
Phnom Penh (Cambodge), le 10 mai 2002. Prak Khan, ancien interrogateur khmer rouge, et MM. Poeuv et Phiep, gardiens, lors du tournage du film documentaire de Rithy Panh "S-21, la machine de mort khmère rouge", dont un extrait a été diffusé le 22 juillet dans le cadre du procès de Duch ©John Vink/Magnum L'ancien interrogateur Prak Khan a maintenu à la barre, mercredi 22 juillet, ses déclarations de la veille. L'accusé a bien tenté de mettre à terre nombre de points de son témoignage, sans pouvoir, le plus souvent, opposer autre chose que sa propre parole face à celle de son ancien subalterne. Le témoin qui lui succède, un autre ancien membre de S-21, fait un passage éclair, sa déposition étant détournée par un débat animé sur la manière d'interroger un témoin et les temps de parole impartis à chaque partie.
L'avocat du témoin se réveille L'avocat du témoin Prak Khan, qui n'a pas fait entendre le son de sa voix la veille, demande à l'ouverture de l'audience à ce que son client puisse préciser s'il a commis la torture de son propre chef ou sur ordre de ses supérieurs "car ce n'était pas très clair". La requête est illico rejetée par le président : "Il ne convient pas de soulever cette question a posteriori". Le film "S-21" de Rithy Panh au secours de co-procureurs mal préparés Les co-procureurs se lancent dans l'interrogatoire de Prak Khan, en revenant sur les règles établies à l'attention des détenus, données en lecture la veille. "On nous a appris ces règles à l'occasion d'une séance de formation et elles ont été mises par écrit. Les interrogateurs devaient les consigner dans leurs carnets et marquer la page pour s'y référer", détaille le témoin. Qui les a établies ? Il n'en sait rien mais ce dont il se souvient, c'est qu'elles sont apparues aux murs des salles d'interrogatoires bien après la création de S-21. Le co-procureur cambodgien lui demande ensuite de situer sur un plan aérien du centre de sécurité et de ses environs les endroits où il travaillait, où il a vu que l'on prélevait du sang des prisonniers et où il a assisté à la tragique scène d'un enfant jeté par-dessus l'étage supérieur d'un bâtiment. Une opération qui semble interminable... Son collègue international affiche ensuite à l'écran la première page d'une confession épaisse de 589 pages, celle du chef de la station d'électricité, interrogé par Prak Khan. Les annotations qui y figurent ne sont pas de sa main et il est donc bien incapable d'en expliquer le sens. Devant cet insuccès, William Smith choisit de diffuser des extraits du film de Rithy Panh, "S-21, la machine de mort khmère rouge" (2004). Ici, on voit Prak Khan s'exprimer sur les prélèvements sanguins face au rescapé Vann Nath lui montrant des bordereaux actant ces opérations ; là, il décrit son attitude et l'état dans lequel il exerçait ses fonctions d'interrogateur à S-21 - "Mon cœur et ma main travaillaient en symbiose, c'était ça la torture" -, ou encore explique comment il a soufflé à une détenue la manière de rédiger dans les formes sa confession, en lui suggérant de dénoncer un réseau de traîtres et de se rendre coupable d'un acte de sabotage, aussi ridicule soit-il. Des extraits, certes pertinents, mais dont la diffusion cache mal le manque de préparation de l'accusation. On se demande si Rithy Panh n'aurait pas été bien meilleur procureur pour ce procès... "Preniez-vous les prisonniers pour des animaux ?", "J'imagine qu'avant de commencer à travailler à S-21, vous ne traitiez pas les gens de cette manière ?", questionne William Smith. Prak Khan choisit de garder le silence. Il accepte en revanche de répéter qu'à S-21, seul Duch "pratiquait l'endoctrinement pour avoir une position absolue contre les ennemis". Comment décrirait-il son ancien chef à l'époque ? "Il était quelqu'un de studieux, enthousiaste dans son travail et quoi qu'il fasse, toujours méticuleux", esquisse le témoin, qui dit n'avoir jamais noté de changement dans cette attitude. Pendant ce temps, l'accusé, le nez chaussé de lunettes et le buste penché sur une feuille, prend des notes. "Il fallait que je révèle la vérité" Le co-procureur cite alors les titres de plusieurs documents filmés, "relevant du domaine public", dans lesquels Prak Khan a admis sa participation aux crimes commis à S-21, et il lui demande pourquoi, après un long silence, avoir ainsi reconnu publiquement les faits. "J'ai pensé qu'il était de mon devoir de le faire, justifie le témoin. Il fallait que je révèle la vérité." C'en est fini pour l'accusation. Un co-avocat de parties civiles choisit d'interroger l'accusé Quand vient le tour de Me Jacquin, co-avocate du groupe 3 des parties civiles, elle demande à interroger non pas le témoin mais l'accusé, sur les déclarations du témoin. Et elle offre une tribune à Duch, qui n'en demandait pas autant. Celui-ci ne nie pas avoir assuré une formation aux interrogateurs. "L'incident de l'enfant jeté par-dessus le balcon a-t-il pu se produire selon vous ?" "Je m'attendais à cette question depuis un certain temps, merci de me l'avoir posée, je voulais y répondre. Je ne crois pas à cette histoire. [...] Je ne suis pas sûr que ce bâtiment de trois étages ait existé." Prak Khan n'a jamais fait mention d'une construction à trois étages... Et qu'a-t-il à dire au sujet de ses passages dans les salles d'interrogatoires, ce dont a fait état le témoin mais ce qu'a toujours nié l'accusé, assurant n'avoir jamais mis les pieds dans ces lieux. "J'étais directeur de S-21. Mes tâches consistaient à annoter les aveux faits par les détenus. Et dès le moment où je suis devenu le chef de S-21, je n'ai interrogé qu'une seule personne et une seule fois : Koy Thuon [ancien ministre khmer rouge du Commerce]." Il explique alors que cette tâche revenait à d'autres. "Il [Prak Khan] ne pouvait pas passer par-dessus la tête de son chef d'équipe pour s'adresser à moi. Il est possible que Mam Nay [chef des interrogateurs] s'occupait de cela aussi. Sinon Hor [adjoint de Duch] me secondait dans ces occasions." Duch conteste plusieurs points de la déposition de Prak Khan Disant alors tout le respect qu'il avait pour "l'organisation et les affectations", l'accusé fait valoir que s'il faisait d'une personne son adjoint, c'est qu'il avait confiance en elle. "Si j'avais discuté d'une question quelconque directement avec Prak Khan sans passer par eux [mes adjoints] alors il n'y aurait pas eu besoin de nommer des adjoints et des chefs d'équipe !" Duch donnait-il des directives aux interrogateurs avant qu'ils interrogent les détenus, comme l'a affirmé Prak Khan ? "Je n'avais pas le temps de donner des instructions à chaque interrogateur", réplique l'accusé.
Kambol (Phnom Penh, Cambodge), le 22 juillet 2009. Les multiples visages de Duch, qui ne s'est pas fait prier pour réagir au témoignage de son ancien subordonnée Prak Khan ©Stéphanie Gée
Sur la question des prélèvements de sang, Duch part au quart de tour, cherchant à tourner en ridicule les propos de son ancien interrogateur. Selon l'accusé, Prak Khan aurait dit, dans une déclaration antérieure, que vingt détenus étaient soumis à un tel traitement chaque semaine, ce qui correspondrait à un total de plus de mille détenus saignés par an. "Hier, devant cette Chambre, Prak Khan n'a pas osé confirmer [un tel chiffre]. Des documents concernant les détenus dont le sang a été prélevé existent encore et, d'après mes calculs, ils ont été à peu près une centaine [à subir ce sort]..." De qui émanait une telle décision ? "De mon supérieur, à savoir Son Sen." Puis, comme ménageant ses effets, il déclare calmement : "Je rejette catégoriquement le témoignage de Prak Khan... qui, hier, a dit que je fournissais le sang à trois hôpitaux", alors qu'il ne l'acheminait que vers un seul, celui de l'état-major, précise-t-il. Un accusé embrouillé dans ses observations... Après les questions des autres groupes de parties civiles, la parole revient à nouveau à l'accusé. "Jusqu'au 7 janvier 1979, je n'ai jamais vu ni entendu Prak Khan. Je ne connaissais pas son nom à l'époque. Il était assez bas dans l'échelle hiérarchique à S-21." Il reprend son parcours à S-21, documents à l'appui, ajoutant que c'est en conformité avec la description qu'en a faite le témoin. L'accusé soulève alors un point : "le fait que Prak Khan a dit que les interrogateurs avaient pour devoir de faire pression sur les prisonniers et notamment de les empêcher de crier [malgré les souffrances infligées]". Une affirmation corroborée par deux autres dépositions, note Duch, avant de poursuivre : "Je suis aussi d'accord avec Prak Khan, il est effrayant de se remémorer cette époque. J'ai écouté sa déposition et je la trouve crédible. Que les aveux étaient vrais ou faux, peu importait à l'époque, il fallait continuer. Par exemple, il a été dit que cinq ou six cadres de S-21 ont interrogé une femme détenue. Prak Khan lui-même a pu comprendre que les juges ne croyaient pas ce qu'il disait mais il a persisté dans ses propos. Il y a d'autres exemples. [...] Il est vrai qu'il y a beaucoup d'erreurs qui entachent sa déposition mais je crois que c'est le résultat de la peur. A l'époque ils avaient peur d'être arrêtés par moi mais, aujourd'hui, le témoin a peur d'être lui-même face à un tribunal comme je le suis aujourd'hui. Je ne demande, pour ma part, pas que mes subalternes soient à mes côtés devant un tribunal. Je suis responsable juridiquement et émotionnellement de ce qui s'est passé à S-21 et j'en réponds." ... et rappelé à l'ordre Duch se perd dans les détails, invoquant de multiples documents pour étayer ses dires, et ce de manière obsessionnelle. Il lâchera d'ailleurs : "Il faudrait que le témoin avance des documents pour prouver ce qu'il dit". L'accusé l'a déjà démontré, il ne s'incline que devant la production de preuves matérielles. Il continue d'aligner des éléments sans que le lien entre eux soit toujours évident, et rejette fermement d'anciennes déclarations faites par Prak Khan à qui il s'adresse directement. L'accusé finit par égarer l'auditoire, ratant sa cible. Ce laïus est enfin interrompu par le président qui lui indique qu'il suffit de dire à la Chambre quels sont les éléments du témoignage de Prak Khan qu'il confirme et ceux qu'il réfute. Et il le rappelle à l'ordre : "Veuillez faire attention à votre comportement et évitez de faire pression sur le témoin ! Vous n'avez qu'à donner des observations concernant le témoignage du témoin..." Duch admet qu'il y a eu des femmes dans l'équipe médicale Duch enchaîne alors sur le personnel médical, Prak Khan ayant affirmé la veille qu'il comprenait des femmes. "Nam Mon [nom d'une partie civile qui a déposé] n'était pas dans le personnel médical, Thuon [la nièce de Nuon Chea], elle, y était effectivement." L'avocate de Nam Mon, Me Studzinsky, fait observer que Prak Khan n'a pas dit qu'il se souvenait du nom de Nam Mon. Sur ce, le président rappelle à nouveau à l'accusé qu'il ne doit pas s'adresser au témoin mais aux juges. Duch reprend : "Pour ce qui est du membre médical féminin, il y en avait deux à S-21". Et il cite leurs noms, expliquant qu'elles étaient des détenues, formées à l'étranger, qui ont été affectées à cette unité. Une omission qu'il avait faite lors de l'audience du 13 juillet, au cours de laquelle il avait assuré que le personnel médical "appartenait aux anciennes forces de la 703e division et ne comptait que des hommes". Une défense sceptique aux déclarations du témoin Me Roux, le co-avocat international de Duch, vérifie avec le témoin comment il a su que Nam Mon était venue déposer à la Chambre, comme il l'a dit la veille. Pour rappel, un témoin, sauf s'il est partie civile au procès, ne peut assister aux audiences avant d'avoir déposé. "Je l'ai vue témoigner à la télévision", répond Prak Khan. Et il confirme avoir vu d'autres témoins déposer, à l'occasion des retransmissions télévisées. Puis, l'avocat extrait des passages du carnet d'un interrogateur de S-21, rédigé lors des formations organisées par Duch ou son adjoint Hor. Il y est ainsi écrit, au chapitre "objectifs d'amélioration du travail", que "la politique" doit être utilisée comme "base" et, quelques pages plus loin, que la pression politique devait se faire "de manière soutenue et à tout moment", l'utilisation de la torture n'étant qu'une "mesure complémentaire". Et l'expérience du passé, y est-il encore écrit, a montré que les interrogateurs mettaient en général l'accent sur la torture plutôt que sur la propagande, avec ce constat établi : "Ceci une expérience erronée et nous devons nous en rendre compte". Le témoin confirme avoir entendu à l'époque cette théorie. Me Roux opère de même avec les confessions qui, selon ce même document, devaient être écrites par les prisonniers sans qu'elles leur soient dictées. Le témoin acquiesce à nouveau. Prak Khan maintient avoir été témoin de prélèvements sanguins Me Roux prend soin de faire confirmer par Prak Khan que le secret absolu devait prévaloir à S-21 et qu'il entourait le travail du personnel, puis lui fait part de son trouble : "Vous parlez de choses dont on ne comprend pas comment vous avez pu les savoir". Il revient sur les prélèvements de sang - "Duch les reconnaît depuis l'instruction, depuis que la question lui a été posée en février 2008". "Je n'arrive toujours pas à comprendre comment vous avez pu être témoin de ce que vous nous dites." Comment un responsable médical a-t-il pu lui confier à qui était destiné ce sang ? Prak Khan, tout d'abord, affirme avoir été le "témoin direct" de telles scènes à "deux ou trois occasions" puis, il réfute avoir dit, comme l'a raillé plus tôt l'accusé, que cela avait concerné un millier de personnes. Et si le responsable a répondu à sa question de savoir où ce sang était emporté, c'est qu'il habitait la maison voisine de la sienne. Le témoin ne cède pas face à la suspicion de l'avocat : "Je peux vous confirmer que j'ai été personnellement le témoin de prélèvements sanguins ! Et là, je n'ai pas menti." L'avocat ne semble pas convaincu. Il ne cachera pas sa surprise quant au fait que le témoin ait pu jeter un coup d'œil dans l'unité médicale, voire y rester une heure à observer la scène. Un début de déposition éclair Le témoin est remercié, sa déposition est terminée. Kok Srov s'installe à sa place, et est à son tour informé de ses droits et obligations. Ce cultivateur de 59 ans, qui a rallié la révolution fin 1973, a été affecté, fin 1975, à la garde des détenus à la prison de Takmau puis à S-21, où il effectuait des rondes dans l'enceinte. Il dit y avoir vu des "détenus indiens, vietnamiens et thaïlandais". On n'entendra pas davantage ce nouveau témoin, balayé par un débat de procédure qui occupera la fin de cette journée d'audience. Co-procureurs : "le témoin peut se voir effrayé" Les co-procureurs sont invités à présenter les observations qu'ils souhaitaient faire sur la manière d'interroger les témoins comparaissant. William Smith, rappelant que, le matin même, le président a autorisé un avocat des parties civiles à poser des questions non pas au témoin mais à l'accusé, relève qu'il n'était "pas tout à fait approprié de permettre à l'accusé de présenter des éléments de preuve alors qu'un témoin est en train de déposer. C'est ce qui s'est passé aujourd'hui". "L'effet en est, et je crois que cela a été visible, que le témoin peut se voir effrayé parce qu'il est directement mis en cause avant même d'avoir terminé sa déposition." Et "les questions [qui suivent] risquent de s'adresser à un témoin dont la position a été affaiblie par l'accusé", redoute-t-il, suggérant que les questions à l'accusé soient posées "après" la déposition du témoin. Pourquoi le co-procureur international n'a-t-il pas soulevé cette remarque le matin ? Par ailleurs, ajoute William Smith, il serait aussi préférable que les déclarations de l'accusé interviennent à la suite de ses avocats, une fois que le témoin a fini de déposer, ce afin de créer un climat de confiance "plus propice à la manifestation de la vérité", explique-t-il. La défense : les co-procureurs ont-ils peur du contradictoire ? Me Jacquin n'estime pas avoir fauté mais reconnaît que les parties civiles apprécieraient avoir "deux temps de parole" pour interroger et le témoin et l'accusé. Me Roux y va ensuite de son commentaire : "Mon collègue [William Smith] était inquiet de savoir si le témoin pouvait être effrayé. Je crois que c'est plutôt les co-procureurs qui sont effrayés par le contradictoire". Et il rejette l'idée qu'un temps supplémentaire soit donné aux parties civiles et aux co-procureurs pour interroger l'accusé, se disant tout à fait favorable que chaque partie puisse utiliser son temps pour interroger l'accusé. "Je redis que je continue à considérer que ne donner à la défense, pour poser ses propres questions, que le même temps que les parties civiles, sans tenir compte du temps dont a pu disposer le co-procureur, n'est pas une solution satisfaisante. [...] Nous sommes dans un déséquilibre qui me paraît grave." Et il ajoute sur le même thème : "Nous gagnerons tous beaucoup de temps et de clarté si les parties civiles pouvaient s'entendre entre elles pour que ce soit chaque fois UNE équipe qui pose les questions pour l'ensemble des parties, à tour de rôle." La défense se plaint de ne pas bénéficier de l'égalité des armes Le juge Cartwright demande alors à Me Roux de citer un "exemple concret" où la défense n'aurait pas eu suffisamment de temps pour poser entièrement ses questions. "Je peux vous dire que nous éliminons un certain nombre de nos questions pour tenir compte du temps qui nous est imparti", répond l'avocat. Le juge Lavergne note que, jusqu'à présent, la défense n'a jamais utilisé le temps qui lui était accordé, alors pourquoi se réfréner ? "Ce n'est pas la peine que je m'engage dans un questionnement si je sais que je n'irai pas jusqu'au bout", explique l'avocat français. Dans ce cas, rebondit le juge, il ne faut pas dire "nous n'avons plus de questions à poser" à la fin. Me Roux dit prendre bonne note si la Chambre souhaite qu'il fasse ainsi. Pour le juge, "il faut donner la chance à la Chambre" d'examiner une telle requête. Dans la foulée, Me Roux dépose sa requête : la défense souhaite avoir le même temps de parole que les procureurs et les parties civiles réunis. Dans son dos, Duch opine du chef, tout sourire. William Smith s'est déjà remis debout. Le président lui demande d'être bref. Le co-procureur révèle que lui aussi aimerait disposer de plus de temps car il a "la responsabilité de prouver la validité de l'accusation". "Je trouve surprenant que l'on demande maintenant plus de temps du côté de la défense alors qu'on veut un procès diligent. Par ailleurs, nous encourageons un débat véritablement interactif mais il est très important que le témoin ne se retrouve pas tout seul sur son siège." Requête : des questions bonus pour les parties civiles
Me Studzinsky intervient à son tour, pour signaler que le temps de parole de son groupe 2 des parties civiles a été abrégé de "3 minutes", soit 20% de leur temps. Les avocats des parties civiles se trouvant "parfois dans l'impossibilité de poser toutes les questions qu'ils ont préparées dans le temps qui leur est imparti", elle suggère qui leur soit permis "de poser au moins [leurs] questions restantes, en les soumettant à la chambre et lui permettant de les poser". Les co-procureurs soutiennent cette idée, "sur le principe". Quant à Me Roux, il s'insurge. Pour lui, cela revient à une autre manière de demander d'avoir du temps supplémentaire, et de recommencer les débats. Il s'y oppose fermement.
Une décision sera rendue sur cette question lundi 27 juillet, journée de reprise des audiences. Egalement sur Ka-set Vann Nath, premier rescapé à déposer, dit son espoir de justice, et subit un interrogatoire raté (29-06-2009)
- Un ancien garde de S-21 charge Duch, au cours d'une déposition fragile (21-07-2009) - Him Huy, un autre témoin clé de l'accusation qui n'inquiète pas la défense (20-07-2009) - Avec l'évocation de la torture à S-21, Duch finit par laisser tomber le masque (16-06-2009)
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