| Par Stéphanie Gée | | | 22-05-2009 |
Kambol (Phnom Penh, Cambodge), le 3 avril 2009. Me Jacques Vergès après l'audience, aux Chambres préliminaires, de Khieu Samphan ©John Vink/ Magnum Et de deux ! La Chambre préliminaire du tribunal khmer rouge a délivré un deuxième avertissement à Me Vergès, le co-avocat international de Khieu Samphan, ancien chef d'Etat du Kampuchea démocratique, une information rendue publique jeudi 21 mai. Elle avait déjà rappelé à l'ordre le médiatique et tapageur avocat français dans un premier avertissement en date du 23 avril. Cette fois-ci, la Chambre argumente sa décision dans un document long de 12 pages - en s'appuyant notamment sur la jurisprudence tirée des affaires jugées par les tribunaux internationaux - contre quatre pages la fois précédente...
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| Par Stéphanie Gée | | | 20-05-2009 | 
Choeung Ek (Phnom Penh, Cambodge), le 20 mai 2009. Reconstitution des atrocités commises par les Khmers rouges, à l'occasion de la "Journée de la haine", une cérémonie instaurée en 1984, stoppée en 1991, puis réinstaurée en 1999 ©John Vink/ Magnum En ce 20 mai - marqué comme chaque année par la célébration de la Journée de la haine au charnier de Choeung Ek, en périphérie de Phnom Penh - le public n'aura guère plus entendu la voix du témoin-expert Craig Etcheson au tribunal khmer rouge et, déjà, il apparaît que le nouveau calendrier des débats esquissé par les juges ne sera pas tenu. Alors que tout le monde était en place à 10h30, heure annoncée de la reprise de l'audience, il faudra attendre 11 heures pour voir le président de la cour venir prendre place, seul, et annoncer que l'audience ne reprendra pas avant le début d'après-midi, faute d'être encore parvenu entre juges à une décision sur les requêtes et objections qui leur ont été soumises la veille. Un groupe de villageois venus spécialement assister à cette matinée de procès repartiront sans avoir rien vu. [version corrigée 21/05/09, 13h02 : articles de la version la plus récente du règlement intérieur, révisé le 6 mars 2009 + rectificatif dans l'encadré sur le départ de Sean Visoth, "pour se reposer". Les modifications sont signalées en italique]
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| | Par Stéphanie Gée | | | 19-05-2009 | 
Kambol (Phnom Penh, Cambodge), le 19 mai 2009. Le public consulte des brochures d'information sur les CETC, lors du 17e jour d'audience, au procès de Duch ©John Vink/ Magnum Le témoin-expert Craig Etcheson, appelé à déposer au procès de Duch au sujet de la mise en œuvre de la politique du Parti communiste du Kampuchea (PCK) au centre de détention S-21, n'aura guère eu voix au chapitre à l'audience de mardi 19 mai. Une intervention de la défense, se disant "prise par surprise" que l'enquêteur attaché au bureau des co-procureurs du tribunal s'éloigne du champ prévu de son intervention, a plongé dans l'embarras les juges de la Chambre de première instance qui suspendra l'audience trois heures durant pour se pencher sur la question.
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| | Par Stéphanie Gée | | | 18-05-2009 | 
Kambol (Phnom Penh, Cambodge), le 18 mai 2009. Les bâtiments de la cour, situés à 20 kilomètres du centre de Phnom Penh, au seizième jour d'audience du procès de Duch ©John Vink/ Magnum Après deux semaines de suspension d'audience, le procès de l'ancien directeur de S-21, Duch, a repris cahin-caha, lundi 18 mai, avec retard et des cafouillages dans les versions de documents à donner en lecture, concernant les positions de la défense sur les chapitres de l'ordonnance de clôture relatifs à la mise en œuvre de la politique du parti communiste du Kampuchea (PCK) au centre de détention et de torture phnompenhois. L'expert américain Craig Etcheson, enquêteur attaché au bureau des co-procureurs du tribunal, a en fin de journée commencé à témoigner sur la structure du Kampuchea démocratique qu'il a étudiée de près.
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| | Par Stéphanie Gée | | | 15-05-2009 | 
Phnom Penh (Cambodge), le 13 mai 2009. Im Sunthy et sa fille, Phung Guth Sunthary, toutes deux parties civiles au procès de Duch aux CETC ©John Vink/ Magnum Phung Ton était un professeur de droit public international respecté et a compté parmi ses élèves Me Kar Savuth, aujourd'hui co-avocat de Duch. Il a également été un populaire recteur académique. Il avait été tenu à l'écart des cercles marxistes cambodgiens à Paris car il refusait le recours à la violence pour défendre leurs idées. Il se trouve en Europe quand Pol Pot et ses lieutenants se hissent au pouvoir à Phnom Penh et, malgré des offres d'emploi qui lui sont faites sur le vieux continent, il prend le risque de retourner au Cambodge pour être auprès des siens. Le quinquagénaire ne les reverra pas. Arrêté dès son retour, il est transféré de camp en camp jusqu'à sa destination finale : S-21, dont on ne revient pas. Sa fille, 53 ans, et sa veuve, 71 ans, ont été parmi les toutes premières à se constituer parties civiles au procès de Duch, l'ancien directeur de S-21, dont elles ne ratent aucune journée d'audience. Deux femmes déterminées à honorer la mémoire de leur proche et à obtenir la vérité. La fille, Phung Guth Sunthary, a accepté de se livrer dans un entretien accordé à Ka-set, le regard souvent humide mais avec un sourire qui dit l'espoir.
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Par Achey
Par Ben du Cambodge
Par Fournier