| Par Laurent Le Gouanvic | | | 30-07-2009 | 
Phnom Penh (Cambodge), le 4 octobre 2008. Durant deux ans, des familles de Borei Keila touchées par le VIH, qui souhaitaient accéder à des logements sociaux, étaient sous le coup d'une expulsion ©John Vink/ Magnum En dépit des condamnations répétées de la part de la société civile et de la communauté internationale, la liste des victimes d'expulsions foncières au Cambodge ne cesse de s'allonger. Au mois de juillet, plusieurs opérations de délogement ont eu lieu à Phnom Penh. Après les habitants de Dey Krohom, dans le centre de Phnom Penh, dont les maisons ont été réduites en poussière au mois de janvier, leurs voisins du Groupe 78, situé dans le quartier de Tonlé Bassac, ont été contraints de quitter leurs logements le 17 juillet. De même, plusieurs dizaines de familles de Borei Keila, dont la majorité des membres sont porteurs du VIH et ont besoin de soins, ont été relogées par vagues successives en périphérie de la capitale cambodgienne dans des conditions non satisfaisantes, selon des ONG sur place. Là encore, les protestations fusent, que ce soit de la part de la Banque mondiale, de pays donateurs, de médias internationaux ou de réseaux d'internautes, face à des autorités qui continuent de faire la sourde oreille. [version corrigée le 31-08-2009 - modifications signalées en italique]
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| | Par Laurent Le Gouanvic | | | 15-07-2009 |
Kep (Cambodge), le 2 janvier 2009. Sous le sable, le pétrole... Parmi les sujets essentiels évoqués lors de la visite de Hun Sen en France : les ressources pétrolières au large du Cambodge ©John Vink/ Magnum (archives) Tribunal khmer rouge, pétrole, conflit khméro-thaïlandais, adoptions, droits de l'Homme... Ce ne sont pas les sujets de discussion qui manquaient entre les hauts responsables français et le Premier ministre cambodgien Hun Sen, accueilli à Paris cinq jours durant, du 10 au 14 juillet 2009. Cette visite sera pourtant passée quasiment inaperçue, très peu d'informations ayant filtré des deux côtés sur la teneur de ces entretiens franco-cambodgiens, dont le dernier a eu lieu dans la foulée du défilé militaire du 14 juillet et de la garden-party de l'Elysée entre Hun Sen et le président français Nicolas Sarkozy. Alors que l'organisation Human Rights Watch dénonçait, le jour même de la Fête nationale française, les pressions croissantes à l'égard de toute critique contre le gouvernement cambodgien, les diplomates français et khmers ont visiblement préféré jouer la carte de la discrétion "totale"... [version actualisée le 23-07-2009, avec nouveau lien vers le site de l'Ambassade de France au Cambodge]
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| | Par Ka-set | | | 03-06-2009 | 
Phnom Penh (Cambodge), le 27 mai 2009. Quelques dizaines de militants des droits de l'Homme et des manifestants birmans ont manifesté en faveur de la libération d'Aung San Suu Kyi, devant l'ambassade du Myanmar ©John Vink/ Magnum Crise économique, menace d'une pandémie, bouleversements climatiques... La liste des enjeux qui devaient figurer au menu des discussions entre les représentants de l'Association des nations du Sud-Est asiatique (Asean) et l'Union européenne (UE), lors de la 17e rencontre ministérielle de ces deux organisations régionales, était longue. Mais ce sommet, organisé mercredi 27 et jeudi 28 mai à Phnom Penh, fut finalement surtout accaparé par le nouveau procès intenté par la junte birmane contre Aung San Suu Kyi, leader de l'opposition assignée à résidence depuis six ans. La Thaïlande, à la tête de la présidence tournante de l'Asean, avait, peu avant, fait une déclaration appelant à la libération immédiate de l'opposante, et été suivie par les représentants de l'organisation. Une position qui rompt avec l'un des principes fondateurs de l'association des pays du Sud-Est asiatique, celui de non-ingérence. Les représentants de l'UE ont, pour leur part, rappelé que la libération de la leader du mouvement pro-démocratique était pour le Myanmar (Birmanie) la première étape du processus de réconciliation nationale et d'intégration au sein de l'Asean.
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| | Par Laurent Le Gouanvic (à Genève) | | | 12-05-2009 | 
Genève (Suisse), le 7 mai 2009. Ros Han, Chan Vichet, Sia Phearum et Seng Sokheng devant le Palais Wilson, quai Wilson, siège du Haut-commissariat aux droits de l'Homme des Nations unies © Laurent Le Gouanvic Du haut des marches du Palais Wilson, à Genève, actuel siège du Haut-Commissariat aux droits de l'Homme des Nations unies (OHCHR) et ancien hôte de la feue Société des Nations, Ros Han, Chan Vichet, Sia Phearum et Seng Sokheng contemplent la vue imprenable sur le lac Léman et le quai du Mont-Blanc, une artère de Genève (Suisse) sur laquelle se côtoient boutiques de luxe, banques et hôtels huppés. Au cœur de la cité helvète, dans un décor qui contraste singulièrement avec ceux de Kratie, d'Oddar Meanchey et de Phnom Penh, ces quatre Cambodgiens sont venus porter auprès de la communauté internationale les revendications et les appels à l'aide de communautés cambodgiennes expulsées de leurs terres ou menacées de l'être. Avant d'assister lundi 11 et mardi 12 mai à la présentation du rapport du gouvernement du Cambodge devant le Comité sur les droits économiques, sociaux et culturels du OHCR, qui tient actuellement sa 42e session, ces hérauts de la société civile cambodgienne ont multiplié les rencontres dans l'espoir de mettre fin aux expulsions et expropriations dans leur pays.
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| | Par Laurent Le Gouanvic (à Genève) | | | 08-05-2009 |
Place des Nations (Genève, Suisse). Vien Thach, président de la Fédération Khmer Kampuchea-Krom en Europe, co-organisateur de la manifestation de Khmers kroms venus du monde entier pour faire entendre leur voix © Laurent Le Gouanvic Venus de Suisse, de France, d'Italie, d'Allemagne, des Pays-Bas, des Etats-Unis, du Canada, de Nouvelle-Zélande et d'Australie, entre autres, plus de deux cents personnes originaires du Kampuchea krom, cette région située dans le delta du Mékong, au sud du Vietnam, et autrefois territoire à part entière du Cambodge, se sont rassemblés vendredi 8 mai devant le Palais des Nations unies, à Genève (Suisse). Un événement exceptionnel organisé par la Fédération Khmer Kampuchea-Krom (KKF) à l'occasion de la toute première audience du gouvernement vietnamien devant le Conseil des droits de l'Homme des Nations unies, dans le cadre de l'Examen périodique universel, un nouveau mécanisme qui doit permettre d'évaluer la situation des droits de l'Homme dans chacun des 192 Etats membres de l'Onu. Entretien, au cœur de cette manifestation, avec l'un des principaux organisateurs, le président de la KKF en Europe, Vien Thach, qui se félicite de cette "journée historique".
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Par hachem
Par Achey
Par Ben du Cambodge