Ka-set
Ka-set est un site d'information indépendant mis à jour quotidiennement en français et en khmer sur le Cambodge et les Cambodgiens d'ailleurs.
Bookmark and Share

Derniers commentaires

Rendez-vous

After Work Drinks @ Touk Bar
→jeu jan 01 @ 18:00
Teen Jam! @ The Terrace on 95 (new)
→jeu jan 01 @ 18:00
Le Havre (Opening night) @ The Flicks 1
→jeu jan 01 @ 18:00
PRIDE WEEK: Latter Days @ The Flicks 2 @ The Empire
→jeu jan 01 @ 18:00
PRIDE WEEK: Le Fil (The String) @ Institut Français
→jeu jan 01 @ 18:30
Thank God It's Friday! @ Kingdom Breweries
→jeu jan 01 @ 18:30
The Lady, the story of Aung San Suu Kyi @ The Flicks 1 + 2
→jeu jan 01 @ 20:00
Kok Thlok Jam @ Equinox
→jeu jan 01 @ 21:00
The Woman In Black @ The Flicks 2 @ The Empire
→jeu jan 01 @ 22:00

Alerte

Recevez les derniers articles par courriel



 
 
Le Sommet UE-Asean : l'évocation de la Birmanie dans les débats crée-t-elle un précédent ?
Par Ka-set   
Convertir en PDF Version imprimable Suggrer par mail
03-06-2009

Aung San Suu Kyi ©John Vink/ Magnum

Phnom Penh (Cambodge), le 27 mai 2009. Quelques dizaines de militants des droits de l'Homme et des manifestants birmans ont manifesté en faveur de la libération d'Aung San Suu Kyi, devant l'ambassade du Myanmar
©John Vink/ Magnum

Crise économique, menace d'une pandémie, bouleversements climatiques... La liste des enjeux qui devaient figurer au menu des discussions entre les représentants de l'Association des nations du Sud-Est asiatique (Asean) et l'Union européenne (UE), lors de la 17e rencontre ministérielle de ces deux organisations régionales, était longue. Mais ce sommet, organisé mercredi 27 et jeudi 28 mai à Phnom Penh, fut finalement surtout accaparé par le nouveau procès intenté par la junte birmane contre Aung San Suu Kyi, leader de l'opposition assignée à résidence depuis six ans. La Thaïlande, à la tête de la présidence tournante de l'Asean, avait, peu avant, fait une déclaration appelant à la libération immédiate de l'opposante, et été suivie par les représentants de l'organisation. Une position qui rompt avec l'un des principes fondateurs de l'association des pays du Sud-Est asiatique, celui de non-ingérence. Les représentants de l'UE ont, pour leur part, rappelé que la libération de la leader du mouvement pro-démocratique était pour le Myanmar (Birmanie) la première étape du processus de réconciliation nationale et d'intégration au sein de l'Asean.


Un agenda concordant
Hasard du calendrier, la rencontre internationale entre l'UE et l'Asean coïncidait avec la levée de l'assignation à résidence d'Aung San Suu Kyi, mais aussi avec le début de son procès officiellement ouvert dix jours auparavant, le 18 mai, et qui se poursuit actuellement. Les autorités birmanes  reprochent à celle qui reçut le prix Nobel de la paix en 1991 d'avoir enfreint les règles de son assignation à résidence en communiquant avec un Américain ayant rejoint à la nage son domicile. Depuis que son parti a gagné les élections nationales en 1990, l'opposante a été privée de liberté pendant une durée totale de plus de treize ans. Pour nombre d'observateurs, ce nouveau procès aurait pour but de l'empêcher de participer aux prochaines élections nationales qui se tiendront l'an prochain.

Une manifestation pacifique s'est tenue dans la matinée du mercredi 27 mai devant l'ambassade birmane à Phnom Penh. Une petite centaine de personnes, essentiellement des représentants d'organisations des droits de l'Homme, mais aussi une dizaine de ressortissants birmans et des étudiants cambodgiens, s'étaient rassemblés pour demander la libération d'Aung San Suu Kyi et de 2 000 autres prisonniers politiques. Les manifestants ont appelé les représentants participant au sommet à faire pression en ce sens lors de la réunion internationale.

"Nous soutenons la déclaration de l'Asean et nous espérons aujourd'hui, lors de cette réunion Asean-UE, que les pays de l'Asean parleront de la libération d'Aung San Suu Kyi afin de pousser le représentant de la Birmanie à évoquer la question avec les dirigeants et demander qu'on la relâche", expliquait la, présidente de la Ligue cambodgienne de défense des droits de l'Homme (Licadho), Kek Galabru.

Omniprésence du débat sur le "Myanmar-Birmanie"

De fait, la prix Nobel de la paix 1991 ne fut pas oubliée lors de ces deux jours. Ce fut déjà le cas à Hanoï, où se tenait deux jours plus tôt la conférence de l'Asem, la rencontre Europe-Asie à laquelle participent aussi d'autres pays asiatiques comme la Chine, plus grand partenaire commercial du Myanmar. "J'ai participé à tous les sommets Asean-UE depuis deux ans, et on ne parlait pas de la Birmanie. Ici, tout le monde en a parlé. Même les Asiatiques et les Chinois", se réjouissait Rama Yade, la secrétaire d'Etat française chargée des affaires étrangères et des droits de l'Homme, en marge du sommet à Phnom Penh.  

Lors de la première session de la rencontre, le représentant du Myanmar, Maung Myint, a prononcé un long discours sans surprise. Il a réaffirmé le droit de son pays à poursuivre Aung San Suu Kyi, celle-ci étant considérée comme un "élément subversif", et a rejeté toute intervention de l'étranger sur ce sujet. "Il s'agit d'une affaire légale interne… Ce n'est pas une affaire de droits de l'Homme, c'est pourquoi nous n'acceptons pas la pression et l'interférence de l'étranger", a-t-il objecté. Il a également vivement condamné le refus de l'UE d'appeler son pays "Myanmar", nom officiel donné au pays par la junte dès 1989. Alors que l'UE utilise le terme "Myanmar-Birmanie", la France s'en tient à celui de "Birmanie", considérant que le pouvoir en place est illégal, les résultats des dernières élections, en 1990, n'ayant pas été respectés.

Les arguments du représentant birman ont tous été énergiquement réfutés par les représentants de l'UE, précisant que les Etats membres d'organisations telles que l'Asean ou l'UE se devaient d'accepter d'être jugé. "On a eu une délégation européenne qui a eu des mots très durs", rapportait Rama Yade. "D'habitude, c'est moi la plus revendicatrice mais cette fois-ci, c'étaient les Britanniques, les Finlandais, les Espagnols… Et au final, les Birmans se sont retrouvés dans une sorte d'isolement."

Selon la secrétaire d'Etat française, les déclarations communes faites lors de ces deux sommets ont abordé le cas de la Birmanie en des termes "très satisfaisants", c'est-à-dire en appelant à la libération immédiate d'Aung San Suu Kyi ainsi que des autres prisonniers politiques, et à la mise en place d'un processus de réconciliation nationale ainsi que d'élections libres et démocratiques. Tout en réaffirmant par ailleurs leur reconnaissance de la souveraineté et de l'intégrité territoriale du Myanmar. "Le message, c'était aussi : il n'y aura pas d'Asean avec une Birmanie comme celle qu'on a aujourd'hui. Parce que l'intégration suppose qu'on ait des institutions démocratiques et qu'il puisse y avoir un certain équilibre pacifique entre les pays", fait encore valoir Rama Yade.
 
En conférence de presse, le ministre cambodgien des Affaires étrangères, Hor Namhong, a évoqué les nombreuses discussions sur le Myanmar, précisant néanmoins que c'était les représentants de l'UE qui avaient insisté pour en discuter. Mais il a confirmé s'en tenir à la déclaration de la Thaïlande, qui appelait, au nom de l'Asean, à la libération immédiate d'Aung San Suu Kyi. Le chef de la diplomatie thaïlandaise est, lui, revenu à des propos plus diplomatiques, précisant qu'il respectait l'invocation par le représentant birman du principe de non interférence dans les affaires internes.

Quel bilan pour l'Etat du Myanmar ?
Pour la première fois, la junte birmane essuie une condamnation unanime de la "communauté internationale", y compris de la part de certains de ses plus grands alliés économiques. Néanmoins, elle n'entend pas réviser sa position et semble vouloir maintenir les charges retenues contre l'opposante historique. Ce n'est pas pour autant un échec, veut croire Rama Yade, qui considère qu'un grand pas a été franchi. "Au niveau de la Birmanie, je suis sûre qu'il s'est passé quelque chose. Quand on compare avec les deux précédentes années, ce n'était pas le même ton. Le même style. La même force dans les mots."

La secrétaire d'Etat française tient à mettre en avant les efforts diplomatiques mis en œuvre lors de ce sommet : "Au départ, le Vietnam ne voulait pas d'un texte qui mentionne la Birmanie. On s'est battu et on l'a obtenu. Après, il ne voulait pas que le cas d'Aung San Suu Kyi soit mentionné. On s'est battu et on l'a obtenu. Toutes ces batailles, ce n'est pas du 'tu veux, tu peux' ! Il faut se battre pour chaque mot. Après on dit 'vous n'avez pas obtenu la libération d'Aung San Suu Kyi'. Mais ce n'est pas comme cela que ça se passe. [...] Ces réunions sont une occasion de mesurer le rapport de force actuel concernant la Birmanie. Et là, je pense qu'on a fait de réels progrès. C'est un acquis qu'on a engendré, qui va rester dans la mémoire de nos activités diplomatiques. Et je ne pense pas qu'on puisse revenir en arrière." Selon elle, il faudrait maintenant une autre action diplomatique qui permette d'aller plus loin, qui pourrait se traduire par la visite en Birmanie de Ban Ki Moon, le secrétaire général des Nations unies. Le représentant de l'UE auprès du « Myanmar-Birmanie » n'a lui jamais pu obtenir un visa pour s'y rendre.

Du principe de non ingérence à une commission des droits de l'Homme

Ces discussions sur le Myanmar auront surtout marqué un changement d'attitude des pays de l'Asean envers le "principe de non ingérence". Jusqu'à présent, les gouvernements des Etats membres de l'Asean s'étaient toujours gardés de réagir sur la situation au sein du Myanmar au nom de ce principe. Une rupture qui, point notable, intervient quelques mois après la ratification de la charte de l'Asean, laquelle comporte des articles engageant les pays membres à respecter les droits de l'Homme et prévoit la mise en place d'une institution chargée des droits de l'Homme. Ce n'est donc pas un hasard si le représentant du Cambodge y a fait plusieurs fois référence lors du sommet de Phnom Penh. Jusqu'à présent, le Myanmar, le Laos, le Vietnam et le Cambodge se serraient les coudes pour défendre le principe de non ingérence. "De Hanoï à ici, je n'ai pas entendu une seule intervention, même de la part des Asiatiques, où l'expression 'droits de l'Homme' n'a pas été prononcée. Même si c'était pour critiquer, [...] tout le monde l'a dit", observe avec satisfaction Rama Yade.

Il reste maintenant à traduire dans les faits ces principes inscrits dans la Charte de l'Asean. La tâche demeure ardue : le principe de non ingérence, même légèrement émoussé, reste officiellement de mise, de même que celui du compromis, qui exige l'agrément de l'ensemble des Etats membres avant toute prise de décision. De plus, le nouveau texte fondamental de l'Asean ne prévoit aucune sanction, autre que la révélation de l'affaire au public, à l'encontre de l'un de ses membres qui se rendrait coupable de violation des droits de l'Homme.

Condamnation de l'essai nucléaire de la Corée du Nord
Autre actualité qui s'est greffée au débat : le nouvel essai nucléaire mené par la Corée du Nord le 25 mai. Les représentants de l'Asean l'ont unanimement condamné et déclaré soutenir l'avis du Conseil de sécurité des Nations unies. "Nous essayons de trouver les mesures appropriées et pressons [les Nord-Coréens] de revenir à la table des négociations", précisait le ministre des Affaires étrangères cambodgien lors d'une conférence de presse. Lors de son discours d'ouverture, le Premier ministre cambodgien Hun Sen a condamné, à demi-mot, l'essai nord-coréen. "Je pense que le monde n'est pas plus sûr ou plus pacifique lorsque plus de pays ont accès aux armes nucléaires ou aux armes de destruction massive", a-t-il déclaré.

Crise économique et réchauffement climatique en retrait
Alors que la crise économique et le changement climatique étaient inscrits en tête des discussions de la réunion ministérielle, ces deux thèmes furent quelque peu éclipsés par l'actualité du moment. La grande question était de savoir quel impact la crise économique aura sur les échanges commerciaux entre les deux régions, qui s'élèvent actuellement à 134 milliards d'euros (environ 191 milliards de dollars). L'Asean est la 5e plus grande destination du commerce de l'UE, qui est également la plus grande source d'investissements étrangers dans la zone Asean. L'UE constitue notamment l'un des marchés pour les produits agricoles asiatiques.

Au vu de l'interdépendance des deux économies, un repli protectionniste serait dommageable pour les deux régions, ont estimé les représentants des deux organisations. C'est cette même crainte d'un protectionnisme européen qui avait donné lieu aux premières relations privilégiées entre l'Asean et l'ancêtre de l'UE, la Communauté économique européenne (ou Marché commun), en 1978. En 2007, les relations économiques des deux zones avaient pris un nouveau tournant avec la décision d'entamer des discussions sur un futur accord de libre-échange entre elles.

Asean-UE : deux organisations similaires ?
Lors de cette 17e réunion, il a aussi beaucoup été question des similarités entre l'Union européenne et l'Asean. Les deux organisations ont été fondées sur les mêmes objectifs de paix, de stabilité et de prospérité au sortir de périodes troublées par de nombreux conflits régionaux. En marge de la réunion, des représentants de ces deux zones ont, dans le cadre d'un séminaire, échangé les bonnes pratiques sur la manière de réduire les différences de développement entre les pays membres via un processus d'intégration régionale. "Nous voulons écouter, comparer les meilleurs pratiques… Nous ne voulons peut-être pas tout prendre, mais le but est d'apprendre et ensuite de construire nos propres meilleures pratiques", expliquait Surin Pitsuwan, le secrétaire général de l'Asean dans son discours d'ouverture. "Si l'Asean réussit, le monde comptera une région de moins dont il devra s'inquiéter", ajoutait-il.

Les membres de l'Asean ont cependant tenu à rappeler une différence fondamentale de leur organisation : la grande diversité au niveau culturel et religieux, à la différence de l'Union Européenne qui est, pour l'heure, essentiellement de culture judéo-chrétienne. Une différence qui empêcherait, selon eux, l'Asean d'atteindre un jour un aussi grand niveau d'intégration. "La différence entre [...] l'UE et [...] l'Asean est que nous acceptons notre diversité", notait le représentant de Singapour lors la première session de la rencontre. Pour entrer dans l'Asean, le seul critère auquel les pays doivent répondre est d'appartenir à une zone géographique, alors que les pays candidats à l'adhésion à l'UE doivent, en plus, répondre à des critères économiques et politiques stricts.

Les difficultés de l'Asean à trouver des fonds communs, faute de revenus douaniers et fiscaux aussi conséquents que dans l'UE, a aussi été abordée. Pour l'aider dans ses efforts d'intégration régionale, la Commission européenne a octroyé 1,3 milliard d'euros (1,8 milliard de dollars) aux Etats membres de l'Asean et 70 millions d'euros (100,1 millions de dollars) au secrétariat de l'Asean pour la période 2007-2013.

 

 


Intensification progressive des relations depuis trente ans
Les relations entre l'Association des nations du Sud-Est asiatique (Asean) et l'Union européenne (UE) datent de plus de trente ans. En 1977, l'Asean et la Communauté économique européenne (CEE, ancêtre de l'UE) établissent leurs premières relations officielles et, en 1978, leurs représentants se rencontrent à Bruxelles (Belgique) lors du premier sommet Asean-CEE. Le but pour les pays de l'Asean était notamment de veiller à empêcher l'adoption de mesures protectionnistes par les pays membres du Marché commun européen. En 1980, un premier accord de coopération entre la CEE et l'Asean est signé. Il prévoit la mise en place de rencontres techniques et ministérielles deux fois par an. En 2007, la déclaration de Nuremberg marque le coup d'envoi politique d'une coopération approfondie entre l'UE et l'Asean. Elle s'applique maintenant à de nouveaux domaines : politique et sécurité, commerce et investissement ainsi que sécurité énergétique et changement climatique. La décision d'entamer les négociations sur un futur accord de libre échange constitue, elle, une prochaine étape. La coopération Asean-UE revêt un caractère stratégique, dans la mesure où elle représenterait un contrepoids à l'axe Chine-Etats-Unis, évitant que ces deux puissances ne définissent à elles seules les règles mondiales.


L'Asean (10 membres)
L'Association des nations du Sud-Est asiatique (Asean) a été établie en 1967 par l'Indonésie, la Malaisie, les Philippines, Singapour et la Thaïlande. Elle est ensuite rejointe par le Bruneï (1984), le Vietnam (1985), le Laos et le Myanmar (1997), puis le Cambodge (1999).


L'Union Européenne (27 membres)
En 1957, est signé le Traité de Rome par les six membres fondateurs : le Benelux (Belgique, Luxembourg et Pays-Bas), la France, l'Italie et l'Allemagne, qui institue la Communauté Economique Européenne (CEE), qui devient, en 1993, l'Union européenne. Elle s'est élargie à d'autres membres : le Danemark, le Royaume-Uni et l'Irlande (1973), la Grèce (1981), l'Espagne et le Portugal (1986), l'Autriche, la Finlande et la Suède (1995), la République tchèque, la Slovaquie, la Pologne, la Slovénie, la Lituanie, la Lettonie, l'Estonie, Chypre, Malte et la Hongrie (2004), la Roumanie et la Bulgarie (2007).

 


Sur internet
- Texte de la Charte de l'Asean (en anglais)


Egalement sur Ka-set
Dey Krohom

Commission des droits de l'Homme de l'Asean : la société civile au Cambodge sera-t-elle entendue ? (30-10-2008)

- Un collectif d'ONG cambodgiennes appelle à la libération immédiate d'Aung San Suu Kyi (27-05-2009)

- L'Asean, une planche de salut pour l'industrie de la confection textile au Cambodge ? (12-01-2009)

- Adhoc et Licadho dénoncent l'attitude du gouvernement du Cambodge face aux manifestations pacifiques (18-08-2008)

 


1 Commentaire
Par Rumchang Phkar 2009-06-18 22:34:37
Rama Yade a touché le coeur des politiques de la région qui préfèrent recevoir des aides financières que recevoir le conseil ou suggestion même les plus humanistes et humanitaires possibles.
De l'assistance oui, mais pas de l'ingérence!
De quoi donc va-t-on parler à Paris, ce prochain mois?
Ecrire un commentaire
Email:
 
Titre:
Nom:
Website:
2 000 caractères restants
[b] [i] [u] [url] [quote] [code] [img] 
 
Saisissez le code que vous voyez.

Nous vous remercions de votre commentaire. Votre message pourra être publié sur le site de Ka-set et sera visible par tous les utilisateurs après validation par la rédaction. Veuillez noter que les commentaires dont la longueur dépasse 2 000 signes, espaces compris, ne pourront pas être publiés dans leur intégralité. Pour tout renseignement sur ce service : Cet e-mail est protg contre les robots collecteurs de mails, votre navigateur doit accepter le Javascript pour le voir

3.26 Copyright (C) 2008 Compojoom.com / Copyright (C) 2007 Alain Georgette / Copyright (C) 2006 Frantisek Hliva. All rights reserved."

Pour en savoir plus


Intensification progressive des relations depuis trente ans
Les relations entre l'Association des nations du Sud-Est asiatique (Asean) et l'Union européenne (UE) datent de plus de trente ans. En 1977, l'Asean et la Communauté économique européenne (CEE, ancêtre de l'UE) établissent leurs premières relations officielles et, en 1978, leurs représentants se rencontrent à Bruxelles (Belgique) lors du premier sommet Asean-CEE. Le but pour les pays de l'Asean était notamment de veiller à empêcher l'adoption de mesures protectionnistes par les pays membres du Marché commun européen. En 1980, un premier accord de coopération entre la CEE et l'Asean est signé. Il prévoit la mise en place de rencontres techniques et ministérielles deux fois par an. En 2007, la déclaration de Nuremberg marque le coup d'envoi politique d'une coopération approfondie entre l'UE et l'Asean. Elle s'applique maintenant à de nouveaux domaines : politique et sécurité, commerce et investissement ainsi que sécurité énergétique et changement climatique. La décision d'entamer les négociations sur un futur accord de libre échange constitue, elle, une prochaine étape. La coopération Asean-UE revêt un caractère stratégique, dans la mesure où elle représenterait un contrepoids à l'axe Chine-Etats-Unis, évitant que ces deux puissances ne définissent à elles seules les règles mondiales.

L'Asean (10 membres)
L'Association des nations du Sud-Est asiatique (Asean) a été établie en 1967 par l'Indonésie, la Malaisie, les Philippines, Singapour et la Thaïlande. Elle est ensuite rejointe par le Bruneï (1984), le Vietnam (1985), le Laos et le Myanmar (1997), puis le Cambodge (1999).

L'Union Européenne (27 membres)
En 1957, est signé le Traité de Rome par les six membres fondateurs : le Benelux (Belgique, Luxembourg et Pays-Bas), la France, l'Italie et l'Allemagne, qui institue la Communauté Economique Européenne (CEE), qui devient, en 1993, l'Union européenne. Elle s'est élargie à d'autres membres : le Danemark, le Royaume-Uni et l'Irlande (1973), la Grèce (1981), l'Espagne et le Portugal (1986), l'Autriche, la Finlande et la Suède (1995), la République tchèque, la Slovaquie, la Pologne, la Slovénie, la Lituanie, la Lettonie, l'Estonie, Chypre, Malte et la Hongrie (2004), la Roumanie et la Bulgarie (2007).

Sur internet
- Texte de la Charte de l'Asean (en anglais)

Egalement sur Ka-set
Dey Krohom

Commission des droits de l'Homme de l'Asean : la société civile au Cambodge sera-t-elle entendue ? (30-10-2008)

- Un collectif d'ONG cambodgiennes appelle à la libération immédiate d'Aung San Suu Kyi (27-05-2009)

- L'Asean, une planche de salut pour l'industrie de la confection textile au Cambodge ? (12-01-2009)

- Adhoc et Licadho dénoncent l'attitude du gouvernement du Cambodge face aux manifestations pacifiques (18-08-2008)

 

 
Empower your lifestyle with BlackBerry from Hello
 

Cet e-mail est protg contre les robots collecteurs de mails, votre navigateur doit accepter le Javascript pour le voir