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Le procès des Khmers rouges



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Les procès des Khmers rouges (chronologie)
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LES KHMERS ROUGES DANS L'HISTOIRE

Les années 1940 voient émerger au Cambodge un mouvement communiste qui a pris sa source dans le combat contre le protectorat français, lequel prend fin en 1953 avec l'obtention de l'indépendance du royaume, et qui s'inspire nettement du mouvement communiste viêtnamien.

En 1963, Pol Pot prend la tête du Parti Communiste du Kampuchea
 
Pol Pot / Jungle / Cambodge ©DR
Pol Pot, probablement au début du mouvement dans la jungle de Ratanakiri ©DR 

En 1964, Norodom Sihanouk donne à ses opposants communistes le surnom de « Khmers rouges ».

Mars 1970, le prince Sihanouk est déposé par le maréchal Lon Nol. Les bombardements américains et la corruption qui gangrène le régime de Lon Nol accroissent le mécontentement de la population tandis que Norodom Sihanouk appelle ses concitoyens à rejoindre le maquis. Dans la guerre civile qui s'installe, le mouvement des Khmers rouges, qui ne comptait au départ qu'une poignée de combattants, gagne vite en influence et voit ses rangs grossir.

Le 17 avril 1975, les « pyjamas noirs » prennent Phnom Penh : c'est le début du Kampuchea démocratique et du règne sanguinaire de Pol Pot. En 3 ans, 8 mois et 20 jours, ce régime ultra-maoïste et ultra-nationaliste aura fait 1,7 million de morts et isolé le pays du reste du monde. C'est un retour à « l'année zéro » : villes vidées de leurs habitants, familles déstructurées, fin de la propriété privée, abolition de l’argent, travail forcé, classe des intellectuels et des religieux décimée, purges, délations... et un principe : tout ennemi du régime doit être physiquement éliminé.

Soldats khmers rouges ©DR
Soldats khmers rouges ©DR

Décembre 1978, après des accrochages en série à la frontière, les troupes viêtnamiennes entrent au Cambodge et s'emparent de Phnom Penh le 7 janvier 1979. Elles resteront dix ans dans le pays.

De 1979 à 1990, les Nations unies reconnaissent les Khmers rouges comme les seuls représentants légitimes du Cambodge, au motif officiel de ne pas légitimer un pouvoir mis en place par une puissance étrangère, le Viêtnam, alors ami de Moscou.

Fin septembre 1989, les derniers contingents du corps expéditionnaire viêtnamien se retirent.
 
Soldats viêtnamiens ©DR
Soldats viêtnamiens ©DR


Le 23 octobre 1991, les Accords de paix sont signés à Paris. Toute référence précise aux crimes des Khmers rouges est bannie des textes. La légitimité du Cambodge est incarnée par un Conseil national suprême où siègent les quatre factions signataires (le PPC de l'Etat du Cambodge et les trois factions de la résistance anti-viêtnamienne que sont le Funcinpec, le FNLPK de Son Sann et les Khmers rouges) sous la présidence de Norodom Sihanouk.





NAISSANCE ET VIE DES CHAMBRES EXTRAORDINAIRES :
LES GRANDES ETAPES

CETC / ECCC / Tribunal / Khmers rouges - © John Vink / Magnum
Kambol (Phnom Penh) : bâtiment d'audience des CETC, le 9 février 2006
© John Vink / Magnum

30 avril 1994 : Le Congrès américain adopte une loi sur le génocide cambodgien dans le but de soutenir les efforts visant à traduire en justice les Khmers rouges pour leurs crimes contre l'humanité commis entre le 17 avril 1975 et le 7 janvier 1979.

7 juillet 1994 : Les députés votent une loi déclarant « la clique du Kampuchea démocratique et ses forces armées », soit les Khmers rouges, « hors-la-loi ».

15 septembre 1996 : Ieng Sary, l'ancien vice-Premier ministre de Pol Pot, condamné à mort par contumace en 1979 pour crime de génocide par un tribunal populaire révolutionnaire mis en place par les Viêtnamiens, est amnistié par décret royal après s'être rallié au nouveau gouvernement, en entraînant dans son sillage plusieurs milliers de ses partisans.

21 juin 1997 : Les co-Premier ministres du gouvernement cambodgien, le prince Ranariddh et Hun Sen, sollicitent l'aide des Nations unies pour la mise en place d'une procédure menant au jugement des anciens Khmers rouges.

15 avril 1998 : Pol Pot meurt dans un camp khmer rouge à Anlong Veng, non loin de la frontière thaïlandaise, où il a été placé en détention au lendemain d'un procès expéditif mené par ses pairs le 25 juillet 1997.
 
Pol Pot / Tombe - © John Vink / Magnum
Rith Born, 48 ans, et des membres de sa famille rendent hommage
à Pol Pot en priant devant sa tombe, en mai 2007
© John Vink / Magnum
 
25 décembre 1998 : Nuon Chea - Frère n°2 dans la hiérarchie khmère rouge et considéré comme l'idéologue du régime - et Khieu Samphan - l'ancien président du Kampuchea démocratique - font allégeance au gouvernement de Phnom Penh. Leurs forces armées sont réintégrées.

12 février 1999 : Les derniers Khmers rouges sont intégrés aux Forces armées royales cambodgiennes.
 
Soldat khmer rouge / retour -  © John Vink / Magnum
Otatiak, district Samlot, 3 mars 1999. Un soldat khmer rouge se fait enregistrer dans un centre du Haut Commissariat aux réfugiés, de retour au Cambodge depuis le camp de Tchang Khao Phlu
© John Vink / Magnum
  
6 mars 1999 : Ta Mok, chef militaire khmer rouge surnommé le « Boucher » en raison de ses nombreuses exactions, est arrêté par l'armée en territoire thaïlandais et mis en examen pour violation de la loi de 1994 mettant hors-la-loi les Khmers rouges.

9 mai 1999 : L'ancien directeur du centre de détention S-21, Duch, est arrêté et mis en détention à la prison militaire dans le cadre de la loi de 1994 mettant hors-la-loi les Khmers rouges.
Au cours du mois de mai, le représentant spécial du Secrétaire général des Nations unies pour les droits de l'Homme au Cambodge, Thomas Hammarberg, parvient à un accord avec le Premier ministre Hun Sen sur la mise en place d'une procédure juridique nationale avec des caractéristiques internationales.
 
Portraits / Ta Mok / victime - © John Vink / Magnum
Phnom Penh, 24 février 1999. Portrait de Ta Mok et d'une victime décédée à S21
© John Vink / Magnum

 
20 août 1999 : Le gouvernement crée une “Task Force” avec la collaboration d'experts juridiques étrangers chargée de travailler sur la procédure pour juger les anciens leaders khmers rouges. Cette Task Force commence à travailler sur la rédaction d'un projet de loi.

22 juin 2001
Le gouvernement cambodgien amende le projet de loi en remplaçant la peine de mort par la perpétuité comme peine maximale.

10 août 2001
La loi portant sur la création des Chambres extraordinaires au sein des tribunaux cambodgiens (CETC) pour juger les crimes commis sous le Kampuchea démocratique est promulguée par le roi Norodom Sihanouk.

16 août 2001
L'ambassadeur américain Kent Wiedemann déclare que Phnom Penh a fait la promesse, écrite, que Ieng Sary pourrait être traduit devant les CETC et prend soin d'ajouter que les Etats-Unis retireraient leur soutien aux Chambres si Ieng Sary n'était pas jugé.

10 octobre 2001
Le conseiller juridique des Nations unies Hans Corell soulève onze points d'inquiétude dans la loi cambodgienne portant sur la création des CETC et insiste sur le fait que le futur accord entre l'Onu et le Cambodge devra primer sur la loi nationale.

8 février 2002
Les Nations unies se retirent des négociations avec le gouvernement cambodgien.

Juin-Juillet 2002
Le Japon se pose en intermédiaire entre l'Onu et Phnom Penh pour ramener les deux parties à la table des négociations.

13-16 mars 2003
Reprise des pourparlers, dont un cinquième round se tient à Phnom Penh.

6 juin 2003
Un accord entre les Nations unies et le gouvernement cambodgien concernant la poursuite sous la loi cambodgienne des crimes commis sous le Kampuchea démocratique est signé à Phnom Penh.

1er juillet 2003
Khieu Ponnary, la première femme de Pol Pot, meurt.

19 octobre 2004
L'accord entre les Nations unies et Phnom Penh est ratifié au Cambodge par Chea Sim, chef d'Etat par intérim, et les instruments de ratification sont envoyés aux Nations unies.
 
27 octobre 2004
La loi amendée portant sur les CETC est promulguée par le chef d'Etat par intérim, Chea Sim.
 
CETC / ceremonie - © John Vink / Magnum
Kambol (Phnom Penh), le 18 janvier 2006. Cérémonie de remise du bâtiment du tribunal par les Forces Armées aux CETC
© John Vink / Magnum

 
9 février 2006
Le directeur (Sean Visoth) et la directrice adjointe (Michelle Lee) du Bureau de l'administration des CETC tiennent leur première conférence de presse.

4 mai 2006
Le Conseil suprême de la magistrature sélectionne 17 juges cambodgiens et 12 juges internationaux pour siéger aux CETC.

3 juillet 2006
Les magistrats cambodgiens et étrangers des CETC prêtent serment au Palais royal de Phnom Penh.
 
21 juillet 2006
Ta Mok, en détention provisoire depuis mars 1999, décède à l'âge de 81 ans.
  
Ta Mok / deces - © John Vink / Magnum
Anlong Veang (Oddar Meanchey), 22 juillet 2006. Funérailles de Ta Mok
© John Vink / Magnum
  
7 décembre 2006
Les CETC accueillent les plaintes de victimes du régime khmer rouge.

12 juin 2007
Après un an de négociations, les juges des CETC s'accordent sur le texte final du Règlement intérieur du tribunal.
  
18 juillet 2007
Les co-procureurs des CETC transmettent aux co-juges d’instruction le premier réquisitoire introductif des CETC. Ils ont identifié « cinq suspects ayant commis, aidé, encouragé ou ayant porté la responsabilité supérieure » de crimes graves commis sous le Kampuchea démocratique.
 
Robert Petit / Chea Leang / Tribunal khmers rouges - © John Vink / Magnum
Phnom Penh, 20 novembre 2006. Robert Petit et Chea Leang, lors de la deuxième session pléniaire des juges des CETC
© John Vink / Magnum
 
31 juillet 2007
Duch, l'ancien directeur de S-21, est mis en examen pour crimes contre l'humanité.

19 septembre 2007
Nuon Chea, arrêté à son domicile de Païlin, est à son tour mis en examen par les CETC, pour crimes de guerre et crimes contre l'humanité.
  
12 novembre 2007
Ieng Sary, ancien ministre des Affaires étrangères de Pol Pot, et son épouse, Ieng Thirith, ancienne ministre des Affaires sociales, sont arrêtés à leur villa phnompenhoise, puis mis en examen, le premier pour crimes contre l'humanité et crimes de guerre, la seconde pour crimes contre l'humanité.
 
Arrestation / Ieng Sary / Ieng Thirith - © John Vink / Magnum
 Phnom Penh, 12 novembre 2007. A 5h30, des unités de police arrêtent Kim Trang, alias Ieng Sary, et Khieu Thirith, alias Ieng Thirith, à leur domicile, rue 21
© John Vink / Magnum

 
19 novembre 2007
Khieu Samphan, l'ancien président du Kampuchea démocratique, est arrêté et mis en examen pour crimes de guerre et crimes contre l'humanité.

20 et 21 novembre 2007
Première audience publique aux CETC pour examiner l'appel interjeté par les avocats de Duch contre l'ordonnance de son placement en détention provisoire.

3 décembre 2007
La Chambre préliminaire rejette l'appel déposé par les avocats de Duch. Aucun recours n'est possible, l'ancien directeur de S-21 est ramené à sa cellule.
 

Duch / Audience / CETC - © John Vink / Magnum 

Kambol (Phnom Penh), 3 décembre 2007. Kang Guek Eav (Duch), lors de la deuxième session des Chambres Préliminaires
© John Vink / Magnum

 
Cette chronologie a été réalisée à partir de celle, très détaillée, de Cambodia Tribunal Monitor, du site du gouvernement royal du Cambodge et enfin de celui des CETC.





LES SITES UTILES

www.eccc.gov.kh
 
Site officiel des Chambres extraordinaires au sein des tribunaux cambodgiens (CETC), dont le principal intérêt est de mettre à disposition du public une liste de tous les documents officiels publiés et une chronologie des événements qui ponctuent le fonctionnement du tribunal. Site officiellement en anglais, khmer et français, mais dans les faits une grande partie des documents ne sont accessibles qu'en anglais.

www.cambodiatribunal.org

Comme il est écrit sur sa page d'accueil, le Cambodia Tribunal Monitor est « la source primaire pour des nouvelles, des informations et commentaires d'experts sur les Chambres extraordinaires au sein des tribunaux du Cambodge ». Derrière cet excellent site, qui sera sans doute une référence au moment des procès, des organisations académiques ou philanthropiques qui veulent offrir un accès public au tribunal, tout en donnant la parole à des experts tout au long de la procédure judiciaire. Les vidéos des retransmissions en différé des sessions du tribunal viendront agrémenter ce site, est-il annoncé. En anglais, avec quelques traductions en français.

www.dccam.org

Site officiel du Centre de documentation du Cambodge, fondé en 1995 par le Programme sur le génocide cambodgien de l'université américaine de Yale, qui a collecté, sous l'impulsion de son directeur Youk Chhang, près d'un million de documents sur le Kampuchea démocratique. La rubrique « Khmer rouge tribunal-related materials » offre des informations et analyses intéressantes. Site en khmer et en anglais.

www.trial-ch.org

La mission que s'est fixée l'association Trial, de droit suisse et fondée en 2002, est indiquée dans son nom, un acronyme pour « Track impunity always ». Elle est l’une des voix de la société civile qui s'élèvent dans le monde pour réclamer une répression internationale des crimes les plus graves. « Trial saisira les tribunaux et défendra les intérêts des victimes de tels actes devant les instances suisses et face à la Cour pénale internationale », en s'appuyant notamment sur un réseau d'avocats. Son site offre une synthèse quotidienne de l'actualité du droit pénal international, avec une très bonne réactivité, ainsi que des fiches sur chaque mis en examen/accusé par une cour internationale (dont les anciens Khmers rouges détenus) où se glissent cependant quelques erreurs et inexactitudes. Il présente également les différentes structures de justice internationale existantes. Un site proposé en trois langues : anglais, français, allemand.

www.vannnath.com

Site, sommaire, du peintre Vann Nath, ancien prisonnier du centre de détention S-21, qui n'eut la vie sauve que grâce aux tableaux qu'il devait exécuter, notamment les portraits de Pol Pot, pour le compte de ses bourreaux. A la chute des Khmers rouges, il a exécuté de nombreuses toiles dépeignant des scènes du quotidien du centre d'interrogatoire, reconverti en musée du génocide (Tuol Sleng), où elles ont trouvé leur place sur les murs. En anglais.

www.khmersrouges.blogspot.com
« Khmers rouges amers » : le nom du film documentaire réalisé par Bruno Carette et Sien Meta, une enquêté menée chez les Khmers rouges et dont ils offrent sur ce site de courts extraits de témoignages recueillis, notamment de Frère n°2 Nuon Chea et de Khieu Samphan, l'ancien président du Kampuchea démocratique. En français et en anglais.

www.cybercambodia.com/dachs

Les Archives digitales des survivants du génocide cambodgien : des témoignages de survivants, et surtout une très belle série de clichés noir et blanc de la prise de Phnom Penh par les Khmers rouges réalisés en ce fatidique 17 avril 1975 (rubrique « Cambodian Killing Fields »). En anglais.

www.genocidewatch.org

« Genocide Watch : the international campaign to end genocide » a créé un projet sur le génocide cambodgien en 1982 afin que les anciens leaders khmers rouges soient traduits en justice. Le site présente un tableau récapitulatif des génocides et autres crimes de masse commis dans le monde depuis 1945, et revient sur la définition du génocide, dont il détaille les caractéristiques (« the 8 stages of genocide »), de la classification d’un groupe à sa déshumanisation. En anglais.

www.justicetribune.com
 
Première lettre d’information en ligne éditée sur la justice pénale internationale, International Justice Tribune publie deux fois par mois des articles et entretiens, en anglais et en français. A l'initiative de ce site créé en mars 2004, quatre journalistes émanant du magazine Diplomatie Judiciaire, publié jusqu'en 2003 par l'association Réseau Intermedia, qui a recueilli durant sept ans la mémoire des tribunaux et des processus judiciaires. Grand professionnalisme. Articles en accès payant.





BIBLIOGRAPHIE

Analyses
- Becker Elizabeth, When the war was over, Cambodia and the Khmer rouge revolution, 1986, Public Affairs, 606p (EN)
- Chandler David, Frère numéro un, 1993, Plon, 374p (FR)
- Chandler David, Voices from S-21, 1999, Chiang Mai Silkworm Books, 238p (EN)
- De Nike Howard / Quigley John, Genocide in Cambodia, University of Pennsylvania, 2000, 536P (EN)
- Etcheson Craig, After the Killing Fields : Lessons from the Cambodian genocide, Praeger Publishers, 2005, 272p (EN)
- Fawthrop Tom / Jarvis Helen, Getting away with the genocide?, Pluto Press, 2004 (EN)
- Heder Stephen, Seven candidates for prosecution accountability for the crimes of the Khmer rouge, Documentation Center of Cambodia, 2004, 153p (EN)
- Kiernan Ben, How Pol Pot came to power. A History of communism in Kampuchea 1930-1975, 1985, Verso Londres, 430p (EN)
- Kiernan Ben, Le génocide au Cambodge 1975-1979. Race, idéologie et pouvoir, Gallimard, 1998 (FR)
- Locard Henri, Le Petit livre rouge de Pol Pot, L’Harmattan, 1993, 265p (FR)
- Martin Marie Alexandrine, Le Mal cambodgien, Hachette, 1989, 304p (FR)
- Panh Rithy et Chaumeau Christine, La Machine khmère rouge : Monti Santésok S-21, Flammarion. 2003, 307 p (FR)
- Ponchaud François, Cambodge année zéro, Kailash, 1998, 235p (FR)
- Shawcross William, Une tragédie sans importance, Balland, Paris, 1979, 438p (FR)
- Short Philip, Pol Pot : Anatomy of a nightmare, Henry Holt and Co, 2005, 560p (EN)
- Vickery Michael, Cambodia 1975-1982, Silkworm Books, Bangkok, 1999, 369p (EN)

Ouvrages généralistes
- Jennar Raoul M., Les clés du Cambodge, Maisonneuve & Larose, 1995
- Kane Solomon, Dictionnaire des Khmers rouges, Irasec, Aux lieux d’être, 2007, 461p (FR)

Témoignages
Affonço Denise, La digue des veuves, 2005, Presses de la Renaissance, 260p (FR)
Bizot François, Le Portail, La Table ronde, 2000, 397p (FR)
Haing Ngor, Une Odyssée cambodgienne, Presses Pocket, 1989, 387p (FR)
Moeung Sonn et Locard Henri, Prisonnier de l'Angkar, Fayard, 1993, 385p (FR)
Neveu Roland, The Fall of Phnom Penh – 17 April 1975, Asia Horizons Books, Bangkok, 2007, 124p (EN)
Norodom Sihanouk, Prisonnier des Khmers rouges, Hachette, Paris, 1986, 433p (FR)
Picq Laurence, Au delà du ciel : cinq ans chez les Khmers rouges, 1984 Barrault 210 p. (FR)
Pin Yathay, L'utopie meurtrière, Complexe, Bruxelles, 1989, 412p (FR)
Vann Nath, A Cambodian Prison Portrait. One Year in the Khmer Rouge's S-21. White Lotus Co. Ltd., Bangkok 1998 (EN)

Ouvrages publiés par d’anciens Khmers rouges
Khieu Samphan, L'Histoire récente du Cambodge et mes prises de position, 2004, P Puy Kea, 183p (KH)
Khieu Samphan, L'économie du Cambodge et ses problèmes d’industrialisation, thèse de doctorat en sciences économiques, Paris, 1959, 207p (FR)

Bandes dessinées
- Séra, Lendemains de cendres. Cambodge 1979-1993, Delcourt, 2007, 112p (FR)

Pour de courtes présentations de la plupart de ces livres, consultez la base de données Cambodiana de la Bibliothèque nationale du Cambodge, un « catalogue exhaustif et commenté des ouvrages écrits sur le Cambodge, anciens ou modernes, en français ou dans une autre langue »





CINEMATOGRAPHIE
 
Image 
Phnom Penh, 28 mai 2002. Van Nath, survivant de Tuol Sleng et Suos Thy, régisseur, face à face lors du tournage de S21 par Rithy Panh
©John Vink / Magnum
 
- Panh Rithy, S21 ou la machine de mort khmère rouge, France, 2002, 101mn
- Panh Rithy, Bophana, une tragédie cambodgienne, France, 1996, 60mn
- Panh Rithy, Site 2 – aux abords des frontières, France, 1989, 90mn
- Joffé Roland, The Killing Fields [La Déchirure], Grande-Bretagne, 1984, 138mn

 

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