Pongro. Selon eux, les accusations portées contre leur collègue Tuot Saron ne sont pas fondées, mais il serait victime d'une machination politique.

Le gouvernement rejette les accusations
« Concrètement, le PPC met actuellement la pression sur combien de personnes pour rejoindre ses rangs ? Combien de personnes sur les quelque 8 millions d'électeurs que compte le pays ? », interroge le ministre de l'Information Khieu Kanharith, qui relève que Human Rights Watch ne soulève qu'un seul cas. « Elle ne sait pas comment travailler ! Elle devrait plutôt venir au Cambodge évaluer la situation ! » Et le ministre de conclure que « si HRW ne lance que des appels pour obtenir de l'argent alors j'ai pitié d'eux ! »

 


Cet e-mail est protg contre les robots collecteurs de mails, votre navigateur doit accepter le Javascript pour le voir