Phnom Penh (Cambodge), le 16 janvier 2009. Hun Sen de retour de sa première visite au Moyen-Orient, au Koweit © Vandy Rattana Le Premier ministre cambodgien Hun Sen et sa délégation sont revenus vendredi 16 janvier à Phnom Penh, comme pour l'aller, dans un avion affrété par le Koweït pour un vol sans escale. De retour d'une première visite, de quatre jours et "très amicale", sur le sol koweïtien, le chef du gouvernement et quelques-uns de ses ministres se sont engagés sur plusieurs accords avec leur nouveau partenaire arabe. Hun Sen a appelé de ses voeux à l'ouverture "prochaine" d'une ambassade du Koweït au Cambodge. Une nouvelle coopération qui semble sur de bons rails.
A leur arrivée à l'aéroport de Pochentong, le ministre des Affaires étrangères Hor Namhong a indiqué à la presse que les deux pays se sont entendus sur le projet d'une liaison aérienne directe entre le Cambodge et le Koweït et à promouvoir entre eux le tourisme. Ils ont également signé un protocole d'accord sur l'envoi de main d'oeuvre cambodgienne au Koweït et un autre sur un projet de construction d'infrastructures d'irrigation dans la province de Kompong Thom, portant sur la somme de 350 millions de dollars et qui bénéficieraient à 130 000 ha de rizières. Le Koweït a en outre promis d'aider à financer la rénovation de deux tronçons routiers au nord-ouest du Cambodge : ceux de Thmor Kol-Sampov Loun et de Kôn Domrei - Païlin. Des projets qui attendent encore de recevoir le feu vert final du comité directeur du Koweït, a précisé le chef de la diplomatie cambodgienne. En août 2008, une délégation du Koweït s'était rendue au Cambodge, et Hun Sen a invité ce pays à envoyer d'autres délégations. Il a par ailleurs sollicité une aide auprès du représentant du Fonds de développement koweïtien pour cette fois-ci soutenir de petits réseaux d'irrigation dans le pays "afin d'aider les paysans et de réduire la pauvreté". Le Premier ministre a suggéré que l'argent pourrait être transféré soit à des structures privées de micro-financement soit à la Banque de développement rural, qui appartient à l'Etat. Hun Sen, a rapporté son ministre des Affaires étrangères, a encouragé les investisseurs koweïtiens à s'intéresser au Cambodge, une terre certes agricole mais qui manque de capital, aurait-il fait valoir. Il leur a proposé, comme ils ont commencé à le faire, d'acheter du riz pour nourrir leur pays et également pour constituer des stocks dans le but de les revendre à d'autres pays du Proche-Orient obligés d'importer, comme lui, l'essentiel des produits agricoles. Un groupe de travail va prochainement s'atteler aux questions d'investissement entre les deux pays. Du côté du tourisme, on attend aussi beaucoup du Koweït. Thong Khon, le ministre cambodgien du Tourisme qui était également du voyage, doit mettre en place un programme de manifestations culturelles - expositions, foires, mettant en valeur les produits-phares du Cambodge - à organiser au Koweït. Avec le ministre koweïtien du Commerce, de l'industrie et des relations parlementaires, il a signé une convention courant sur 5 ans mais conditionnée à la mise en route de projets dans les six premiers mois. Le ministre du Tourisme a souligné l'intérêt qu'il y avait à attirer au Cambodge des touristes venant d'un petit pays mais où le PIB par habitant est de 50 000 dollars... (contre un PIB par habitant de 1 800 dollars au Cambodge). "En 2008, nous n'avons reçu que quelque 700 Koweïtiens. Mais si nous pouvons en accueillir 50 000, ce serait bien !"
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Par Achey
Par Ben du Cambodge
Par Fournier