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Bruno Carette : "Il faut replacer la tragédie khmère rouge dans une perspective historique"
Par Stéphanie Gée   
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19-02-2009

Bruno Carette - Tuol Sleng ©John Vink/ Magnum

Phnom Penh (Cambodge), le 15 février 2009. Bruno Carette, cinéaste documentaire, au musée du génocide Tuol Sleng
©John Vink/ Magnum

Visages graves et recueillis d'anciens dignitaires khmers rouges réunis à Païlin le 3 juillet 2003 pour les funérailles de Khieu Ponnary, la première épouse de Pol Pot. Ils sont tous là : Nuon Chea, le couple Ieng Sary, Khieu Samphan, qui seront arrêtés quatre ans plus tard pour répondre des crimes commis sous le Kampuchea démocratique. C'est par ces images que débute le film "Khmers rouges amers", réalisé par Bruno Carette et Sien Meta, qui ont choisi d'enquêter du côté des Khmers rouges pour réexaminer cette période noire de l'histoire du Cambodge. Devant leur caméra, défilent ceux qui ont fait le régime khmer rouge, du simple soldat-paysan aux grands chefs, des entretiens montés avec des images d'archives et un souci de remise en perspective historique de ces événements. Cela donne un documentaire dense, très complet pour qui veut tenter de comprendre ce qui peut être compris sur ces années tragiques. "Khmers rouges amers" sera présenté en avant-première, samedi 21 février à Phnom Penh, au Centre de ressources audiovisuelles Bophana, qui réalisera une version khmère de ce document pour l'histoire, qui n'a pas encore trouvé de diffuseur. Rencontre avec le réalisateur Bruno Carette, sur les traces du régime khmer rouge depuis 1993.

 

Ka-set : "Khmers rouges amers" donne la parole aux anciens Khmers rouges, du simple soldat aux dirigeants du Kampuchea démocratique, qui présentent leur regard sur cette période noire de l'histoire du Cambodge. Pourquoi avoir retenu cet angle ?
Bruno Carette :
Ce travail vient en fait compléter un premier travail que j'avais effectué avant,  "Kampuchéa, chroniques rouge-amer", un documentaire historique un peu académique, diffusé en 2000 sur la chaîne France 5, et pour lequel j'ai recueilli de nombreux témoignages de victimes. Ce travail a été bien reçu par le public et je me suis dit - comme j'habitais au Cambodge - que ce serait intéressant de refaire le même travail mais du point de vue des Khmers rouges, avec le même souci de remettre les événements dans leur contexte historique.

K7 : D'où la reprise des mots "rouge" et "amer" dans le titre en écho au premier documentaire ?
BC :
Oui, c'était pour bien montrer qu'il s'agit du deuxième volet d'une enquête. En même temps, c'est vrai que les Khmers rouges que nous avons pu rencontrer avec Meta ne sont pas très fiers de ce qui s'est passé. On a pu percevoir tout de même une pointe d'amertume dans leurs propos, notamment chez Khieu Samphan [l'ancien président du Kampuchea démocratique].
Je sais bien que replacer le drame khmer rouge dans une perspective historique est l'un des arguments de défense utilisés par Khieu Samphan mais je trouve cette démarche légitime, sans pour autant qu'elle justifie, de mon point de vue, la mort d'un quart de la population [1,7 million de Cambodgiens]. Je n'ai pas pris pour argent comptant tout ce qu'il m'a dit mais c'était notre accord. Pour lui, ce n'est effectivement pas possible d'expliquer cette tragédie sans remise en perspective historique.  

K7 : Le contact a-t-il été facile à établir avec les anciens Khmers rouges ?
BC :
Pas trop, non ! Les Khmers rouges, je leur cours après depuis 1993 ! C'est l'année où je me suis rendu pour la première fois au Cambodge, pour les besoins d'un documentaire destiné à dresser un bilan de l'Apronuc [Autorité provisoire des Nations unies au Cambodge, 1991-1993] qui se retirait du royaume. Les Khmers rouges disposaient alors d'une représentation dans la capitale, derrière le Palais royal, puisqu'ils avaient signé les Accords de paix de Paris en 1991 avec l'Onu. Et tous les matins, j'allais frapper à leur porte tout le temps que je suis resté à Phnom Penh. Mes requêtes n'ont jamais abouti. Et chaque fois que je suis retourné au Cambodge, j'ai essayé d'entrer en contact avec eux. En vain. Disons que les choses ont commencé à se débloquer quand Khieu Samphan a sorti son livre [L'Histoire récente du Cambodge et mes prises de position, 2004]. Il a jugé intéressant de rencontrer des journalistes pour en faire la promotion. Quant aux anciens Khmers rouges de la base, des paysans pour l'essentiel, j'ai pu les approcher parce que je parlais un peu cambodgien et que j'étais accompagné d'un Cambodgien, Meta, qui connaît bien cette histoire et sans qui il n'aurait pas été possible de gagner leur confiance.

K7 : Avez-vous senti chez eux un besoin de se  justifier ?
BC :
Non, contrairement aux chefs, pas vraiment. Ils étaient en revanche plutôt surpris par notre démarche, de voir qu'un étranger pouvait s'intéresser à eux sans forcément les diaboliser.

K7 : Dans le documentaire, on vous voit demander à Khieu Samphan s'il présentera des excuses devant un tribunal, ce à quoi il répond que le pardon ne veut rien dire en droit. Mais a-t-il une signification dans la culture cambodgienne ?
BC :
Avant de poser cette question à Khieu Samphan, je lui dis : 'Vous avez demandé pardon du bout des lèvres dans votre livre'. A certains passages, on ressent son amertume. En même temps, je pense qu'il reste persuadé que si cette politique avait été mise en œuvre correctement, le fossé entre les villes et les campagnes - lequel n'a jamais été aussi important qu'aujourd'hui - se serait effacé. Le pardon n'est pas, il est vrai, une notion bouddhiste, la société cambodgienne étant une société profondément bouddhiste. Il s'agit d'une notion occidentale. Est-ce que Duch a, lui, dit pardon parce qu'il s'est converti au christianisme ?

K7 : Tous ceux que vous avez interrogés se défaussent quant à leurs éventuelles responsabilités. D'un côté, les anciens Khmers rouges de la base rejettent la faute sur leurs dirigeants d'alors, qui les ont, selon eux, trompés, de l'autre, les anciens leaders montrent du doigt le voisin vietnamien dangereusement expansionniste et des petits chefs khmers rouges qui auraient abusé de leur pouvoir. Personne ne veut prendre ses responsabilités ?
BC :
Est-ce que ce n'est pas un peu le fonctionnement de la famille khmère ? Il n'y a qu'à voir ce qui se passe dans la classe politique aujourd'hui. Est-ce bien propre aux Khmers rouges ? C'est vrai que Khieu Samphan estime, avec le recul, qu'ils sont allés trop vite et ont donné trop de pouvoir aux chefs, notamment des coopératives. Comment savoir dans une société où les ordres n'étaient donnés que par oral ? Devant l'échec de leur politique, ils pouvaient soit la remettre en cause, soit dire que c'était le résultat de la politique de traîtres. Ils ont retenu la seconde explication. Qui n'a jamais osé contester sa propre politique ? Et il y avait la peur du pouvoir central et des représailles... On peut aussi se demander s'il y avait une véritable volonté de voir les choses. N'y avait-il pas une certitude que c'était le prix à payer pour arriver à leurs fins et, comme le dit simplement un petit mécano de Païlin, que c'était finalement la même chose que pour la construction des temples d'Angkor qui ont nécessité de nombreuses morts ? C'est pourquoi je me suis attaché à maintenir un équilibre entre les interviews de dirigeants, de cadres subalternes, de gens de la base ou de personnes comme Laurence Picq, cette Française mariée à un Cambodgien qui a vécu sous le régime khmer rouge dont elle partageait l'idéologie.

K7 : Que reste-t-il du passé khmer rouge dans le Nord-Ouest du Cambodge, là où les rebelles khmers rouges se sont retranchés après la chute de leur régime en 1979 ?
BC :
Pas grand-chose dans ce qui était pourtant une des régions les plus riches du pays, notamment grâce à ses pierres précieuses et à son bois. Les forêts ont été déboisées, la frontière est exploitée par des compagnies thaïlandaises, le sous-sol est épuisé, miné... La population vit dans un dénuement absolu. On est arrivé au résultat contraire de ce qu'avaient annoncé les Khmers rouges, à savoir, faire du Cambodge un pays où les paysans puissent prendre en main leur destin et ne plus être exploités par les classes supérieures. De plus, les intempéries n'épargnent pas cette région. Depuis la réconciliation nationale, on a cependant l'impression que les anciens chefs khmers rouges ont complètement viré leur cuti ! Ils ont construit des casinos, des bordels... et exploitent à leur tour la population.

K7 : Comment les anciens Khmers rouges accueillent-ils le tribunal à caractère international mis en place à Phnom Penh pour juger les anciens dignitaires et grands criminels de leur régime ?
BC :
Jusqu'à l'arrestation des leaders [le tribunal en a mis cinq en examen, parmi lesquels Khieu Samphan, Nuon Chea, l'idéologue du Kampuchea démocratique, et Ieng Sary, ancien chef de la diplomatie khmère rouge], le mot d'ordre des paysans, des Khmers rouges de Païlin et d'Anlong Veng, était de rester fidèles aux chefs. Un peu comme dans la tradition cambodgienne où l'on respecte l'aîné, le chef. Il n'y avait donc, jusqu'à leurs arrestations, aucune volonté chez eux de voir ce tribunal fonctionner mais une volonté de justifier l'action des chefs qui avaient, selon eux, agi pour le bien du peuple. Le discours a un peu changé depuis. Est-ce que c'est par crainte du pouvoir ou par crainte que le tribunal ne soit élargi à d'autres chefs subalternes ? Peut-être aussi. Il y a une séquence dans le film que je trouve intéressante, qui montre la crédulité des paysans cambodgiens vivant dans les anciennes zones khmères rouges. Sam Rainsy, le leader de l'opposition, a toujours voulu un tribunal. Il avait placé en tête de sa liste à Païlin, pour les législatives de 2003, la nièce de Ta Mok, le chef de guerre de Pol Pot. Ce qui m'a surpris, c'est de voir la nièce de Ta Mok dire à ses partisans que Sam Rainsy, quand il venait la présenter comme candidate idéale à Païlin, c'était pour soutenir les valeureux patriotes khmers rouges qui avaient défendu la nation et que s'il se battait pour un procès, c'était pour rendre justice aux Khmers rouges ! Est-ce que c'est de la crédulité... ou de la propagande ? Je ne sais pas.

K7 : Vous n'avez jamais cru qu'un tribunal à caractère international verrait le jour au Cambodge pour juger les anciens dirigeants khmers rouges. Or il a été établi et, prochainement, le premier procès devrait s'y ouvrir. Nourrissez-vous encore des réticences ?
BC :
Je n'ai pas de réticences, lesquelles doivent venir des Cambodgiens car c'est à eux qu'il convient de rendre justice. Cependant, je peux faire part d'un certain scepticisme. D'abord, j'observe qu'il y a eu un tribunal en 1979 à Phnom Penh, qui était une parodie de justice, mis en place par le Vietnam, qui a jugé vite et mal. Du point de vue des Cambodgiens au pouvoir aujourd'hui, un tribunal khmer rouge a eu lieu, certes insuffisant, mais il a eu lieu. Ensuite, les Nations unies sont arrivées au Cambodge et ont dit : on va restaurer la paix. Elles ont signé les Accords de paix de Paris avec notamment les Khmers rouges. De 1979 à 1989, le Vietnam occupait le pays et avait mis en place un régime acquis à sa cause. On était en pleine Guerre froide, le Vietnam était l'allié de l'URSS, cela n'était pas possible de soutenir un tel régime. Du coup, les Nations unies ont permis aux Khmers rouges d'occuper le siège vacant de la représentation cambodgienne jusqu'en 1991. C'est quand même un peu fort ! Et aussitôt les Accords de Paris signés sous l'égide de l'Onu, avec les Khmers rouges, on a dit : on va juger les Khmers rouges ! Ce qui a précipité évidemment l'impossibilité de la réconciliation nationale. Dès que les Khmers rouges ont pris conscience de cela, ils ont boycotté les élections et ont regagné le maquis. Là encore, sur cet échec de paix, les Nations unies ont une grande part de responsabilité. Elles ont réussi à organiser les premières élections libres au Cambodge en 1993 et à rétablir Norodom Sihanouk sur le trône, mais, aussitôt fait, elles sont reparties en disant : voilà, c'est la mission la mieux réussie de l'Onu ! Une mission qui a coûté quand même 3 milliards de dollars avec le déploiement de 22 000 civils et militaires dans le pays, pour ne faire que la moitié du travail mais repartir satisfaites ! Or les rebelles khmers rouges n'avaient pas été désarmés. Il a fallu attendre la mort de Pol Pot, qui suivait la reddition du fief de Païlin, pour que la guerre civile prenne fin, et cela, ce n'est pas l'œuvre des Nations unies !

Quand, ensuite, la réconciliation nationale a été scellée par le Premier ministre Hun Sen, les Nations unies sont revenues à la charge pour dire : on va juger les Khmers rouges maintenant qu'ils sont vaincus ! Hun Sen les a prévenues en leur expliquant qu'il avait éteint le feu et que si elles revenaient pour le rallumer alors, cette fois, c'est elles qui s'occuperaient de l'éteindre ! Après, étant donné le contexte et les besoins d'argent, j'ai l'impression que le gouvernement a marchandé ce tribunal. Mais vu les échecs passés des Nations unies au Cambodge, je trouve que leur façon de faire pression sur le gouvernement cambodgien pour juger les anciens Khmers rouges n'est pas dénuée d'un certain cynisme   ! Il est vrai, aussi, que le gouvernement cambodgien compte dans ses rangs d'anciens membres khmers rouges et je ne pense pas qu'il souhaite que le passé de ces hauts représentants soit mis au jour. Au contraire, j'ai l'impression qu'ils vont d'une certaine façon réécrire l'histoire et ils ont, peut-être, un certain droit à le faire car il est vrai que ce sont eux qui ont restauré la paix.

K7 : Plusieurs organisations s'inquiètent des allégations de corruption qui entachent le tribunal khmer rouge. Qu'en pensez-vous ?
BC :
Je note que les Nations unies ont mené une enquête sur ces allégations et n'ont toujours pas rendu public leur rapport ! Pourquoi ? On a l'impression finalement que tout le monde s'est embarqué dans une histoire que personne n'a vraiment voulue avec, d'un côté, les Nations unies soucieuses de réhabiliter leur action à moitié manquée de l'Apronuc et, de l'autre, un gouvernement cambodgien qui, lui, a restauré la paix mais ne veut pas révéler au grand jour le passé de certains de ses membres... 

En se limitant à juger la période 1975-1979, le tribunal khmer rouge ne permettra pas, par ailleurs, cette remise dans le contexte historique, que je me suis attaché à présenter dans mon film, et ne permettra pas une compréhension complète des événements. On va voir ce que le tribunal propose mais je crains un raccourci saisissant : Va-t-on parler des bombardements américains ? Du soutien de la Chine ?  Est-ce que cela sera possible ? Si ce procès est biaisé, que chacun essaie d'en tirer avantage, alors le peuple cambodgien se retrouvera à nouveau pris en otage.

K7 : Il existe néanmoins une réelle attente des Cambodgiens qui espèrent, via ce tribunal, comprendre ce qui s'est passé...
BC :
Si le tribunal apporte des éléments de compréhension et permet aux victimes de faire le deuil de leurs proches, cela sera très bien. Mais est-ce que juger Duch, l'ancien directeur de la prison S-21, va permettre d'expliquer les milliers et milliers de morts dans les campagnes, les déportations, la famine, les maladies... ?

K7 : Vous ne croyez donc pas que les quatre autres mis en examen par le tribunal khmer rouge seront jugés ?
BC :
Je n'y crois pas, hélas. Je ne pense pas qu'ils le seront, en tout cas pas du vivant de Norodom Sihanouk. Certains pourraient mourir en détention par exemple, et peut-être l'un d'eux sera-t-il même relâché...?  

K7 : En allant ainsi à la rencontre des anciens Khmers rouges, votre opinion sur eux a-t-elle changé ?
BC :
Pas vraiment. Comme tout le monde, je suis parti avec l'idée que les Khmers rouges étaient de monstrueux criminels, qui avaient mis à sac leur pays, fait souffrir la population. Certes ! Mais sans vouloir paraître scandaleux je ne pense pas que des crimes de cette ampleur aient été prémédités. Je pense qu'au départ, les Khmers rouges étaient plutôt animés d'intentions progressistes, certes inspirées par l'idéologie communiste, mais qu'ils pensaient œuvrer pour le bien du peuple. Les "ennemis" ont été froidement éliminés, le contexte de Guerre froide a précipité les choses et tout cela a mené à l'absurdité du système khmer rouge et au drame cambodgien, à l'une des pires catastrophes de l'Humanité. Les Khmers rouges se sont complètement plantés. 

Mais je suis journaliste, pas procureur ou avocat. Je suis satisfait d'avoir pu parler aux Khmers rouges pour montrer cette autre facette de l'histoire. Beaucoup, parmi ceux que nous avons rencontrés n'avaient rien de criminels assoiffés de sang mais avaient plutôt le profil de personnes embarquées dans une histoire qui les a dépassées. J'ai pu observer qu'ils avaient également beaucoup souffert, notamment tous les petits Khmers rouges enrôlés de force dans les campagnes et qui se sont retrouvés sur le front. Dans le film, vous pouvez le voir : à presque tous, il manque qui un bras qui une jambe. Cela m'a conforté dans l'idée que ce pays avait partout souffert dans sa chair.


"Khmers rouges amers" sera projeté samedi 21 février à 16 heures au Centre de ressources audiovisuelles Bophana, No64 rue 200 (Okhnia Men), à Phnom Penh

 


"Khmers rouges amers" sur internet
Retrouvez de courts extraits de témoignages recueillis par Bruno Carette et Sien Meta lors de leur longue enquête chez les Khmers rouges sur le site : www.khmersrouges.blogspot.com. On peut notamment y entendre Nuon Chea, dit Frère Numéro 2, et Khieu Samphan, l'ancien président du Kampuchea démocratique (en français et en anglais). Les réalisateurs ont bouclé ce documentaire en 2007, qui a été sélectionné au Figra 2008, et sont à la recherche d'un diffuseur.

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1 Commentaire
Par Monique & Yann de Cormeilles- 2009-02-20 07:17:08
Merci Mme Gée pour cette excellente interview. Nous n'avions pas eu la possibilité en 2000 de visionner sur France 5 "Kampuchéa, chroniques rouge-amer" , dont nous n'avions ( jusqu'à ce très bon article) jamais entendu parlé. Nous vivons en France et donc ne pourrons -hélas- pas nous rendre à la projection de "Khmers rouges amers" le 21 février au Centre Bophana. Alors merci à Ka-set de prévenir ses lecteurs de la sortie de ces documentaires en DVD (s'il vous plait, sous-titré en français ! ) !! Il nous tarde de pouvoir voir vos documentaires M. Carette.
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