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Pour en savoir plusLire aussi sur Ka-set- Une "Journée de la haine" de moins en moins suivie au Cambodge (20/05/2008) - 17 avril 1975 : le PSR se souvient... et fait campagne (17-04-2008) Un projet audacieux d'aménagement du site rejeté La société JC Royal avait demandé au cabinet privé "Galerie d'Architecture" d'élaborer un plan d'aménagement de Choeung Ek. En trois mois, l'équipe cambodgienne avait accouché d'une maquette originale : une structure cubique d'un blanc immaculé, entourée de barbelés, se voulant une allégorie du communisme opposé au monde libre. "Les communistes ont recours à des matériaux peu onéreux tandis que le monde libre, riche, opte pour des matériaux de luxe", développe Ek Rithy, directeur du cabinet. Dans ce musée, les visiteurs se seraient laissé guider par des écouteurs, explique l'architecte, qui avait prévu de leur faire traverser un couloir étroit de 80 cm "pour créer chez eux un sentiment de malaise, d'étouffement", lequel couloir devait déboucher sur une fosse de dimension symbolique : 3 m, 8 dm et 20 mm de profondeur, soit la durée exacte du Kampuchea démocratique (3 ans 8 mois et 20 jours). Selon le tracé de ce parcours, c'est alors que les visiteurs auraient découvert le stupa vitré abritant les crânes de victimes. Ce projet a été rejeté par la municipalité de Phnom Penh au motif qu'il ne respectait pas la tradition architecturale khmère. L'ajout de tuiles traditionnelles avait ainsi été recommandé au cabinet qui a refusé de changer d'un iota ses plans. Du coup, c'est le projet initial, sans grande originalité, qui sera suivi. Un centre de recherche sur le génocide dans les cartons du DC-Cam Depuis 1999, le Centre de documentation du Cambodge (DC-Cam) réfléchissait à la mise en place d'un centre de recherche permanent à vocation éducative avec comme ambition de prévenir d'autres génocides dans la région. Un projet qui deviendra bientôt réalité. Les travaux doivent débuter en 2009, avec un budget de 2 millions de dollars, sur un terrain de 5 600 m2 dans le quartier de Boeung Trabek, au sud de la capitale cambodgienne. Les étudiants du supérieur pourront venir dans ce centre suivre des cours sur le génocide, qui constitueront une matière facultative dans le cadre de leur cursus, et les chercheurs y étudier l'impact sur la société cambodgienne tant du régime khmer rouge que du tribunal créé pour juger ses anciens responsables, détaille Youk Chhang. "On élargira le cadre de ces études à toute l'Asie du Sud-Est. On créera aussi un département des arts qui élaborera des spectacles contemporains en s'appuyant que ce que l'on sait déjà sur le régime khmer rouge, une façon d'éduquer les jeunes par les arts. Et on organisera également des ‘visites du génocide'", explique Youk Chhang, dont le centre s'appuiera sur une équipe de 25 personnes et collaborera avec 22 universités cambodgiennes.
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Par hachem
Par Achey
Par Ben du Cambodge