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Déposition poignante d'une rescapée de S-24 : Duch se dit prêt à affronter la justice du peuple
Par Stéphanie Gée   
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12-08-2009

Villageois - CETC ©John Vink/ Magnum

Kambol (Phnom Penh, Cambodge), le 12 août 2009. De nombreux Cambodgiens, venus des campagnes, assistent chaque jour au procès de Duch (sur la photo, un villageois devant un écran des CETC
©John Vink/ Magnum

Mme Bou Thoeun, une rescapée de Prey Sar (S-24), est venue raconter à la barre, mercredi 11 août, l'enfer vécu et a offert un rare moment d'intense émotion. Ses blessures indélébiles, sans doute tues jusque-là, elle les a jetées à la face du tribunal, rappelant à tout un chacun pourquoi il a été établi et replaçant les victimes au coeur du procès de Duch. L'accusé n'a pas été insensible à ces éclats de souffrance et de colère, et a déclaré être prêt à s'offrir à l'ire de ses compatriotes et à accepter le châtiment qu'ils voudraient lui infliger.


Anlong Korn, une composante de Prey Sar
"J'ai beaucoup souffert parce que j'ai été frappée. Parce que je n'arrivais pas à faire ce qu'on m'avait demandé de faire, j'ai été maltraitée. J'étais entre la vie et la mort. Moi seule ai survécu. Mes filles et mes autres proches sont morts, et je me suis retrouvée seule au sortir du régime khmer rouge." Dès le début de sa déposition, Mme Bou Thoeun, qui comptait parmi le "peuple nouveau", les "17 avril" -, résume sobrement sa propre tragédie. Quand en 1977, son mari, transporteur au ministère de l'Energie, "disparaît", elle est peu après envoyée à Anlong Korn, au sud de Prey Sar, "une sorte de transit pour les prisonniers avant qu'ils ne soient répartis sur les différents sites". Un mois avant, elle avait mis au monde un quatrième enfant. Anlong Korn, expliquera plus tard l'accusé, "était un bureau important, c'est là qu'était stationné Huy", le directeur de Prey Sar, dont ce village faisait partie.

Un témoin dévasté, séparé à jamais des siens
"Je disais les choses à voix haute", se souvient-elle, une franchise et une spontanéité qui ne l'ont pas quittée depuis mais qui, sous le Kampuchea démocratique, ont failli lui coûter la vie. Une telle audace ne pouvait qu'être prise pour des velléités contre-révolutionnaires. Elle a frôlé la mort quand, apercevant une main de bananes, le ventre vide, elle s'est exclamée : "ce serait bon de les manger !". Un commentaire de trop qui lui a valu d'être frappée, elle en porte encore aujourd'hui les cicatrices, confie cette femme ronde et solide de 64 ans, qui n'a pas peur de regarder en face ses interlocuteurs.

A la chute du régime khmer rouge, Mme Bou Thoeun n'osait pas retourner à son village d'origine, "seule", sans mari ni enfants, tous morts. "Pourtant, le fait de perdre des proches n'était pas quelque chose dont on pouvait avoir honte car c'était le cas de tout le monde." Peu à peu, son ton monte. Les larmes coulent, elle les essuie au fur et à mesure qu'elles viennent.

 "J'ai énormément souffert. Et je ne veux pas me rappeler tous ces souvenirs. Lorsque Duch a affirmé ne pas avoir tué de gens, je n'en suis pas convaincue car de nombreuses personnes ont été tuées à S-21 et à Choeung Ek. Mon mari et mes enfants ont trouvé la mort dans ces lieux. Et mon oncle, qui était bonze supérieur, m'a conseillé de pardonner. Mais maintenant, je suis seule et quand je fais des travaux agricoles, je suis seule. Pourquoi devrais-je continuer à faire cela car, de toute façon, il ne me reste personne pour qui travailler, mon mari et mes enfants sont morts. Ma mère m'a dit d'essayer de prendre les choses un peu mieux mais je suis ici devant cette Chambre pour que justice soit rendue pour mon mari et mes enfants. Chaque année, je me rends à Choeung Ek pour prier pour leurs âmes." Sa voix est ferme, intransigeante et dominée par des accents de colère. C'est la voix des justes. Sa souffrance, elle l'offre en audience avec majesté, avec aplomb et beauté. Tout à trac. Personne ne se risquerait à l'interrompre.

"Pourquoi a-t-on tué de jeunes enfants ?"

Au lendemain de l'écroulement du régime de Pol Pot, quand elle découvre sur le site d'exécution Choeung Ek des cheveux de cadavres, elle croit reconnaître ceux de ses filles. C'est le choc, elle s'évanouit. "Je ne sais pas pourquoi on a tué de jeunes enfants ! [...] Si je ne m'étais pas résolue à étudier le dharma, je me serais retrouvée dans un état psychique extrêmement grave. J'ai la certitude que mes enfants ont été exécutés à Choeung Ek, et la photo de mon mari, on peut la voir [au musée de] Tuol Sleng. Je conserve la mémoire de mon mari, de mes enfants. Je ne les oublie pas. Une copie de la photo de mon mari m'a été transmise mais je ne veux pas raviver la mémoire de cette souffrance mais essayer de la surmonter, aussi difficile cela soit-il. [...] L'heure est venue de panser les plaies."

S-24 : une prison et non pas un centre de rééducation

A Anlong Korn, explique Mme Bou Thoeun, ils étaient considérés "comme des ennemis" et donc traités comme des prisonniers. Chaque nuit, certains d'entre eux disparaissaient et ne revenaient jamais. Le co-procureur international, Vincent de Wilde, l'interroge sur les conditions dans lesquelles elle a été maintenue dans cette "prison sans mur", selon son expression. "Si je dis qu'en réalité, vous n'aviez aucun droit, aucune liberté, et que vous ne pouviez prendre aucune décision par vous-même, est-ce correct ?" Mme Bou Thoeun acquiesce. "Etiez-vous donc sous le contrôle total des personnes qui dirigeaient et vous surveillaient à S-24 ?" "Oui, nous étions sous un contrôle absolu. Nous étions surveillés à tout instant. Et quel que soit notre travail, nous étions privés de tout droit, nous ne pouvions pas communiquer entre nous et devions respecter les ordres qui nous étaient donnés. On n'avait aucun droit de contester quoi que ce soit." Là, les "ennemis" de la révolution devaient cultiver à longueur de journée et de soirée le riz et planter des légumes, qu'ils produisaient en grandes quantités qui ne leur étaient pas destinées, astreints qu'ils étaient à un régime alimentaire insuffisant.

"Dans cette période à S-24, vous êtes-vous sentie considérée ou respectée en tant que femme, qu'être humain ?" La réponse du témoin ne se fait pas attendre : "Comment pourrais-je dire qu'ils me respectaient en tant que femme et être humain puisque, quand ils nous parlaient, ils ne nous regardaient même pas droit dans les yeux ! J'étais complètement déshumanisée. Ma vie était entre leurs mains. Ils pouvaient prendre n'importe quelle décision, y compris celle de me tuer quand ils le voulaient !"

Une question au témoin qui semble inappropriée

Me Ty Srinna, du groupe 1 des parties civiles, donne un tour surprenant à son interrogatoire du témoin. "N'avez-vous jamais blessé intentionnellement qui que ce soit ? Et si tel est le cas, ressentez-vous un remords ?" Mme Bou Thoeun ne comprend pas bien l'objet de la question mais laisse parler son bon sens : "Je n'ai jamais rien fait de mal à qui que ce soit, alors comment puis-je répondre à votre question ? Pendant toute ma vie, j'ai fait de bonnes actions ! Bien sûr, une personne qui fait du mal doit ressentir du remords." Le président semble tout aussi dérouté, et invite, de manière appropriée, l'avocate à limiter ses "questions personnelles ou hypothétiques" et à "aller droit au but". 

Le sort des intellectuels et étudiants rappelés au pays

L'avocate se tourne alors vers l'accusé pour lui demander un éclairage sur la raison qui motivait le Kampuchea démocratique à faire revenir au pays les étudiants cambodgiens basés à l'étranger, pour ensuite les envoyer à S-21 ou ailleurs. Le mari de Mme Bou Thoeun lui avait, à l'époque, glissé à l'oreille qu'à peine débarqués à Pochentong, ces étudiants étaient immédiatement envoyés à S-21, un détail qu'elle avait rapporté au Centre de documentation du Cambodge (DC-Cam) dans une interview en 2004. Duch se dérobe, plus pour la forme semble-t-il. "Ce sujet est loin de la souffrance qu'a endurée ce témoin. Par conséquent, il est difficile d'y répondre." Mais le président l'exhorte à répondre. 

 

Villageois - CETC ©John Vink/ Magnum
Kambol (Phnom Penh, Cambodge), le 12 août 2009. Villageois, durant une interruption d'audience au 58e jour du procès de Duch aux CETC
©John Vink/ Magnum


L'accusé s'exécute. "Pour ce qui est des étudiants et des intellectuels cambodgiens à l'étranger, la procédure était la suivante : au départ, on les envoyait dans un centre de rééducation puis à S-21, suite à l'analyse, au jugement et à la décision de la hiérarchie, en particulier de Pol Pot. [...] Oui, effectivement, ils ont été envoyés à S-21. Les politiques menées par Pol Pot sont devenues au fil du temps plus pernicieuses et plus cruelles vis-à-vis des intellectuels." 

"Je ne sais pas contre qui je dois tourner ma colère"

Me Kar Savuth reprend l'interrogatoire. "Pouvez-vous nous expliquer pourquoi vous avez dit que Duch n'a tué personne de ses propres mains ?" "J'ai dit cela car je ne l'ai pas vu faire ça ! Si je l'avais vu battre ou tuer quelqu'un, je l'aurais dit ! Mais qu'est-ce que vous voulez que je vous dise ?" "Si les exécuteurs n'exécutaient pas, et bien ils auraient été exécutés à leur tour. Ils devaient obéir aux ordres. Dans votre esprit, votre colère se tourne contre qui dans la chaîne de commandement ?", poursuit l'avocat cambodgien de l'accusé. "Non, je ne sais pas contre qui je dois tourner ma colère. C'est pour cela qu'il y a ici des juges et des avocats : pour administrer la justice. Maintenant, Pol Pot est mort. Qui peut être blâmé ? J'en appelle aux autorités compétentes, aux juges, pour rendre une décision juste."

Un accusé qui accepte la sanction de ses concitoyens

A l'accusé de faire part de ses observations. Tout d'abord, il qualifie de "véridique" le témoignage de Mme Bou Thoeun et reconnaît "les années de souffrance" qu'elle a endurées. "Chaque année, ce témoin se rend à Chhoeung Ek pour prier pour les âmes des personnes exécutées. Parmi les millions de Cambodgiens qui ont perdu leurs époux, leurs femmes, pendant ce régime, je dois exprimer mes regrets pour ces souffrances. Et les larmes qui coulent de mes yeux, ce sont les larmes de ces innocents. Je veux être proche des Cambodgiens. Peu importe qu'ils me condamnent et qu'ils me condamnent à la peine la plus lourde. Et, comme cela a été le cas pour la mort du Christ, les Cambodgiens peuvent m'infliger ce sort, je l'accepterai. Je dirai que mon sort ne peut être comparé à toutes ces vies perdues pendant cette période. J'accepte le blâme pour toutes ces erreurs, tous ces crimes devant la Chambre, devant les témoins."

Dans une première référence au christianisme depuis le début de son procès - religion à laquelle s'est converti l'accusé (il a été baptisé par des évangélistes américains en 1996) -, Duch, en évoquant la mort de Jésus, semble vouloir transformer son pardon en sacrifice expiatoire. 

Me Studzinsky, co-avocate du groupe 2 des parties civiles, interrompt Duch dans sa lancée. "Les propos de l'accusé provoquent un sentiment chez le témoin, de sorte qu'ils sont difficilement supportables pour le témoin et nous pouvons clairement le voir. J'inviterai la Chambre à intervenir..." Mais Duch n'en a pas fini. Le président le laisse faire, l'invitant en revanche à ne pas réveiller davantage les souvenirs douloureux du témoin. "La raison pour laquelle je rappelle la souffrance de Mme Bou Thoeun et la souffrance de tant de personnes à travers le pays, c'est pour rappeler ici, ce que j'ai déjà dit à la Chambre : que les crimes qui ont eu lieu au Cambodge, c'est un peu comme un éléphant, on ne peut pas le cacher avec un seau. [...] Indépendamment de l'ampleur de ces crimes, je n'essaie pas ici d'échapper à la responsabilité qui est la mienne pour toutes les vies supprimées sous le régime des Khmers rouges. [...] A l'époque, nous pensions que les Vietnamiens avaient envahi ou s'apprêtaient à envahir le Cambodge. [...] J'accepterai le jugement qui sera prononcé contre moi par la Chambre pour le rôle que j'ai joué en tant que directeur de S-21 et pour les crimes qui y ont été commis. [...] Aujourd'hui, je me tiens humblement devant le peuple cambodgien et j'accepte sa condamnation et toute sanction qui sera décidée. Je souhaite que le peuple cambodgien parle franchement et honnêtement, comme l'a fait Mme Bou Thoeun aujourd'hui."

 


Prey Sar, une prison qui ne dit pas son nom

L'après-midi a été lu le procès-verbal d'audition du témoin Mme Pak Siek. Cette femme a rallié la révolution en 1972 car on lui avait dit "qu'on allait libérer la nation et que cela permettrait au roi Sihanouk de rentrer au pays". En 1977, elle est arrêtée et emmenée à Prey Sar où, à son arrivée, elle est mise au parfum : "Vous devez savoir qu'ici sont enfermés les traîtres à la nation et qu'il s'agit d'un centre de rééducation. Si vous arrivez à vous reconstruire, vous resterez en vie sinon vous mourrez !" Le témoin décrit Prey Sar comme un ensemble de cultures et de villages où étaient hébergés les prisonniers, rassemblés dans des maisons individuelles, verrouillées de l'extérieur la nuit. Ils y étaient répartis en fonction de leur sexe et de leur statut de marié ou de célibataire, et étaient divisés en brigades de travail de quinze à vingt personnes. Il existait également une brigade d'enfants et une brigade de personnes âgées.

En cas d'infraction à la discipline, a rapporté ce témoin, les prisonniers pouvaient être placés dans le "bâtiment 14" où ils étaient "enchaînés" et "frappés". Mme Pak Siek évoque également "une cellule où on infligeait des décharges électriques" aux prisonniers, ce dont on lui a parlé. Elle n'a en effet jamais été le témoin de sévices infligés à des prisonniers.

Elle a vu Duch à Prey Sar, lors d'une réunion fin décembre 1978. Il s'est présenté à eux et a parlé de "la Zone Est et de la Zone Nord et des soldats qui avaient trahi et s'étaient ralliés aux Youns [Vietnamiens]". "Il a dit qu'il regrettait avoir fait exécuter de bons camarades. Il avait compris par la suite qu'il ne s'agissait pas de traîtres mais que c'était leurs supérieurs qui avaient trahi." A l'arrivée des Vietnamiens, le 7 janvier 1979, raconte-t-elle encore, "Duch et son unité sont venus pour transférer les prisonniers de Prey Sar à Omlieng", province de Kompong Speu. Et il aurait ordonné, selon elle, l'exécution de vingt-cinq personnes, mais six, dont elle-même, ont été libérés. Un point que conteste la défense, rappelant que lors de la fuite, il n'y avait plus de commandement. Quant à Duch, il reconnaît qu'il existait à Prey Sar "un centre de détention temporaire" mais pas de salle d'interrogatoire à proprement parler. L'accusé a "l'impression que cette personne n'est peut-être pas la personne qui a enduré les souffrances à Prey Sar".

 


Bakou, un autre visage de Prey Sar
Lecture du procès-verbal d'audition du témoin Kang Phan, membre du personnel de S-21 affecté à "Bakou", dépendant de Prey Sar, un endroit réservé à la production agricole et à la construction de canaux. Il était chef d'une unité chargée de rééduquer douze femmes, "toutes des intellectuelles", et de surveiller plusieurs dizaines d'enfants, séparés de leurs parents, de hauts fonctionnaires sous l'ancien régime, accusés d'être membres de réseaux de trahison. Il n'y avait pas d'acte de torture ou d'exécution à Bakou, assure-t-il. Cependant, "si les rééduqués ne réussissaient pas à se rééduquer, ils étaient envoyés à S-21." Les personnes en rééducation participaient régulièrement à des réunions présidées par Huy Srè, qui  avait sa maison à cet endroit, aux fins de développement de la production agricole.

"Bakou n'était pas entouré d'une clôture mais surveillé par des gardes, qui étaient des messagers de Huy, décrit le témoin. [...] Personne n'a pu s'échapper de Bakou." A l'exception de la première année, toutes les personnes en rééducation recevaient suffisamment à manger.

"J'ai vu que l'on arrêtait des personnes pour les transférer de Bakou à Tuol Sleng, à bord de camions bâchés, le soir, tous les sept à dix jours. [...] Je crois que l'ordre portant sur le transfert des personnes en rééducation de Bakou provenait de S-21, et pas de Huy. Il ne faisait que suivre l'ordre de S-21. [...] Toutes les personnes en rééducation à Bakou, même les enfants, croyaient qu'elles allaient être exécutées du fait qu'aucune personne ne revenait..." Le témoin affirme enfin avoir vu Duch venir en 1978 à deux reprises à Bakou.

Cette déposition, l'accusé ne la remet pas en cause.

 

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3 Commentaire
Par OUM 2009-08-13 14:37:00
"Et, comme cela a été le cas pour la mort du Christ, "

Le xxxxx, il ose se comparer au christ,
Si ce genre de xxxxx est pardonné par le christ, alors moi je préférerai d'être excommunié.
Par Léonard 2009-08-15 17:48:05
Pour des gens qui ont servit fidèlement ce régime et par la suite ont été eux même victime de ce même régime. Peut-on les considérer comme étant des victimes ?
Si c'est le cas, qu'elle est le statut que l'on donne aux gens ordinaires qui ont été assassiné ?

Est-ce que le tribunal KR a prévu de rendre la justice aux gens ordinaires

Beaucoup de gens sont mort aussi à causse des abus des petits cadres KR.
Des souffrants que les cambodgiens ont gardés en mémoire, ce sont des maltraitant infliger par ces petits cadre et pas forcément ces haut responsable qu'ils ne connaissent même pas.

Or beaucoup de bourreaux vivent encore dans les mêmes villages que leurs anciennes victimes. Et ils ne semblent pas s'inquiété de la justice.

Est-ce que en jugeant que des hauts responsables KR, le TKR rend réellement de la justice aux vraies victimes ?
Par Arturo 2009-08-16 12:48:46
Il semblerait que Duch cherche la rédemption du "bon" peuple cambodgien qui avait (contre son gré) rejoint les khmers rouges. Pense-il que sa condamnation permettra-t-elle de sauver les pêchés des autres et de passer à l'histoire comme le rédempteur? Ce ne serait pas la première fois que l'isolement carcéral fait tourner le rationalisme mathématique en une mystique schizophrène...
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